Billet d’humeur destiné à Christophe Barbier

Je suis de moins en moins lecteur assidu de l’Express mais je suis resté ébahi par la prestation audiovisuelle de Christophe Barbier qui se croit sur un terrain de foot-ball et distribue des cartons de couleurs pour les sujets d’actualité.

http://videos.lexpress.fr/actualite/politique/video-retraites-jean-marc-ayrault-a-bien-manoeuvre-l-edito-de-christophe-barbier_1276859.html

Je veux bien qu’il distribue un carton rouge à TEPCO parce que de l’eau radioactive fuite dans l’océan à Fukushima-Daiichi. On ne va pas en faire un fromage, l’eau de mer constitue la plus grande réserve d’uranium dans le monde et un peu de césium de plus ou de moins ne changera pas la donne globale. Les très forts courants existant au large de l’archipel japonais auront vite dilué cette radioactivité. Puis il distribue un carton jaune à la Croatie, parait-il un repère de criminels. Je n’ai aucune opinion sur ce sujet si tant est qu’il est avéré. Il n’y a pas qu’en Croatie qu’on rencontre des criminels, venez ici aux Canaries, toutes les trattoria appartiennent à des investisseurs mafieux venus de Calabre et de Sicile, dans certains endroits, on parle le russe, et dès qu’un bien immobilier qui en vaut la peine est à vendre, et il y en a des milliers, c’est un Biélorusse, un Kazakhe ou tout simplement un Russe qui se l’approprie avec de l’argent venu de nulle part pour le plus grand bonheur de l’agent immobilier notoirement corrompu, de l’avocat marron qui fait la transaction et du politicien local qui délivre l’éventuel permis de construire pour tripler la surface de la maison. Christophe Barbier en vient à la magistrale prestation du premier ministre, professeur d’allemand à la retraite de l’éducation nationale, au sujet des retraites, justement ! Carton vert ! Mais de qui se moque-t-il ? Ayrault n’a strictement rien fait qui puisse éviter l’effondrement imminent du système de Ponzi des retraites par répartition, une lubie du Conseil National de la Résistance devenue inapplicable de nos jours, il a tout simplement trouvé un prétexte pour augmenter les impôts et les taxes. Je voudrais rappeler au prof d’allemand qu’en Espagne l’âge légal de départ à la retraite est 68 ans, avant 68 ans, nada, rien, des nèfles ! Le seul moyen d’échapper s’il en est encore temps du bourbier mortel dans lequel se trouve le « hors bilan » que constitue le système de retraites par répartition avec la protection sociale française dans son ensemble (6000 milliards d’euros d’ardoise, ce n’est pas moi qui l’invente mais un comité d’étude de la Commission européenne) est de tout remettre à plat, d’abolir les privilèges (voir 1789, mais les privilèges repoussent comme la chien-lit, je veux dire le chiendent, les politiciens y trouvant les premiers leur compte) et de ne plus accepter qu’un seul système de retraite pour tout le monde, par points et capitalisation, sans âge de départ légal, chacun pourra faire comme il le veut, mais je suis obligé de me pincer, je dois rêver. Donc, Monsieur Barbier, carton vert pour TEPCO, carton jaune pour la Croatie au bénéfice du doute et carton rouge pour le gouvernement qui a encore réussi une belle opération d’enfumage. Un conseil Monsieur Barbier, allez-y mollo sur la marijuana, on finit par s’enfumer le cerveau !

Les anti-OGM sont des criminels !

