De l’art de manipuler l’opinion pour la préparer au pire : la chypriotisation !

France/Chômage: l’inversion pas confirmée en novembre, +17’800 demandeurs

Paris (awp/afp) – ( … ) dépêche datée d’hier 26 décembre :

Après la publication jeudi des chiffres de Pôle emploi, Michel Sapin a estimé que « le mois de décembre sera important pour confirmer » l’inversion de la courbe du chômage, objectif fixé par le président François Hollande voilà plus d’un an.

« La courbe dont nous voulons l’inversion, c’est celle du chômage de catégorie A (sans aucune activité) sur trois mois », en moyenne, a souligné auprès de la presse le ministre du Travail.

« Au 1er trimestre, on a eu +30’000 inscrits, au 2e trimestre +18’000, au 3e +5500, et au 4e on est à -1350 pour l’instant », a-t-il dit. « En moyenne trimestrielle, nous avons une légère inversion de la courbe au 4e trimestre pour la catégorie A », a-t-il poursuivi, soulignant la « grande volatilité » des données mensuelles publiées par Pôle emploi.

 

C’est consternant ! Vraiment le gouvernement ne sait plus quoi inventer pour dissimuler sa totale incapacité à enrayer l’accroissement du chômage dont il a lui-même pavé la voie avec toutes sortes de taxes et réglementations indignes d’une démocratie qui paralysent l’ensemble du tissu industriel et économique du pays. La France est entrée dans la soviétisation, tout l’appareil étatique est mobilisé pour mentir aux Français, à commencer par les fonctionnaires qui font « leur devoir » comme du temps de Pétain, aux ordres, répandant des écrans de fumée pour masquer la vérité : la France est en faillite non plus virtuelle mais bien réelle et combien de temps cette illusion survivra-t-elle à elle-même ?

Dans quelques semaines le gouvernement va faire main basse sur 10 % de l’épargne des Français, c’est tacitement autorisé par Bruxelles et le FMI de prendre cette décision, mais c’est vrai ! Vous mes chers lecteurs et pour certains détenteurs d’un petit bas de laine, méfiez-vous, le fisc va tout simplement confisquer un dixième de votre épargne et de vos comptes courants d’autorité, un simple décret de quelques lignes parues au JO par exemple le 31 décembre à 23h45, au moment du dernier journal guimauve de TF1 de l’année, et vous êtes tous piégés. Livret A, assurance vie, comptes d’épargne actions et simple compte courant, tous rançonnés ! 16500 milliards d’épargne française globale estimée (hors biens immobiliers) par des sites anglo-saxons qui ont l’air d’être parfaitement renseignés (peut-être par des sous-marins de Bercy) c’est bon à prendre, imaginez ce que représentent ces 10 %, tout simplement un peu plus de 75 % de la dette (officielle, hors bilan non compris) de l’Etat Français. Comme par un tour de magie la charge de la dette (premier poste budgétaire de la France) s’évanouit et alors les ministères peuvent embaucher à tour de bras pour mettre fin à l’augmentation du chômage qui mine l’économie. Les embauches seront surtout privilégiées pour le ministère de la fiscalité, ex ministère des finances, of course ! Un petit saupoudrage pour l’éduc nat et un autre pour les collectivités territoriales, élections municipales à venir obligent … On est malgré la chute du mur de Berlin retombé en France dans le dirigisme et l’emprise omnipotente de l’Etat qui n’a plus aucune honte et va déposséder les Français de leur bas de laine.

Puisque les rentrées fiscales vont décroître en 2014 et qu’il n’y a plus depuis longtemps d’argent dans les caisses, le seul moyen pour l’Etat de s’en sortir est de chypriotiser les Français, alors que faire ? Les blogueurs financiers nord-américains qui observent ce qui se passe en France nous mettent en garde ouvertement, retirez vos économies et asséchez vos comptes, le moindre mal est de stocker vos euros dans une cache en attendant des jours meilleurs, après tout une liasse de 100 billets de 500 euros ce n’est pas très épais et c’est facilement dissimulable chez vous. Vous voulez des idées, par exemple dans un sac en plastique étanche au fond d’une chasse d’eau, ou entre des morceaux de viande au fond de votre congélateur ou si vous vivez dans un pavillon de banlieue sous une tuile de votre toit. Il y a plein d’endroits inattendus pour planquer votre pognon, ne laissez pas l’Etat vous le prendre sous prétexte que c’est légal et vivement conseillé par le FMI !

