La transition énergétique … quelle transition ?

A propos de l’article paru dans Contrepoints et intitulé « La transition énergétique : l’arnaque du siècle »

( http://www.contrepoints.org/2013/10/10/142020-transition-energetique-larnaque-du-siecle ) je me permets de rappeler à mes fidèles lecteurs ces billets laissés sur mon blog : https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/09/29/le-complot-du-climat/

et :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/09/10/leglise-de-la-planete-brulante-giec/

Passons aux faits.

L’humanité consomme globalement environ 14 térawatts d’énergie (14000 mégawatts) et la production globale d’énergie électrique est de 2,5 térawatts équivalant à brûler 300 tonnes de pétrole par seconde ! Par comparaison, le soleil inonde la Terre de chaleur qui est de l’ordre de 170000 térawatts soit environ 10000 fois ce que l’on utilise, ce qui signifie que le soleil envoie sur la Terre en une heure ce que l’on produit comme énergie toutes sources confondues pendant une année. En gros voilà comment les choses se passent. Comment le paysage énergétique, pour parodier une expression originellement utilisée pour la télévision française (que je ne regarde plus depuis longtemps) a évolué ? Depuis 1845 jusqu’à nos jours la quantité d’énergie nécessaire pour produire le même produit national brut (PIB) a linéairement diminué de 1 % par an, en d’autres termes il faut aujourd’hui 2,7 fois moins d’énergie pour atteindre le même PIB qu’en 1845 et c’est considérable si on passe à la réalité : il fallait 59000 joules en 1845 pour produire 1 dollar de PIB (actualisé à l’année 1992) et il n’en faut plus que 13200 aujourd’hui. Ce qui revient à dire qu’avec un taux de croissance de 2 %, l’économie en énergie surpasse largement l’accroissement estimé de population planétaire. En 2100, avec une population de 10 milliards d’individus, chacun pourra vivre selon les standards européens actuels en consommant seulement la moitié de l’énergie produite aujourd’hui. Si on entre dans les détails c’est encore plus évident selon Richard Muller, professeur de physique à l’Université de Californie à Berkeley qui a exposé ces faits en 2012 dans son ouvrage intitulé « Energy for Future Presidents ». Selon diverses sources le coût de l’énergie (électrique) varie considérablement. Aux USA, les compagnies d’électricité vendent le kWh environ 10 cents (de dollar). Le pétrole coûte par unité d’énergie 2,5 fois plus que le gaz naturel (en 2012, donc depuis l’avènement de la fracturation des schistes) et 7 fois plus que le gaz de pétrole (propane et butane). L’énergie électrique d’une pile genre AAA revient dix mille fois plus cher que celle de la prise du mur de la maison ! Selon les estimations une centrale électrique au gaz produit un kWh à 7 cents, au charbon à 10 cents, au nucléaire à 11 cents. L’éolien se situe entre 10 et 25 cents (plus de 40 cents pour l’offshore) et le solaire autour de 20 cents. Mais quant au solaire, les estimations sont plus floues car on arrive aux alentours de 40 cents dans le cas de figure le plus pessimiste. Mais on parle pour l’éolien et le solaire d’énergie dite de « pic », c’est-à-dire ce que peut produire théoriquement une installation éolienne ou solaire. Or il faut considérer que ces sources d’énergie alternative ne fournissent en réalité qu’un huitième de leur performance théorique ce qui revient à multiplier par huit les données citées plus haut : éolien entre 80 et 2 dollars le kWh et photovoltaïque aux environs de 1,6 dollar. Ces données statistiquement précises sont tout à fait transposables à l’Europe en convertissant à peu de choses près les cents à des centimes d’euro. Muller considère que ces énergies alternatives ne peuvent économiquement être utilisées que dans des pays où les infrastructures de distribution électrique (réseaux et centres de production) sont inexistantes ou partiellement réalisées, ce qui est le cas de la majorité des pays en voie de développement où le coût de l’énergie électrique restera encore longtemps élevé. Pour les voitures tout électrique, Muller est des plus pessimiste et considère que le coût du remplacement des batteries après environ quelques centaines de cycles de charge-décharge est dissuasif quels que soient le type de ces batteries. Il précise que seules les voitures hybrides ont un avenir certain (pour le moment) malgré le fait quelles ne représenteront d’ici une vingtaine d’année qu’à peine 2 % du parc automobile mondial. Pour ce même auteur, toutes les autres formes d’énergie alternative sont non rentables et le resteront encore pendant des décennies y compris l’hydrogène pour des raisons techniques de stockage qui ne sont pas résolues et ne le seront pas même à moyen terme. On est donc fixé : à l’évidence selon ce professeur, seuls le gaz naturel, le charbon, le pétrole et le nucléaire sont des sources d’énergie électrique rentables or si l’on tient compte à la lettre des recommandations de l’IPCC il faudra inévitablement développer l’énergie nucléaire soit en utilisant les technologies actuelles soit en se concentrant sur les réacteurs de nouvelle génération type sels de thorium fondus. Muller insiste aussi sur le fait que d’autres sources d’énergie alternative comme la biomasse, le biogaz ou l’éthanol risqueraient de créer des déséquilibres environnementaux insoupçonnés tant au niveau des biotopes que de la disponibilité en nourriture animale et humaine. Enfin, selon ce même auteur, les projets d’installation de vastes « fermes solaires » dans les déserts tels que le Sahara pour l’Afrique et accessoirement l’Europe ou encore dans les Etats du sud-ouest américain se heurteront à de nombreuses contraintes encore sans solutions économiquement supportables telles que le stockage et le transport, ce dernier nécessitant des investissements considérables qu’aucune compagnie d’électricité n’a pour le moment l’intention de prendre en charge. A l’évidence, les actions souterraines de Greenpeace et du WWF sont donc là pour nous faire oublier ces données de base. Leur seul but, réchauffement climatique ou gaz à effet de serre obligent, est de déstabiliser l’ensemble des pays développés dont les pays européens en premier lieu afin que les USA restent le leader mondial. Il s’agit d’une stratégie globale dans laquelle les négociations d’accords commerciaux de libre échange en cours entre les USA et l’Europe et entre les USA et les pays de l’ASEAN ne constituent qu’un paravent pour masquer le travail politique de sape des écologistes téléguidés par la CIA qui ont parasité pour leur cause, en réalité pour celle de la stratégie globale du gouvernement américain, les gouvernements de divers pays européens ainsi que les administrations européennes de Bruxelles ou de Strasbourg, de même que l’IPCC (GIEC) est majoritairement manipulé par l’administration américaine et où on retrouve, outre des membres de la NASA, un éminent membre de Greenpeace, je veux parler du Docteur Sven Teske, « coordinateur à l’international de Greenpeace pour les questions climatiques », également coordinateur du dernier rapport de l’IPCC et lobbyiste très actif de l’industrie photovoltaïque. Troublantes coïncidences qui ne font que conforter l’hypothèse d’une manipulation au niveau mondial de l’administration américaine afin d’appauvrir l’ensemble des pays européens sachant que la Chine et le Japon se moquent des recommandations de l’IPCC comme le Canada, la Nouvelle-Zélande et naturellement les USA.