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Le riz est une culture vitale pour un grand nombre de pays et il a toujours été très difficile voire impossible de convaincre les agriculteurs que des riz génétiquement modifiés puissent être cultivés afin d’améliorer par exemple la santé des populations avec le riz doré ou de réduire la main d’oeuvre ou l’utilisation de pesticides avec du riz résistant à un herbicide ou encore du riz type Bt. Parce que le riz est tellement essentiel et fait partie d’une coutume ancestrale il existe un tabou infranchissable pour l’utilisation de riz modifié génétiquement. Cette attitude tout à fait explicable a été révélée aux Philippines il y a quelques semaines quand des villageois ont saccagé des rizières où avait été planté du riz doré, fortement encouragés par des associations de défense de la nature financées en sous-main par Greenpeace. Car le riz est comme un dieu dans ces pays, la base de l’alimentation quotidienne et parfois le seul aliment disponible pour des millions de personnes. Or le riz doré a été modifié par l’introduction de deux gènes et d’un promoteur de ces gènes de telle manière qu’il synthétise du beta carotène, le précurseur de la vitamine A, et qu’il soit présent dans les graines et non pas seulement dans les feuilles, le beta carotène étant par ailleurs un pigment essentiel dans la photosynthèse. Or une déficience en vitamine A, c’est le cas préoccupant dans une cinquantaine de pays en particulier en Afrique, en Inde, en Malaisie ou encore aux Philippines, est dramatique car elle conduit à une cécité irréversible chez les enfants sans oublier les quelques 600000 enfants qui meurent des conséquences de cette carence en vitamine A chaque année. Les détracteurs du riz doré (dont Greenpeace, naturellement) préconisent d’éduquer les familles pour leur faire comprendre que cultiver quelques yams ou quelques carottes autour de leur maison permettrait de combattre la carence en vitamine A. Difficile d’imaginer que dans les faubourgs de Manille où s’entassent des bidonvilles sur d’anciennes décharges d’ordures on puisse cultiver la moindre carotte. Le peu d’espace disponible est réservé à l’élevage de quelques poulets ou pour engraisser un cochon famélique avec des déchets innommables. Procurer des suppléments vitaminiques à des centaines de millions de personnes n’est qu’un rêve couteux. Bref, on a l’impression que l’ignorance des populations n’a d’égal que l’obscurantisme de ces ONG criminelles. La mise au point du riz doré constitue une véritable prouesse biotechnologique. Je ne m’attarderai pas sur les détails qui se trouvent dans Wikipedia (en anglais c’est plus détaillé, pour les curieux anglophones) mais depuis 2004 ce riz d’un genre nouveau a fait l’objet de nombreuses études conduites par des scientifiques universitaires indépendants de tout groupe industriel comme Monsanto ou Syngenta et il est ressorti de ces travaux qu’un bol de riz doré par jour permettait d’apporter la quantité quotidienne de carotène effectivement transformée en vitamine A après ingestion. La Fondation Bill et Melinda Gates, très impliquée dans les problèmes de malnutrition et de santé a d’ailleurs largement financé ces travaux en aval. Le combat idéologique suranné de Greenpeace ou du ministre français de l’environnement, farouche opposants aux OGM dont il était l’un des faucheurs les plus assidus avec son ami José Bové est d’ailleurs non avenu dans le cas du riz doré puisqu’il peut être cultivé sans licence, tant Monsanto que Syngenta ou les laboratoires universitaires qui ont participé à sa mise au point ont abandonné tout droit sur cette variété de riz y compris pour la plus récente variété. Or le combat inutile des ONG anti-OGM ne peut donc plus se situer comme orienté contre les grandes multinationales telles Monsanto ou Syngenta ou encore Bayer, en tous les cas pas dans le cas du riz doré, on peut donc se poser de réelles question sur les propos récents du ministre de l’environnement qui déclarait, je le cite, être «le rempart contre les vieilles lunes des marchands du temple du productivisme sans entrave, qu’il s’agisse de ceux qui veulent faire pousser des OGM en plein champ, ou faire du fric-frac dans notre sous-sol pour extraire des gaz de schistes». Je veux bien que ce triste sire soit contre tout par principe mais qu’il soit aussi d’accord pour qu’on laisse des millions d’enfants devenir aveugles ou simplement mourir de malnutrition, c’est une attitude criminelle !