 

Ce dont la presse politiquement correcte ne vous parlera pas

Déraillements

C’est tout de même inquiétant cette forte propension qu’ont les wagons transportant des déchets nucléaires à dérailler. Pourquoi ces wagons précisément et jamais des wagons d’acide cyanhydrique par exemple, à croire que les poseurs d’éclisses déboulonnées ont peur de faire dérailler une citerne de 80 tonnes de benzène ou de cyanure, sachant qu’ils ne craignent strictement rien en faisant dérailler un wagon avec le sigle « radioactif » bien en vue. Ils ont raison pour leur vie et on peut les approuver de ne s’en prendre qu’aux wagons de déchets nucléaires qui sont autrement moins dangereux que la plupart des produits chimiques qui circulent allègrement sur les voies de chemin de fer de toute la France, y compris dans des gares de voyageurs. Qu’on fasse dérailler intentionnellement un train de voyageurs à Brétigny-sur-Orge pour masquer le déraillement presque simultané d’un wagon transportant justement des déchets nucléaires sur la même ligne, c’est un fait acquis qui n’a jamais vraiment été commenté par les politiciens, fort embarrassés d’avoir vu les voyageurs pillés par des malfrats, affaire qui a d’ailleurs très curieusement été étouffée parce qu’il ne faut pas échauffer les banlieues devenues pour beaucoup d’entre elles des zones de non droit, on pourrait l’admettre, mais qu’un wagon déraille dans une gare de triage alors qu’il circule à une vitesse particulièrement réduite, ça peut arriver, certes, mais que ce soit systématiquement des transports de déchets nucléaires pose la question toute simple : pourquoi ceux-là et pas les autres ?

Le député maire de Drancy Jean-Christophe Lagarde (étiquette politique UDI) va donc déposer une plainte contre l’Etat, mais pour quelle raison ? Pour négligence ! Alors que des wagons de produits chimiques hautement mortels continueront à circuler dans la gare de triage de sa commune. Le wagon qui a déraillé contenait 6 tonnes de combustible irradié, l’horreur !

Pour situer le problème je voudrais ici relater une anecdote qui fait froid dans le dos. Il y a déjà pas mal d’années, je suis allé avec un ami au milieu de la nuit assister à la remise sur la voie d’un wagon qui avait déraillé à la suite d’une erreur de manœuvre à la gare de triage de Sibelin située au sud de Lyon dans le couloir de la chimie bien connu des usagers de l’autoroute qui passe tout près de cette gare. Cet ami était le chef de cette gare. Les wagons circulant à une vitesse très réduite s’immobilisent sur le ballast s’ils déraillent sans se renverser, fort heureusement d’ailleurs. Comme dans cette gare il y avait une multitude de wagons transportant des produits chimiques ou des hydrocarbures, je finis par demander à cet ami si les règles de sécurité étaient appliquées en cas d’accident et quelle serait le scénario en cas d’éventration (improbable) d’une citerne contenant 80 tonnes d’acide cyanhydrique. Il me répondit qu’une alerte sèmerait une telle panique qu’il y aurait beaucoup plus de morts que sans alerte du tout. Si un tel accident arrivait au milieu de la nuit, il y aurait peut-être une dizaine de milliers de morts, mais de jour ce serait une catastrophe inimaginable, et qu’il vaut mieux ne pas imaginer du tout, surtout si un vent modéré était orienté au secteur sud propageant le nuage mortel vers l’agglomération lyonnaise, il y aurait alors des centaines de milliers de morts car rien ne pourrait être tenté efficacement pour protéger la population. Il est vrai que l’exemple de l’acide cyanhydrique est extrême et que les wagons sont particulièrement étudiés pour résister à tout risque de fuite mais le risque nul n’en demeure pas moins.

C’est sûr, du moins dans l’esprit des écologistes (dont Greenpeace cité dans l’article des Echos), que le nucléaire est beaucoup plus dangereux que la chimie et il faut en être convaincu pour rester politiquement correct … Mais tout de même ces déraillements de matières nucléaires sèment un sérieux doute dans mon esprit !

