Bruits de bottes au Moyen-Orient …

Après les attaques au Sarin dans un faubourg de Damas qui ont à juste titre ému le monde entier, on ne sait toujours pas qui a attaqué et tué qui, mais cette question semble, vue de l’autre côté de l’Atlantique, secondaire. Comme si ce qui se déroule en Syrie depuis deux ans concernait Washington et Londres. Londres entretient une redoutable garnison dans deux bases militaires à Chypre et la flotte américaine est présente en Méditerranée orientale. Les Français aboient de loin car ils n’ont pas les moyens d’intervenir et ne veulent pas, surtout pas, envenimer les banlieues françaises minées de l’intérieur par des prédicateurs salafistes, ces mêmes salafistes que combat al-Assad, entretenus par l’Arabie Saoudite et affiliés à Al Qaeda. Derrière l’ophtalmologue (chiite), qui a une vue assez claire de la situation, sans faire de jeu de mots, il y a l’Iran (chiite), le Hezbollah libanais (chiite et pro-iranien) et la Russie, fidèle alliée de la Syrie. C’est un peu beaucoup pour Obama qui n’a pas non plus les moyens de se lancer dans un conflit où il n’y a aucun intérêt économique à la clé sinon faire tourner le complexe militaro-industriel américain, mais est-ce une raison suffisante ? Il y a enfin Israël, harcelé par le Hamas depuis le Liban (le Hamas, tendance sunnite, est un ennemi du Hezbollah) et par les salafistes égyptiens depuis le Sinaï, et Israël qui craint par dessus tout et à juste titre que les Mollahs iraniens se dotent d’une arme nucléaire rudimentaire dans les mois à venir, rudimentaire mais suffisante pour vitrifier la moitié de Tel-Aviv. La Turquie et la Jordanie ont choisi le silence, pour le moment. La Turquie est membre de l’OTAN et la Jordanie vit sous perfusion américaine pour ne pas créer de vagues de l’autre côté de la rive du Jourdain. Tout ça est bien compliqué. On pourrait mettre tous ces éléments sur un bout de papier dans un chapeau, secouer et ressortir les trois premiers billets et dans tous les cas il y aurait un conflit inévitable tant la probabilité d’aggravation du conflit est grande. Reste à attendre les résultats de la mission de l’ONU dépêchée sur place pour enquêter. La grande question du moment est de savoir si cette mission pourra rendre compte sans partialité de ce qui s’est réellement passé le 21 août. Tout dépendra des conclusions de l’enquête … Bien mince espoir pour la paix !

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s