Le pouvoir de nuisance des écologistes politiques se fait déjà cruellement sentir en Europe pour la grande satisfaction de l’administration américaine qui se réjouit de voir le coût de l’énergie électrique croitre spectaculairement et qui constitue un fardeau financier pour les entreprises. L’un des exemples les plus évidents est celui du Danemark qui frise le grotesque mais qui a pourtant été porté aux nues par les écologistes et les lobbies des énergies renouvelables. La production d’électricité d’origine éolienne est de 7 TWh (puissance installée de pic c’est-à-dire nominale) et elle représente même pas un cinquième, au mieux, de la demande électrique totale qui se répartit pour le reste entre charbon, gaz naturel et pétrole, la biomasse ne représentant qu’à peine 2 % malgré des investissements coûteux. Comme la puissance générée par l’éolien est par nature variable les surplus sont vendus à bas prix à l’Allemagne, la Suède et la Norvège et quand il n’y a pas de vent, ça arrive mais jamais dans la rhétorique des écologistes, le Danemark est obligé d’importer de l’électricité d’origine hydraulique à la Norvège et à la Suède. Résultat du rêve écolo, ce sont les utilisateurs qui paient avec leur facture électrique qui est de l’ordre de 0,3 euro le kWh. Depuis 5 ans, le Danemark n’investit plus une couronne dans l’éolien car le réseau électrique est déjà suffisamment instable et ne serait plus gérable si la puissance théorique éolienne installée augmentait. En conclusion le Danemark ne réalise aucunes économies directes sur les importations d’hydrocarbures, y compris de gaz, ou de charbon et ses centrales électriques classiques n’ont jamais cessé de fonctionner comme avant le début de ce délire coûteux et risqué. En Allemagne la situation n’est plus grotesque mais surréaliste pour diverses raisons qui, se cumulant, font que sa politique énergétique largement inspirée par le parti vert est devenue totalement incohérente. Après avoir fermé plusieurs réacteurs nucléaires dans l’émotion de l’accident de Fukushima-Daiichi et sans aucune préparation, ce pays a construit dans la hâte plus d’un million de panneaux photovoltaïques alors que nul n’ignore que l’ensoleillement de l’Allemagne est parcimonieux pour finalement produire moins de 2 % de l’énergie électrique totale du pays. La forêt d’éoliennes recouvrant tout le nord de l’Allemagne et les zones côtières en off-shore a surenchéri le coût du kWh de plus de 5 centimes d’euro. Les entreprises ont moyennement apprécié ce surcoût et 20 % d’entre elles se sont délocalisées ou vont le faire prochainement en raison des incertitudes croissantes concernant l’approvisionnement électrique car le réseau de distribution n’est toujours pas adapté à une redistribution adéquate de cette énergie éolienne également aléatoire vers le sud du pays. Pour bien faire il faudrait construire au moins 4500 km de ligne très haute tension (450000 volts) pour transporter le surplus éolien vers le sud industrialisé. Or, et c’est là que la situation est franchement surréaliste, ces mêmes écologistes s’opposent à la construction de lignes à très haute tension et les compagnies d’électricité sont réticentes à l’idée d’investir dans de telles lignes en raison du caractère aléatoire de l’éolien. L’Allemagne s’est donc vue obligée de fouler aux pieds le protocole de Kyoto sans pour autant le dénoncer en construisant plusieurs gigantesques centrales brûlant du charbon ou de la lignite. Les écologistes n’ont pas eu l’air de comprendre l’ampleur du désastre qu’ils avaient eux-même provoqué. Pour la France, les délires du gouvernement socialo-écolo-marxiste se concrétisent déjà dans des projets pharaoniques tels que des hydroliennes ou des champs d’éoliennes géantes off-shore qui impliquent EDF et AREVA, les deux acteurs de l’électronucléaire, pour être politiquement corrects aux yeux de l’ancien faucheur d’OGM et du président qui a promis une redécoupage du paysage énergétique français dont l’aberration donne une idée de l’incurie des politiciens, j’en ai déjà parlé en détail dans mon blog. Le kWh ne va cesser d’augmenter pour plomber encore plus les entreprises industrielles car ces projets délirants ont un coût exorbitant équivalent à un EPR !!!