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Les guerres pour l’énergie

Que ce soit au Sud-Soudan (conflits religieux et contrôle du pétrole), en Irak (conflits religieux et contrôle du pétrole), en Syrie (conflits religieux et contrôle du pétrole), en Centre-Afrique (conflits religieux et diamants) et on se demande pourquoi le capitaine de pédalo est allé y mettre son nez, peut-être pour une poignée de diamants, au Sahara occidental (pour du pétrole) on n’en entend plus parler puisque les forces armées marocaines ont fait le ménage en silence, dans la bande de Gaza (pétrole et religion) puisque le plateau continental qui appartient de droit sur 20 kilomètres de littoral à la bande Gaza regorge de gaz, en Afghanistan (pour la drogue), le principal pourvoyeur d’héroïne du monde avec le triangle d’or, et la liste peut s’allonger, Nigeria ou d’autres pays, l’Islam n’étant qu’un paravent médiatique pour la convoitise des richesses du sous-sol, c’est trop facile de massacrer des chrétiens ici, des sunnites là ou des chiites ailleurs, la vraie raison de tous ces conflits c’est l’argent et le profit …

Ce qui ressort de cette énumération macabre c’est l’émulation que ces guerres pour des liasses de dollars amassées par des brigands sans respect suscite dans tous les coins et recoins du globe. Les Chinois par exemple, dans le plus pur mépris des lois internationales ont décrété une zone d’exclusion aérienne autour des petits îlots japonais, c’est aussi pour le pétrole et le gaz et accessoirement pour le poisson, et la France n’est pas en reste avec le conflit territorial avec le Canada pour les droits de pêche autour de ces deux minuscules îlots faisant partie de la République une et indivisible (comme l’Eglise), des réminiscences du temps où le Québec était une extension de la France, ou encore les deux cailloux Hunter et Matthew disputés au Vanuatu pour les mêmes raisons, tout simplement ridicule ! Mais pas tant que ça parce que les eaux y sont particulièrement poissonneuses mais si jamais il y avait du pétrole à pomper alors ce serait une toute autre histoire. Plus au sud les Maldives, il paraît qu’il y aurait du pétrole, ouf ! Pas de religion dans ce conflit latent entre l’Argentine et la Couronne d’Angleterre, après tout les anglicans et les catholiques sont des frères en religion, encore que. Quant à la Turquie, c’est le même cas de figure, des affrontements pour le pouvoir sous couvert de corruption généralisée, en cause, des projets de gazoducs et des oléoducs (ça rappelle la Syrie) dans des enjeux géostratégiques qui échappent aux dirigeants européens et l’Ukraine fait partie de ce jeu pan-européen … pour le pétrole et le gaz.

Bref, tout ça pour finalement dire que le pétrole (l’énergie) est la religion moderne et que la religion sert admirablement les intérêts des petits chefs locaux qui veulent accaparer pour leur seul profit les ressources naturelles sur lesquelles ils ont grandi. Triste peinture des évènements qui ensanglantent la planète chaque jour.

Source et photo : Les Echos et inspiration personnelle (puisqu’il faut que les blogueurs citent leurs sources au risque d’être poursuivis en justice).

Nostalgie …

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Le transport fluvial est l’un des moins onéreux en termes d’énergie et d’émission de carbone puisque la France est toujours équipée d’un réseau de canaux admirable qui ne sert plus qu’à quelques aventuriers fumeurs de marijuana à bord de leur petit studio flottant vers des destinées inattendues. Par exemple si on part du port de l’Arsenal à Paris, connu pour être squatté par de riches mafieux qui, vivant sur des épaves flottantes, ne paient pas d’impôts mais ce sont pour la plupart des politiciens ou des homosexuels aux bras longs (et le reste) qui ont pignon sur la Place des Vosges, suivez mon regard frétillant, on peut déboucher sur la Seine, cimetière de batteries d’automobiles, c’est vrai, j’ai bavardé un jour avec un homme grenouille de la ville de Paris qui se demandait pourquoi tant de gens jetaient la batterie usagée de leur véhicule automobile dans la Seine …

Depuis la Seine on peut aller avec sa petite péniche où bon vous semble, jusqu’à Sète ou Toulouse, ça fait rêver ! Et si on se risque dans la direction opposée dans le tunnel du canal Saint-Martin sous le boulevard Richard-Lenoire qui se termine justement au port de l’Arsenal on peur remonter loin en Europe, jusqu’à Riga et aller jusqu’à la mer Noire en descendant le Danube, imaginez la croisière le long des canaux européens, un véritable périple pour lequel, afin d’en savourer le piquant, il faut prendre son temps.