Source : Forbes, crédit photo Wikipedia

La stratégie « noire » de l’or noir

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Le baril de Brent a atteint aujourd’hui 112 dollars sur le marché spot. C’est facile à comprendre, si les Américains secondés par les Anglais et les Français bombardent les positions de l’armée gouvernementale syrienne, c’est la porte grande ouverte vers l’inconnu. Tous les scénarios sont envisageables puisque la Syrie compte deux alliés de poids, la Russie et l’Iran. Tout le monde connait les intentions de l’Iran, effacer Israël de la carte, mais on ne sait pas quelle sera la réaction des Russes. Dans le but non avoué mais évident de calmer le jeu des Russes, le Prince saoudien Bandar bin Sultan, en charge du renseignement de son pays, est discrètement allé rendre visite à Poutine il y a quelques jours pour lui faire des propositions qu’on pourrait qualifier de scabreuses si la question syrienne ne se posait pas – il y a eu depuis le gazage au Sarin dans un faubourg de Damas – mais cette visite est révélatrice du fait que les Saoudiens sont prêts à intervenir en Syrie puisqu’ils sont derrière les Sunnites mais aussi al-Qaeda. Le Prince Saoudien a proposé une collaboration étroite entre son pays et la Russie au niveau du gaz et du pétrole – à eux deux c’est 45 % de la production mondiale – en échange les Saoudiens garantissent que les rebelles tchétchènes, qu’ils financent, n’iront pas perturber les jeux olympique de Sochi. Et pour bien convaincre Poutine, il a assuré que quoi qu’il arrive (sous-entendu après la chute du régime Alaouite) la sécurité de la base militaire russe située en Syrie serait assurée. D’après une fuite en provenance du Hisbollah libanais (soutenu par l’Iran) Poutine n’aurait pas donné suite aux propositions du Prince saoudien qui aurait alors déclaré à Riyad à son retour : « impossible d’échapper à l’option militaire si la Russie ignore la branche d’olivier qui lui est tendue » en parlant de la Syrie. Ca fait beaucoup de monde sur le coup de poker qu’organise en ce moment l’administration américaine …

Source : Telegraph et NY Times

La bien-pensance écologiste risque de coûter très cher !

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Le vaillant nouveau ministre de l’énergie et de l’environnement, ancien faucheur d’OGM pour la plus grande satisfaction des laboratoires de recherche de l’INRA et de l’INSERM et donc des contribuables qui financent ces organismes de recherche avec leurs impôts, va-t-il réitérer sa fougueuse envie de rendre service au pays en continuant à favoriser fiscalement et par voie tarifaire l’installation de panneaux solaires et de moulins à vent partout où cela est possible en France et dans les DOM ? Puisqu’il faut repenser entièrement la transition énergétique (je ne sais toujours pas ce que cela signifie) en réduisant la part de l’électro-nucléaire à 50 % il faut donc d’autres sources fiables d’électricité. Pour ce faire, il faut de l’argent et compte tenu de l’état lamentable des finances de l’Etat dispendieux il a donc été décidé d’augmenter le prix de l’électricité de 5 % maintenant puis 5 % après et encore 5 % plus tard et même, si les objectifs de transition trainent trop, encore 5 % supplémentaires. Tout ça pour financer les moulins à vent et les panneaux solaires et accessoirement l’isolation des logements insalubres des banlieues peuplées de pauvres. Dans le XVIe arrondissement de Paris ces salauds de riches seront contraints par la loi de payer un maximum pour isoler leurs riches suites de quatre mètres cinquante de hauteur de plafond. Bref, tout ça pour satisfaire un genre de lubie qui veut que le soleil et le vent pourront à terme fournir 50 % de l’électricité dont le pays a besoin. Apparemment ce ministre a l’air d’ignorer que l’Espagne s’est lancée il y a quelques années dans le même genre de délire énergétique et les conséquences pour le pays font froid dans le dos. En avril de cette année, le gouvernement espagnol a clamé haut et fort que les énergies alternatives (moulins à vent et panneaux solaires) étaient arrivé à fournir 54 % de l’électricité nationale, un jour, à une heure donnée, qui ne s’est plus reproduit depuis pour toutes sortes de raisons qu’il vaut mieux ignorer ( http://inhabitat.com/spain-produced-54-percent-of-its-electricity-from-renewable-sources-in-april/ ) et puis il y a quelques semaines, le gouvernement espagnol, le même, il n’avait pas changé entre temps, a décidé de taxer les panneaux solaires, en d’autres termes, au lieu d’acheter les kW solaires aux particuliers qui les revendaient à un tarif préférentiel particulièrement attractif au réseau (REE) et décidé par la loi, d’un coup d’un seul c’est l’inverse, le kW sera acheté au prix du marché et les panneaux solaires non connectés seront lourdement taxés. Pourquoi une telle dégradation de la situation pourtant si belle comme un château en Espagne ? D’abord parce que les élucubrations photovoltaïques et éoliennes insensées ont déjà coûté 40 milliards d’euros aux contribuables espagnols et que ça suffit ! Le gouvernement espagnol a encore un soupçon de respect du citoyen. Le MW électrique photovoltaïque ou éolien est acheté dix fois plus cher que ce qu’il revient à produire par les centrales électriques à charbon ou à gaz. Les compagnies d’électricité (Endesa, Iberdrola ou Fenosa pour ne citer que les trois plus importantes) ont été contraintes de payer au prix fort le kW écolo mais comme elles sont dans une situation économique chroniquement délicate, un fond de compensation a été mis en place pour leur venir en aide. Ce fond a levé de l’argent sur les marchés qui croyaient fermement en la réussite de la transition énergétique de l’Espagne, c’est tellement beau un paysage sans vilaines centrales électriques qui polluent et augmentent la teneur atmosphérique en vilain CO2, et les déficits cumulés des compagnies d’électricité représentaient en 2012 10 milliards d’euros que les consommateurs ont financé en voyant leur facture d’électricité augmenter de 5,6 %. Mais ce n’est pas tout, puisque tout le système doit être obligatoirement équilibré par des centrales thermiques qui doivent fonctionner 24/24 heures, qu’il n’y a pas vraiment de soleil la nuit, les écolos n’y peuvent rien, et que malheureusement il arrive que le vent mollisse (c’est de la faute du changement climatique), l’appât du gain (kW chèrement payé aux particuliers reliés au réseau) a conduit des centaines de milliers d’Espagnols à emprunter auprès de leur banque pour installer des panneaux solaires sur leur toit faisant le calcul simple et stupide qu’ils seraient gagnants au final. Il ne vaut mieux pas parler des investisseurs anonymes ayant blanchi de l’argent sale dans ces projets, mais c’est une autre histoire. Pas de chance pour les banques espagnoles qui ont pris des risques inconsidérés, chaleureusement encouragées par le gouvernement, et se retrouvent aujourd’hui avec 20 milliards d’euros de prêts qui ne sont plus honorés par les 60000 malheureux particuliers débiteurs qui ne peuvent pas non plus rembourser leurs prêts immobiliers. Le total des engagements des banques dans la transition énergétique espagnole est de 38 milliards d’euros, une broutille. Au final, c’est encore le contribuable qui paiera, naturellement ! La question est de savoir si le gouvernement français va reproduire les erreurs des Espagnols pour le photovoltaïque et des Danois pour l’éolien. A n’en pas douter la bien-pensance idéologique des écolos mènera la France à la ruine. Comme le dit H16, ce pays est foutu !