Triste avenir assuré à l’Europe pour la plus grande satisfaction des USA.  

4 réflexions au sujet de « La transition énergétique … quelle transition ? »

  1. Bonjour,

    Une petite coquille dans votre article. Vous écrivez « éolien entre 80 et 2 dollars le kWh », il faut ajouter le mot « cents » après 80.

    Je partage presque entièrement votre point de vue à deux détails prêts :
    – Vous prétendez que les analyses du groupe 1 du GIEC sont scientifiquement fausses. Je ne le pense pas.
    Ce qui ne m’empêche pas d’être d’accord avec vous pour dire que ce que les déclarations du GIEC n’ont d’effet concrêt qu’en Europe et que, de fait, le GIEC est utilisé par les USA comme instrument de guerre économique pour affaiblir l’Europe.
    – Vous dites que le gouvernement Français actuel est marxiste. Je ne le pense pas.
    Je le qualifierais plutôt de centriste ou social démocrate en politique générale et « gauchiste bobo » concernant la politique énergétique et agricole.

  2. Je partage ces points de vues, mais l’affirmation suivante :

    « travail politique de sape des écologistes téléguidés par la CIA qui ont parasité pour leur cause, en réalité pour celle de la stratégie globale du gouvernement américain, les gouvernements de divers pays européens ainsi que les administrations européennes de Bruxelles ou de Strasbourg, de même que l’IPCC (GIEC) est majoritairement manipulé par l’administration américaine et où on retrouve, outre des membres de la NASA, un éminent membre de Greenpeace »
    me semble gratuite, ou tout au moins très difficile à prouver si elle est exacte, de même que la sortie sur le gouvernement français « marxiste ».

    Je préfère quand vous restez dans le factuel et dans le technique.
    😉

    • Sven Teske est membre de l’IPCC et principal coordinateur du dernier rapport dont le premier tome a été présenté à Stockholm de même qu’un des principaux responsables de la NASA. Il est comme je le cite dans mon billet un des membres influents de Greenpeace. Maintenant, la thèse que je présente et que j’assume totalement n’est qu’une hypothèse mais je pense être le seul à envisager une telle situation. Les Russes ont parlé de la CIA derrière l’incursion d’un bateau de Greenpeace dans leurs eaux territoriales, le seul fait jusqu’à présent (bien mince) étayant mon hypothèse. Mais celle-ci semble tout à fait vraisemblable en prenant du recul comme j’ai tenté de le faire.

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