Gaz de schiste : la fracture (et la facture) !!!

Total: inquiétudes pour le site de Carling après la convocation d’un CCE

 

PARIS – Un comité central d’entreprise a été convoqué par la direction de Total mercredi prochain pour informer le personnel d’un projet d’avenir pour le site de Carling en Moselle, suscitant de nouvelles inquiétudes de suppressions d’emplois, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.
(…) Le projet d’avenir pour le site dont parle l’ordre du jour du CCE signifie l’arrêt du vapocraqueur n°1 (le numéro 2 ayant fermé en 2009) et la disparition de la chimie de base sur le site.

(…)
Le site mosellan de Carling/Saint-Avold, qui transforme du naphta pétrolier en produits pétrochimiques de base destinés à la fabrication de polyéthylène et de polystyrène, emploie 546 personnes, le vapocraqueur numéro 1 étant décrit sur le site de Total comme l’unité-mère du site.


La convocation du CCE intervient alors que l’industrie pétrochimique européenne est à la peine, du fait d’une demande morose sur le Vieux Continent et d’une concurrence croissante au Moyen-Orient et d’un rebond américain du fait du gaz de schiste.




(©AFP / 29 août 2013 20h37)

 

On a tout compris. Le refus idéologique obstiné du gouvernement socialo-écolo-marxiste français de ne serait-ce procéder à des forages exploratoires pour évaluer les potentialités du sous-sol français en gaz de schiste va conduire le pays à la ruine. La Pologne avec Total et Exxon a estimé que la Pologne était assise sur un gisement représentant plus de 70 années de consommation de méthane au rythme actuel, dans l’hypothèse basse, et que le pays va pouvoir s’affranchir dans les prochains mois du poids financier que représente l’achat de gaz naturel à son voisin la Russie. La Grande-Bretagne, les Pays-Bas et le Danemark ont également décidé il y a quelques jours de procéder à des forages exploratoires et ce malgré quelques opposants qui se sont vite rendu compte que les enjeux économiques pouvaient dépasser toute attente. Ces pays ont compris que leur avenir économique pouvait dépendre de tels pactoles. Les forages effectués en Pologne, l’un d’eux à plus de 3500 mètres de profondeur et qui produit déjà plus de 8000 M3 de gaz par jour, n’ont aucune incidence sur l’environnement compte tenu de leur profondeur. De plus, comme l’a fait remarquer un responsable du consortium impliqué dans l’exploitation de gaz par fracturation, il n’y a aucun risque environnemental dans la mesure où l’ensemble des produits utilisés sont par ailleurs utilisés dans des applications quotidiennes industrielles ou même ménagères comme certains détergents qu’on retrouve dans les shampooings. De quoi hérisser les cheveux des écologistes farouchement opposés à cette technologie. La France a donc décidé de s’enfoncer dans la récession car, comme je le mentionnais dans un précédent billet, sans traitement du déficit commercial il n’y a pas d’issue pour aborder le déficit budgétaire. Le déficit commercial français est essentiellement (plus de 60%) provoqué par l’importation d’hydrocarbures, pétrole et gaz, pour le chauffage, l’industrie et surtout les transports, mais le gouvernement socialo-écolo-marxiste a décidé que c’était « dangereux » et que ça pouvait contribuer au réchauffement climatique. On en restera là jusqu’au jour où ce sera le FMI qui gouvernera le pays en faillite ! Mais ce qui est le plus surprenant dans toute cette histoire c’est que ce sont de grandes entreprises françaises qui sont impliquées de par le monde dans la technologie de la fracturation sous pression, Schlumberger leader mondial du logging, oui mais cette société a depuis longtemps installé son siège social dans les Iles Vierges Américaines, c’était pourtant une entreprise française initialement. Il y a aussi Vallourec pour les tuyaux sans soudure, Technip pour diverses installations au sol et enfin Total. Mais non, toutes ces entreprises n’ont pas le droit par idéologie d’opérer en France. Un jour ou l’autre elles s’expatrieront, c’est inévitable ! Quant aux moulins à vent, dans les salons ministériels parisiens il est mieux considéré de les appeler des éoliennes, une petite société française a réussi a emporter un contrat pour la fourniture d’une vingtaine de pylônes de moulins à vent pour Siemens, autant dire qu’aucune entreprise française, grande ou petite, ne maîtrise la technologie des alternateurs des éoliennes et encore moins celle des pales en matériaux composites. Non, on fait en France dans la tôlerie et ça s’arrête là. Comme le dit si bien H16 en concluant les billets de son blog, ce pays est définitivement foutu ! 

 

 

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