Source : Forbes

La France ne peut pas être la France sans grandeur (C. De Gaulle)

La France est sur le point d’atteindre le seuil critique où le service de sa dette va s’accroître plus rapidement que ses revenus. Pour les quelques mois à venir, compte tenu des intérêts très bas consentis par les financiers (inférieurs à l’inflation) il reste paradoxalement quelques euros pour encore stimuler l’économie, ce que s’est empressé de faire le gouvernement en prenant de petites mesures stimulant l’emploi afin de tenter in extremis de réduire l’augmentation du chômage. Mais cette situation artificielle ne peut pas durer car inévitablement les milieux financiers non résidents dont est dépendante la France à plus de 60 % pour couvrir ses emprunts vont sanctionner l’inaction du gouvernement en termes de réformes structurelles afin d’améliorer la productivité et la compétitivité des entreprises. Il n’est pas besoin d’être un analyste professionnel pour comprendre qu’il en est tout autrement avec l’augmentation des impôts, charges et taxes diverses décidées par l’administration actuellement au pouvoir. De deux choses l’une, soit la dette et le service de la dette continuent à augmenter (ce qui est le cas pour le moment) et à un moment ou à un autre la bulle de cette dette explosera, soit le gouvernement décide de réaliser de réelles économies budgétaires afin de réduire l’accroissement de cette dette dans la souffrance, ce qui est improbable compte tenu des pressions corporatistes et syndicales, alors cette bulle va exploser. Si on considère l’ensemble des charges hors bilan consolidés de la France, essentiellement les programmes sociaux, celles-ci atteignent déjà 260 % du PIB, à peu de choses près la situation de la Grèce ou du Portugal, deux pays qui vont très certainement appeler l’Europe à l’aide dès les élections allemandes terminées, tant qu’Angela Merkel n’est pas reconduite dans ses fonctions, il ne se passera rien en Europe … Pour préciser la situation plus que précaire de la France la Commission Européenne a chargé le Research Center for Generational Contracts en 2009 de quantifier les engagements de divers pays européens dans leurs programmes sociaux.