C’est en revisionnant pour la énième fois « Les Valseuses » tout en admirant les nichons et la touffe de Miou-Miou que m’est venue l’idée de suggérer au ministre de l’environnement (et de l’énergie), ancien faucheur d’OGM subventionné par Greenpeace, de réhabiliter les chemins de halage si chers à Simenon dans ses romans adaptés dans des téléfilms de bonne qualité avec Gabin, Cremer ou Richard. Pourquoi donc, afin de minimiser les émissions de carbone, ne pas remettre en état ces chemins de halage, de créer des fermes de percherons avec des relais, en somme de rendre aux canaux de Freycinet leur raison d’être. Charles de Freycinet, polytechnicien de son état (comme NKM) fut le promoteur de la modernisation du système navigable français qui ne sert plus aujourd’hui qu’à quelques plaisanciers qui ont le loisir de flâner le long de ces voies navigables inoubliables.

Quel gâchis en terme d’énergie alors que deux couples de percherons pourraient avantageusement remplacer le vilain moteur diésel de la péniche de gabarit « Freycinet » si toutefois les chemins de halage étaient remis en état et si les admirables chevaux de trait pouvaient être remplacés aux écluses et autres relais avec naturellement le foin et l’avoine qui leur convient plutôt que le vilain diésel pollueur et générateur de particules ô combien polluantes, alors que les pétulances des percherons sont négligeables en termes de pollution ou de réchauffement. Quelles économies de carbone, quel retour vers de vraies valeurs écolo compatibles tant souhaité par les écologistes dont fait partie le ministre sus-nommé, quelle belle vision d’une péniche chargée de bon blé tendre de la plaine de Beauce allant vers les Flandres pour revenir vers Paris avec des oignons de tulipe, ou allant vers les pays de Saône et revenir avec des barriques pleines d’un bon beaujolais rougeoyant et gouleyant …

Mais je m’égare et pour rester sérieux, il est vrai que la remise en exploitation du système fluvial serait un atout non négligeable pour le combat contre les émissions délétères de gaz carbonique. Cependant il faut remettre en état les berges qui s’effondrent, les écluses fuyardes et vermoulues, et surtout les chemins de halage qui sont pour la plupart impraticables, envahis par les ronces et les buissons ou tout simplement interrompus par des constructions illégales. Car tout de même le réseau de canaux, au même titre que les autoroutes (qui ont été bradés à des copains des politiciens au pouvoir), font partie du patrimoine de la France.

Je ne citerai qu’un exemple, celui du canal de Bourgogne qui relie la Seine à la Saône en traversant le massif du Morvan. Ce canal le long duquel je suis souvent allé me promener en vélo dans ma jeunesse aux alentours de Pouilly-en-Auxois, un véritable ouvrage d’art long de 240 kilomètres, comporte 189 écluses, plusieurs tunnels dont un de plus de 3 kilomètres et des ponts-canaux dont celui de Saint-Florentin qui m’impressionna lorsque j’avais à peine treize ans car je ne comprenais pas que l’on puisse faire circuler des bateaux au dessus de ma tête …

Alors, monsieur le ministre, allez-vous oeuvrer dans ce sens. Je me permets d’en douter … Mais mes remarques n’empêchent pas mes lecteurs de revisionner « Les Valseuses » et d’admirer la parfaite anatomie de Miou-Miou !

 

La France régresse …

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Du point de vue économique, avec l’arrivée au pouvoir il y aura bientôt 20 mois de la clique socialo-écolo-marxiste, la France a régressé dans tous les domaines. Les entreprises ne gagnent plus un kopeck, les ménages sont assommés d’impôts et puisent dans leur bas de laine (le livret A) pour survivre, les chômeurs ne voient pas le bout du tunnel et beaucoup d’entre eux se découragent comme s’ils voulaient que le capitaine de blindé (ex capitaine de pédalo) ait finalement raison dans ses prédictions genre marc de café sur les statistiques, la balance commerciale du pays, n’en parlons même pas, quant au projet de loi de finances pour 2014 c’est toujours le déficit. Comme pour accabler ceux qui travaillent et tentent de garder la tête hors du bouillon, les entrepreneurs étrangers conseillent à leurs collègues de fuir la France à tout prix et d’aller investir ailleurs tant la pression fiscale avec son instabilité est décourageante.

Il restait pourtant la gastronomie mise en exergue par le fameux livre rouge, pas celui de Mao qui sert de livre de chevet à beaucoup de ministres en mal d’inspiration, mais le guide Michelin. La grande nouvelle de cette fin d’année aura donc été l’ouverture d’un Burger King à la gare Saint-Lazare, autant dire une résurrection (comme Lazare) de la bonne gastronomie à la française. On est donc tombé bien bas dans l’Hexagone !

