AREVA et l’écologie : mort de rire …

Revue de presse vespérale instructive.

 

Areva La Hague espère passer du fioul au bois en 2017

BEAUMONT-HAGUE (France) – L’usine de retraitement de déchets nucléaires Areva de Beaumont-Hague (Manche) espère passer en 2017 d’une production d’énergie au fioul, à une production d’énergie avec des chaudières au bois, a-t-on appris mardi auprès de la société.
( … )

Le projet prévoit l’installation de trois chaudières à bois de 21,5 MW, alimentées par 150.000 tonnes de bois par an. Cela lui permettrait, estime l’usine, d’économiser 30% de sa facture énergétique (qui est de 10 millions d’euros par an environ) et de ne plus produire 55.000 tonnes de CO2 par an comme l’usine le fait actuellement avec ses chaudières au fioul. Les 20 camions prévus par jour pour alimenter l’usine en bois produiraient 5.000 tonnes de CO2 par an, selon Areva. ( … )

Lors de cette CLI (Commission Locale d’Information), réunissant élus locaux et dirigeants d’Areva, la conseillère régionale EELV Clara Osadtchy s’est inquiétée de la pollution de l’air qu’entraînerait un passage du fioul au bois de ce site. La combustion du bois ne produit pas de CO2, contrairement au fioul, mais elle émet des particules fines cancérigènes à l’origine de pics de pollution. Or, selon Mme Osadtchy, l’usine est déjà le deuxième plus gros émetteur de particules fines de la région.

( … )

(©AFP / 19 novembre 2013 18h56)

On reste ému aux larmes devant le grand pas écolo-compatible que vient de franchir AREVA, l’une des bêtes noires des écologistes, surtout quand on sait en outre qu’AREVA jette déjà des centaines de millions d’euros dans le vent en participant financièrement à la mise en place de moulins à vent dans la région du Cotentin. Quand on lit cette dépêche d’agence on croit avoir des visions ou détecter des erreurs typographiques inconscientes. Cent cinquante mille tonnes de bois par an, mais dans quelles forêts va-t-on les trouver ?

Si on lit bien, les camions transportant le bois produiraient à eux seuls 5000 tonnes de CO2 par an, à moins que j’aie mal lu ou compris le contenu de la dépêche. Plus loin, on peut lire « La combustion du bois ne produit pas de CO2 ». Il faut réfléchir pour comprendre que puisque le bois piège au préalable du CO2, quand on le brûle il ne produit pas de ce vilain gaz reconnu par la communauté scientifique comme présentant des propriétés d’effet « dit » de serre. Ce n’est donc que du bonheur ! Certes, le bilan « carbone » serait nul en brûlant du bois dans une chaudière industrielle, mais la conseillère EELV oublie d’inclure dans son raisonnement à l’emporte pièce que les végétaux produisent également du CO2 la nuit et que par exemple couper la totalité de la forêt amazonienne ne changerait pas significativement son bilan global « gaz à effet de serre » car si cette forêt devenue inexistante ne fixe plus de carbone, elle n’en produit plus la nuit et surtout elle ne produit plus de méthane provenant de la fermentation des détritus végétaux. Mais ça, les écolos ne veulent pas en parler, parce ce n’est pas politiquement correct. La conseillère, satisfaite du destin écolo-compatible de la destruction promise à des centaines d’hectares de forêt, s’émeut tout de même des risques de pollution par les particules fines cancérigènes qui polluent très fortement l’air de l’Hexagone …

Pour désinformer même l’AFP met son grain de sel, pardon, de poussière.

Une réflexion au sujet de « AREVA et l’écologie : mort de rire … »

  1. Vous oubliez quelques précisions.
    Tout d’abord les plantes ne rejettent pas seulement du CO2 la nuit. elles en rejettent aussi le jour.
    Oui, les plantes respirent. Donc meme le jour, et respirer rejette du CO2.

    Seulement pendant le jour, grâce à la photosynthèse, les plantes absorbent et stockent du CO2 a un rythme bien supérieur à l’émission de CO2 par la respiration toute la journée.
    Les calculs de bilans sont bien connus. On estime que le CO2 « expiré » equivaut à environ à 50% du CO2 absorbé par la photosynthèse. Donc 50% n’est pa rejeté, mais stocké.

    Le corps de la plante constitue bien un stock de carbone piégé, qui est libéré lors de la combustion. Les forets sont bien des grands stock de carbone qui ne participe pas à l’effet de serre. Mieux encore, ces grands reservoirs transpirent de l’eau et participe à la pluviométrie locale, à la génération de nuages. La couleur blanche des nuages reflètent les rayons chauds du soleil et atténue leur effet réchauffant sur la planète.

    Et les émissions de méthane que vous évoquez ont lieu lorsque la plante se décompose et pourrit dans le sol. Ce n’est pas le cas lorsqu’on la brule.

    Vous auriez du critiquer le réel problème des émissions de particules fines toxiques. Quoi que des filtres très performants sont disponibles.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s