Et si la population chinoise s’effondrait brusquement ?

Qui n’a pas vu les images hallucinantes de Pékin ou Shanghai sous une chape de pollution avec des taux de particules à faire pâlir d’horreur une mère de famille promenant son enfant dans une poussette à la hauteur des pots d’échappement des camions, autobus et autres touk-touk à moteur deux-temps qui tous coopèrent pour que cette pollution laisse de belles séquelles cérébrales et pulmonaires définitives à l’enfant unique si dorloté et chéri.

C’est comme ça en Chine car le développement vertigineux de ces dernières années a tout simplement laissé les questions d’environnement de côté. Mais pas seulement dans les grandes villes. Puisqu’il faut à tout prix nourrir cette fourmilière humaine et éventuellement exporter des denrées alimentaires (ça rapporte des devises comme les jouets fabriqués avec du plastique frelaté) alors les gouvernements locaux ont autorisé la culture de terres pourtant réputées empoisonnées par des déchets industriels en tous genres. Et il y en a beaucoup, partout, l’équivalent de la surface de la Belgique pour les plus polluées par des métaux lourds, mercure, cadmium, osmium, baryum, … ou des dioxines et bien d’autres produits chlorés ou nitrilés toxiques, parfois mortels et pour beaucoup d’entre eux cancérigènes. La pollution radioactive au nord-ouest de la centrale de Fukushima-Daiichi au Japon, c’est du pipi de sansonnet à côté de cet empoisonnement à grande échelle en Chine.

Du coup, les Chinois ont de plus en plus de chances de s’intoxiquer avec n’importe quel produit alimentaire sachant qu’aucun contrôle n’est organisé par les membres locaux du parti communiste, tous corrompus, pour qui le laissez-faire est la règle moyennant quelques billets. L’une des provinces les plus touchées par ce phénomène est le Henan où les usines chimiques et métallurgiques sont littéralement entourées de milliers de fermes qui produisent du riz, des fruits ou des légumes lourdement pollués par des métaux lourds. Car il faudrait que le pays puisse atteindre une quasi indépendance sur le plan de la nourriture, louer des terres en Afrique ne suffit pas. Le gouvernement central estime avoir déjà investi des dizaines de millions de yuans sans autre précision alors que pour éventuellement arriver à nettoyer les zones les plus dangereusement polluées il faudrait des dizaines de milliards de yuans. Certaines estimations font état d’une pollution de près de 70 % du sol arable de la Chine avec des résidus métallurgiques ou chimiques et dans certaines régions cette pollution date parfois de plusieurs dizaines d’années.

Alors, entre la politique de l’enfant unique et cette pollution on peut s’attendre à un effondrement rapide de la population chinoise : en quelques décennies pas moins d’un demi-milliard de Chinois pourraient disparaître sans oublier les risques de pandémies virales.

Source : Reuters et Mish’s blog

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