Pourtant, je suggère aux FOC de Michelin de créer une rubrique spéciale de leur guide qui classerait les distributeurs de malbouffe par ordre de qualité, d’accueil, de sourire des serveuses, de propreté et de rapidité puisque ce dernier point est le plus important. Ne dit-on pas fast-food en anglais ? Ici aux Canaries il y a MacDo, KFC, Burger King, Freshness Burger et bien d’autres pour satisfaire les papilles gustatives des touristes anglo-saxons que déversent par milliers les énormes hôtels flottants qui viennent mouiller quelques heures dans le wharf qui leur est réservé.

Même en gastronomie la France régresse et ce n’est pas nouveau puisque plus de 60 % des repas servis dans de « bons » restaurants parisiens, niçois ou lyonnais sont en réalité des préparations industrielles congelées qu’on met quelques minutes au micro-ondes et le tour est joué.

Bonnes fêtes de Noël tout de même !

Crédit photo The Telegraph, FOC signifie « free of charge », terme utilisé quand un reporter gastronomique vient se goinfrer dans un restaurant et déclare au moment de payer l’addition qu’il travaille pour Lonely Planet, le Routard ou plus prosaïquement le Guide Michelin …

Un milliard de dollars par jour !

Voilà ce que coûtent les élucubrations politiquement correctes pour sauver la planète d’un réchauffement inéluctable tel que décrété par les éminents experts en climat de l’IPCC. Si on exprime une opinion contraire à cette scientologie basée sur le mensonge, on risque le bûcher. Le pays de l’escroc Al Gore s’est refait une virginité « climatique » en extrayant du méthane de son sous-sol par fracturation hydraulique étant bien entendu que brûler du méthane pour faire de l’électricité était « plus » climato-compatible et politiquement correct que de brûler du fuel lourd bien soufré ou pire de charbon. De plus, ce pays où la bien-pensance et le business sont des règles de vie, le développement des biocarburants a eu pour conséquence la destruction de biotopes uniques comme une partie des grandes prairies du Middle-West américain. Pour autant, l’implantation d’éoliennes et le fracking ont favorisé un boom de l’industrie sidérurgique, grosse consommatrice d’énergie et le secteur du bâtiment pour satisfaire la demande de dizaines de milliers de travailleurs attirés par le gaz dans des contrées pratiquement désertiques. Le rapport CPI (Climate Policy Initiative) supposé indépendant tant des politiciens que des climatologues onusiens indique clairement que l’ensemble des initiatives tant étatiques que privées est globalement contre-productif, les investissement réalisés étant loin de la rentabilité escomptée et loin également d’atteindre leur but ultime qui était de réduire les émissions de gaz carbonique dans l’atmosphère. Par exemple, pour ne citer que l’éthanol, en prenant en compte tous les entrants de cette filière, l’économie de carbone est de seulement 6 %, en d’autres termes chaque tonne de carbone émise après combustion de cet éthanol a requis 940 kilos de carbone consommé pour cette production. C’est trivial mais au moins cette immense économie satisfait les politiciens, les agriculteurs qui ont un débouché assuré et les sociétés d’ingénierie qui construisent des usines près des lieux de production pour préserver ces quelques pour cent de différence qui seraient annihilés s’il fallait ajouter encore les coûts de transport.

Si on poursuit la lecture de ce rapport (voir le lien en fin de billet) on se rend compte que pour l’éolien et le photovoltaïque c’est pire. En prenant comme base de calcul le cours du carbone, un concept dont je n’ai toujours pas compris la signification, mais c’est le seul moyen disponible pour tenter d’établir des comparaisons, on découvre que l’éolien coûtent dix fois plus que les économies de carbone espérées ou théoriquement calculées en oubliant dans ce calcul assez elliptique l’obligation de maintenir une production électrique en cas d’absence de vent, ce qui peut arriver, ou en cas de bourrasques violentes, ce qui peut tout aussi bien arriver. Quant au photovoltaïque c’est 100 fois ce montant même en prenant en compte la tendance actuelle de réduction des coûts grâce aux panneaux solaires made in PRC.