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Ce rapport a estimé que la France avait le « hors bilan », c’est-à-dire le poste de dépenses non adossé à des recettes correspondantes, le plus élevé d’Europe, atteignant 362,2 % du PIB, soit 6500 milliards d’euros, à fin 2006 à laquelle il faut ajouter la dette financière, ou fiscale, comme vous voudrez, qui frôle les 95 % du PIB. Difficile d’imaginer que la situation se soit magiquement améliorée depuis cette date ! Au contraire, elle s’est détériorée puisqu’il y a de moins en moins d’actifs pour financer cette structure genre Ponzi qui a fonctionné durant les trente glorieuses – il y avait plus d’actifs que d’inactifs – mais la tendance s’est inversée avec l’arrivée à l’âge de la retraite des baby-boomers. Le refus du gouvernement français de modifier les modalités de départ à la retraite et le financement de cette dernière ne peut pas améliorer cette situation. La Cour des Comptes s’évertue à tirer le signal d’alarme, rien n’y fait. A ce triste tableau se surimpose l’érosion de le compétitivité de l’Entreprise France pour faire court. Depuis 1999, les salaires ont augmenté de 53 % en France et de 35 % en Allemagne, ce n’est qu’un exemple, mais le plus inquiétant est la perte de compétitivité de la France vis-à-vis de l’Italie et de l’Espagne qui grignotent mois après mois les parts de marché de la France car ces deux pays ont réalisé les réformes structurelles nécessaires. Plus inquiétant encore, la dette française détenue par des non résidents est deux fois plus élevée qu’en Italie et quatre fois plus qu’en Espagne. Si les investisseurs étaient lucides (selon Bridgewater) le « spread » entre la France et l’Allemagne ne serait pas de 50 points de base comme c’est actuellement le cas mais 350 points, soit 3,5 %, auquel cas la France serait rapidement asphyxiée. Pour encore aggraver cette situation, le déficit commercial de la France est chroniquement dans le rouge, or on ne peut pas, mathématiquement, réduire simultanément la dette et le déficit commercial. C’est ce qu’ont appris à leurs dépens la Grèce, le Portugal, l’Espagne et l’Italie en engageant de vastes réformes structurelles et des diminutions de salaire autant dans les secteurs publics que privés afin de redonner une certaine compétitivité industrielle et réduire les déficits commerciaux. L’Espagne et l’Italie viennent d’atteindre l’équilibre au prix d’efforts sociaux douloureux, réduction du secteur public, réduction des salaires, des allocations de chômage, des remboursements médicaux, etc. Pour terminer la peinture très sombre de ce tableau, la France n’a plus beaucoup de marges de manœuvre fiscales, l’impôt tuant l’impôt, il est donc inévitable que les investisseurs se détournent de la France dans les mois à venir. Il est hautement improbable que l’Allemagne accepte que la BCE se lance dans l’aventure des QE à la Bernanke, à moins que chaque membre de la zone euro accepte une harmonisation fiscale, condition sine qua non fermement martelée par l’Allemagne et elle n’a pas tort, c’est-à-dire une perte brutale de souveraineté que la France n’acceptera pas. Que pourrait-il alors arriver ? D’abord, le Portugal pourrait faire défaut avant la fin de l’année, il n’y a plus d’argent dans les caisses et les taux sont asphyxiants (voir supra à propos de la France) et les investisseurs perdant confiance en la France, les taux monteront comme on peut s’y attendre, alors ce sera la mise sous tutelle par le FMI et les lendemains ne seront ni chantés ni enchanteurs ! « La France ne peut pas être la France sans grandeur » avait dit Charles de Gaulle, ce n’est malheureusement plus le cas aujourd’hui …

Bonne fin de vacances !

