Le paradoxe de la banane (suite)

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Les informations en provenance de l’usine électronucléaire gravement endommagée de Fukushima-Daiichi sont fragmentaires et parfois contradictoires. Un jour c’est la fuite d’un réservoir de stockage d’eau contaminée, un autre jour la présence de forte teneurs en césium 137 des eaux souterraines plus ou moins loin de l’océan, un autre jour la direction de TEPCO déclare avoir déversé dans la mer au plus 20 téra becquerels depuis le tsunami qui ravagea l’usine il y a maintenant 2 ans et demi. Toutes ces informations sont naturellement scrupuleusement mentionnées par les journaux japonais et reprises par les médias occidentaux, en particulier français, allemands et suisses, servilement dévoués aux partis politiques écologistes qui ne font pas de politique, comme chacun sait, mais agissent pour le bien de l’humanité. Inutile de réassortir toutes ces informations en termes de « bananes » mais par exemple 20 téra becquerels (20×10^12 ou 20000 milliards) ça correspond à un peu plus de 6 grammes de césium 137 ! Un gramme de césium 137 représente une activité de 3,215 téra becquerels. Si vous ne me croyez pas allez sur Wikipedia, en anglais si possible, les articles sont mieux documentés, expression culturelle française aidant. On a appris cette semaine qu’un réservoir d’eau contaminée fuyait. Approximativement, en examinant les photos du site, il y aurait, disons à la louche, une cinquantaine de réservoirs de 200 M3 chacun construits à la hâte pour stocker cette eau radioactive destinée à être retraitée et réutilisée pour maintenir la température des réacteurs endommagés en dessous de 100 degrés. On a échantillonné sur le site de l’eau contenant 950 millions de becquerels par litre (césium et un peu de strontium 90). Un chiffre effrayant qui permet aux écologistes de se frotter les mains en déclarant que finalement les centrales nucléaires c’est de la merde qu’il faut éliminer de la planète. Mais si on fait un calcul simple on aboutit à la quantité extravagante totale d’environ 3 kilos de césium 137 dans ces eaux contaminées. Pour faire plus vrai, multiplions par deux ce résultat pour tenir compte de toute l’eau qui est partie depuis deux ans et demi dans le sous-sol aux alentours de la centrale, dans les réservoirs et les diverses galeries souterraines. On arrive au chiffre astronomique de 6 kilos environ de césium 137 ayant fui des 1000 tonnes de combustibles, encore que 1000 tonnes est une approximation relevant de ma stricte appréciation personnelle mais d’un ordre de grandeur raisonnable. Tout ce césium prouve, et on le savait déjà, que les cœurs des réacteurs ont bien été partiellement endommagés et qu’il est probable qu’il y a des fuites quelque part au fond de la structure des réacteurs pour que de la radioactivité s’échappe ainsi dans la nature. Mais il n’y a pas trop matière à s’affoler, tout ce césium représente 130 millions de tonnes de bananes.

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