Le souci dans toute cette incroyable arnaque planétaire c’est que tout le monde y trouve son intérêt puisque ce sont les contribuables qui in fine paient la facture. Les politiciens sont fiers des aboutissements de leurs projets, les mafias en tous genre réalisent des bénéfices juteux, les industriels profitent de débouchés inespérés qui n’existaient pas avant les tribulations médiatiques d’un Al Gore ou d’un James Hansen et les compagnies d’électricité ont embauché des milliers d’ingénieurs pour développer ce que l’on appelle pompeusement les « smart grids » ou réseaux de distribution intelligents afin de tenter, avec un succès plus que mitigé, de stabiliser ces réseaux fragilisés par l’intermittence des énergies alternatives.

Dans tout ce maelstrom les investisseurs institutionnels se sont fait piéger, autant les banques que les fonds de pension ou les compagnies d’assurance, et l’accumulation de créances douteuses pour ne pas dire pourries à hauteur, pour le moment, de 490 milliards de dollars, une paille si on se souvient que l’ensemble des fonds de pension des pays de l’OCDE disposent approximativement de 71000 milliards de dollars, pourrait bien exploser. Ces 490 milliards sont en majeure partie garantis par les Etats et donc par les contribuables qui voient pourtant leur facture énergétique augmenter inexorablement.

Le seul aspect positif de cette mascarade planétaire est le flux d’environ 7 milliards de dollars par an des pays développés vers les pays « défavorisés » pour l’implantation d’unités de production électrique indépendantes permettant d’éclairer un village, de faire fonctionner des pompes pour l’irrigation ou encore d’alimenter des réfrigérateurs. Il y a toujours plus de 1,3 milliard d’êtres humains qui n’ont pas du tout accès à l’électricité et cette donnée est optimiste car un autre milliard de personnes disposent d’un réseau électrique peu fiable.

Ce rapport ne dit presque rien sur l’énergie nucléaire, pourtant pas génératrice de carbone et pouvant être considérée comme renouvelable avec l’uranium 238 et le thorium 232 qui sont des éléments fertiles susceptibles d’être utilisés très économiquement comme combustibles. Pour mémoire, chaque tonne d’uranium enrichi de qualité combustible civil à 4 % conduit fatalement à 250 tonnes d’uranium appauvri à 0,3 % d’uranium 235 dont la valeur marchande a fortement augmenté ces dernières années puisqu’il est susceptible d’être encore appauvri pour produire plus d’isotope 235. Curieusement l’énergie nucléaire ne semble pas préoccuper ces même spécialistes pourtant hautement préoccupés par l’accumulation de CO2 dans l’atmosphère.

Force est donc de constater que même des organismes supposés indépendants de tous groupes de pression politique (ou idéologique) sont devenus formatés et empêtrés dans les mensonges répandus à longueur de journal télévisé ou d’article de presse ou encore de comptes rendus de congrès par l’église de scientologie climatique. On est donc en droit de se poser la question ex abrupto : faut-il continuer accepter de payer pour ces délires ? Et cette question se pose opportunément dans la mesure où les géophysiciens prévoient une refroidissement global et durable de la planète en raison de l’accalmie inquiétante de l’activité solaire déjà constatée et prédite pour au moins les 15 à 20 années à venir.

Note : mes lecteurs ont le droit de constater que je fais une fixation sur le climat, mais il faut aussi des voix discordantes qui réfutent le consensus généralement admis et je suis fier de faire partie de celles-là …

Source :climatepolicyinitiative.org/

La molécule anti-âge ?

Pendant près des huit années de préparation de ma thèse de doctorat j’ai travaillé sur les mitochondries, ces petites structures qui fournissent l’énergie à la cellule. C’était il y a quarante ans, comme le temps passe ! Et quand au hasard de mes lectures sur internet je m’arrête sur un article qui parle de mitochondries je le lis avec attention par curiosité et aussi avec un peu de nostalgie de ces temps révolus où mes recherche en laboratoire débutaient par une visite dans les abbatoirs de la ville à cinq heures du matin pour négocier avec les tueurs le prélèvement de cœurs de porc encore palpitants afin de les acheminer dans les meilleures conditions pour poursuivre mes travaux. Bref, à l’époque les mitochondries n’avaient aucun secret pour mes collègues et moi-même, tous convaincus que nous arriverions un jour à élucider les mécanismes de production d’énergie par ces drôles de petits organites subcellulaires dont dépend en définitive la vie des cellules vivantes.