Billet librement inspiré d’un article paru dans Business Insider

Bruits de bottes au Moyen-Orient …

Après les attaques au Sarin dans un faubourg de Damas qui ont à juste titre ému le monde entier, on ne sait toujours pas qui a attaqué et tué qui, mais cette question semble, vue de l’autre côté de l’Atlantique, secondaire. Comme si ce qui se déroule en Syrie depuis deux ans concernait Washington et Londres. Londres entretient une redoutable garnison dans deux bases militaires à Chypre et la flotte américaine est présente en Méditerranée orientale. Les Français aboient de loin car ils n’ont pas les moyens d’intervenir et ne veulent pas, surtout pas, envenimer les banlieues françaises minées de l’intérieur par des prédicateurs salafistes, ces mêmes salafistes que combat al-Assad, entretenus par l’Arabie Saoudite et affiliés à Al Qaeda. Derrière l’ophtalmologue (chiite), qui a une vue assez claire de la situation, sans faire de jeu de mots, il y a l’Iran (chiite), le Hezbollah libanais (chiite et pro-iranien) et la Russie, fidèle alliée de la Syrie. C’est un peu beaucoup pour Obama qui n’a pas non plus les moyens de se lancer dans un conflit où il n’y a aucun intérêt économique à la clé sinon faire tourner le complexe militaro-industriel américain, mais est-ce une raison suffisante ? Il y a enfin Israël, harcelé par le Hamas depuis le Liban (le Hamas, tendance sunnite, est un ennemi du Hezbollah) et par les salafistes égyptiens depuis le Sinaï, et Israël qui craint par dessus tout et à juste titre que les Mollahs iraniens se dotent d’une arme nucléaire rudimentaire dans les mois à venir, rudimentaire mais suffisante pour vitrifier la moitié de Tel-Aviv. La Turquie et la Jordanie ont choisi le silence, pour le moment. La Turquie est membre de l’OTAN et la Jordanie vit sous perfusion américaine pour ne pas créer de vagues de l’autre côté de la rive du Jourdain. Tout ça est bien compliqué. On pourrait mettre tous ces éléments sur un bout de papier dans un chapeau, secouer et ressortir les trois premiers billets et dans tous les cas il y aurait un conflit inévitable tant la probabilité d’aggravation du conflit est grande. Reste à attendre les résultats de la mission de l’ONU dépêchée sur place pour enquêter. La grande question du moment est de savoir si cette mission pourra rendre compte sans partialité de ce qui s’est réellement passé le 21 août. Tout dépendra des conclusions de l’enquête … Bien mince espoir pour la paix !

Scandales sanitaires : ça continue !!!

 

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L’HPV, ça ne vous dit peut-être rien mais c’est un redoutable virus (en français virus du papillome humain) dont on a décrit près de 200 différents types et qui est la cause de plus de 80 % des cancers du col de l’utérus mais aussi de cancers du gland chez l’homme et également de cancers de l’anus, 80 % de ces derniers sont dus à ce virus. Mickael Douglas avait fait grand cas d’une tumeur buccale dont il avait été opéré avec succès et qui fut identifiée comme induite par un HPV. S’il était adepte du sexe oral il n’avait qu’à se faire vacciner puisque Merck a mis sur le marché le Gardasil en 2006 qui immunise contre les types 16, 18, 6 et 11 du virus et le Cervarix de GSK qui immunise contre les types 16 et 18. L’OMS a encouragé les campagnes de vaccinations surtout chez les femmes et de nombreux pays de l’OCDE ont vivement conseillé la vaccination de la prépuberté (10 ans) à l’âge de 25 ans. Peu de différences entre ces deux vaccins sinon que celui de GSK contient un adjuvant particulier pudiquement appelé AS04 qui rend le produit plus efficace que celui de Merck. Les antigènes, des protéines du virus, sont produits à l’aide de cellules en culture génétiquement modifiés (OGM) pour plaire aux écologistes mais il s’agit de vaccins très propres et efficaces. Seulement voilà, au Japon, pays où le suivi sanitaire est particulièrement strict, et où le Cervarix a été autorisé en 2009 et le Gardasil en 2011, après la vaccination de 3,28 millions de jeunes filles, 1968 cas d’effets secondaires ont été répertoriés, pour la plupart des encéphalomyélites et des vasculites cérébrales aux conséquences graves allant jusqu’à la paralysie des jambes et des tremblements incurables des membres. D’après le Docteur Sotaro Sato ces effets invalidants sont causés par l’adjuvant contenu dans le vaccin de GSK. Celui-ci (l’adjuvant ou 3-O-desacyl-4′-monophosphoryl lipid A ou AS04) provoque une démyélinisation d’origine immune des fibres neuronales, en d’autres termes les axones, et les jeunes filles sont condamnées à rester dans un fauteuil roulant le reste de leur vie. Le docteur Sato considère que ces 1968 cas avérés ne sont que la partie visible de la catastrophe sanitaire. Depuis juin 2013, le Ministère de la Santé japonais ne recommande plus cette vaccination, mais le mal est fait pour le plus grand bien des laboratoires pharmaceutiques qui ne reculent décidément devant rien pour s’approprier des parts de marché au détriment de la santé des populations. Une attitude criminelle qui devrait être dénoncée haut et fort ! Note: la photo (IRM) montre une tumeur oblongue au dessus du vagin.

Source : Japan Times et photo Wikipedia