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Pour une bonne compréhension de la suite de mon billet, il me faut faire quelques très brefs rappels de ce qu’est une mitochondrie, un genre de centrale énergétique de la cellule que d’aucuns considèrent comme une colonisation symbiotique par une bactérie remontant à la nuit des temps où la matière vivante en était encore à ses balbutiements. La mitochondrie brûle au sens propre du terme un combustible avec de l’oxygène apporté par le sang dans les moindre recoins des tissus et ce combustible est le plus souvent du sucre, plus précisément du glucose. Comme dans n’importe quelle centrale électrique, la mitochondrie rejète du gaz carbonique et des déchêts inutilisables, c’est la définition d’un déchêt, comme par exemple de l’acide lactique. C’est ce déchêt qui lors d’un effort musculaire intense est la cause de courbatures. La production d’énergie facturée à la cellule sous forme d’ATP (adénosine triphosphate) est la résultante d’un processus électrique complexe, mais si, vous avez bien lu, dans la mitochondrie l’oxydation des sucres fait tourner un ensemble complexe d’enzymes, de facteurs et de cofacteurs qui récupèrent l’énergie sous forme d’électrons, exactement comme les fils qui sortent d’une centrale électrique. A dire vrai, après quarante années, le fonctionnement intime de la mitochondrie n’est pas encore totalement élucidé. Ce dont on est certain c’est que d’une part les mitochondries possèdent leur propre ADN qui code pour des protéines spécifiques justement de ce système de production d’énergie et qu’il y a une sorte de dialogue permanent entre le noyau cellulaire et la mitochondrie car on peut effectivement dire que la relation entre la cellule et ses mitochondries ressemble à une symbiose pour le plus grand bénéfice des deux parties. L’un des cofacteurs impliqués dans le processus d’oxydation du sucre est le NAD. Difficile de faire simple puisque cette molécule est déjà compliquée en elle-même, le nicotinamide adénine dinucléotide, ouf c’est dit.

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En regardant la formule chimique du NAD, tout se passe au niveau du noyau nicotinamide, ce cycle à six atomes dont un azote chargé positivement (NAD+) qui est très friand en protons (hydrogène) pour devenir du NADH et permettre ainsi aux électrons de circuler dans le bon sens dans la machinerie complexe de la mitochondrie pour au final produire l’ATP (adénosine triphosphate) qui sera disponible à la cellule vivante comme EDF fournit des kilowatts à une maison ou à un industriel.

Les échanges d’information entre le noyau cellulaire et la mitochondrie (qui contient un grand nombre de protéines enzymatiques codées par le noyau) sont sous le contrôle d’un enzyme qui modifie le degré d’acétylation de toutes sortes d’autres protéines de la cellule. Cet enzyme est appelé Sirtuine (codée par le gène SIRT-1) et fonctionne avec justement du NAD. En étudiant des souris dont le gène codant pour cet enzyme très particulier a été détruit, l’équipe du Professeur David Sinclair de la faculté de médecine de l’Université d’Harvard a eu la surprise de remarquer que contrairement à ce que l’on pouvait attendre, c’est-à-dire un vieillissement prématuré de ces souris en raison d’un mauvais fonctionnement des mitochondries, ces dernières importaient normalement les protéines et autres enzymes en provenance de la cellule et donc codées par le noyau mais que pour une raison encore inconnue elles présentaient un net déficit en protéines (et autres enzymes) codées spécifiquement par l’ADN mitochondrial, de mémoire une trentaine de protéines différentes. On avait déjà remarqué que le vieillissement cellulaire correspondait aussi à une diminution de la teneur en NAD dans la mitochondrie comme dans la cellule mais on n’en connaissait pas vraiment la cause. En fait ces biologistes d’Harvard ont vite fait le rapprochement puisque leurs souris génétiquement modifiées étaient incapables d’exprimer la sirtuine, il devait donc se passer autre chose qui déséquilibrait l’équipement enzymatique des mitochondries au point de perturber profondément l’expression des gènes mitochondriaux essentiels au bon fonctionnement de ces dernières. En fait, la sirtuine régule la présence d’un facteur qui apparaît quand il y a un manque d’oxygène dans la cellule et qui devrait normalement tout remettre en ordre. Plus de sirtuine, plus de coordination optimale entre la cellule et son noyau et la mitochondrie, d’où déficit en énergie et vieillissement avec l’apparition de toutes sortes de disfonctionnements comme la résistance à l’insuline, des inflammations variées et une atrophie des muscles, en un mot la vieillesse avec tous ses mauvais aspects. Et qui dit manque d’énergie dit aussi mauvais maintien des télomères ( https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/10/21/ai-je-lage-de-mes-arteres/ ) et bien d’autres gros problèmes de tous ordres.

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La solution pour combattre le vieillissement existe-t-elle ? Peut-être, selon les termes du Professeur Sinclair, en se shootant avec de la niacine alias vitamine B3, alias acide nicotinique ou encore en se shootant avec du vin rouge parce que le vin rouge contient du resvératrol provenant de la peau du raisin et qui est un activateur de l’expression du gène codant pour la sirtuine. Qui ne se souvient pas de Jeanne Calmat qui buvait encore à l’âge de 112 ans son verre de vin rouge quotidien. Elle ignorait qu’en levant le coude tous les jours elle maintenait une bonne communication entre le noyau cellulaire et les mitochondries assurant à ces dernières un bon fonctionnement.

Plus impressionnant encore est le rôle probable de la sirtuine dans le développement de certains cancers plus fréquents au fur et à mesure qu’on prend de l’âge, surtout sans un verre de vin rouge quotidien oserai-je ajouter. Mais bon, il n’est pas interdit de terminer ce billet un peu compliqué par un trait d’humour.

Note : HIF = hypoxia induced factor

Source : Harvard Medical School News

 

 

Et pourtant le BCG est bien efficace !!!

Des membres de l’école londonienne de médecine tropicale ont décortiqué des données datant pour la plupart d’avant les années 80 relatives à l’efficacité du BCG. On sait que cette vaccination n’est plus obligatoire dans de nombreux pays malgré l’apparition de souches de bacille de la tuberculose résistantes à pratiquement tous les antibiotiques connus. Le BCG est le seul vaccin homologué pour combattre la tuberculose. Il est peu coûteux et son efficacité a été mise en doute partant du fait que par exemple au sud de l’Inde, plus précisément au Kerala, vaccination ou pas, les enfants contractaient la tuberculose sans différence significative. Pourtant en Grande-Bretagne la même vaccination a fait pratiquement disparaître l’occurrence de cette maladie. Toutes sortes de théories ont été échafaudées pour tenter d’expliquer ces différences qui semblent proportionnelles à la distance à l’équateur, mais si, c’est vrai et prouvé statistiquement ! Cette étude récente a permis au contraire de montrer qu’il n’en était rien et que l’efficacité du BCG était d’autant plus grande que la vaccination avait lieu très tôt après la naissance. Comme on dit souvent « le plus tôt sera le mieux » et cet adage s’applique parfaitement au BCG. Encore fallait-il trouver une explication à cette observation rendue possible par traitement informatique de centaines de milliers de données provenant de dispensaires parfois éloignés de tout centre urbain mais soigneusement conservées par les soins des médecins anglais depuis des décennies.

Ce qui a permis de lever le voile sur le mystère de l’efficacité du BCG est d’abord le fait que les enfants qui avaient été en contact avec le bacille de Koch sans pour autant développer la tuberculose (primo-infection bénigne) ne réagissaient que faiblement au BCG, réaction suivie par le test à la tuberculine. Par comparaison, les enfants vaccinés très tôt après la naissance, quelques jours seulement, développaient une réaction normale à la tuberculine. L’étude a montré qu’en réalité l’efficacité du BCG diminuait si l’enfant était tardivement vacciné et cette observation a été expliquée par le fait que très tôt dans la vie on peut se trouver en contact avec des mycobactéries, famille dont fait partie le bacille de Koch, qui se retrouvent dans l’eau du robinet, sur les aliments et aussi dans les poussières de maison ! La vaccination contre la tuberculose avec le BCG n’a donc pas perdu sa réputation et administré très tôt après la naissance est un gage d’efficacité durable.

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Déclarer que le BCG est « devenu » inefficace est donc une contre-vérité que tous les médecins doivent éliminer de leur mémoire alors que le bacille fait de plus en plus de ravages y compris dans les pays développées.

Pou rappel le test à la tuberculine, mis au point par Koch avec les controverses qui s’ensuivirent, est un extrait dans du glycérol de bacille qui après injection sous-cutanée entraine une inflammation bien visible si je sujet a été préalablement en contact avec le bacille vivant au cours d’une primo-infection. Ce test est utilisé pour valider l’immunité acquise après la vaccination avec le BCG.

Source : London School of Hygiene and Tropical Medicine, illustration Wikipedia (appareil utilisé pour la vaccination BCG au Japon)

Voir aussi sur ce blog : https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/08/22/le-bacille-de-la-tuberculose-va-tres-bien-merci/