Science et scientisme …

En réponse à un article de Philippe Bouchat intitulé « Le scientisme est l’ennemi fondamental de la Liberté » paru dans Contrepoints de ce jour, je voudrais faire quelques remarques sur le scientisme. Pour moi qui suis un ancien scientifique, le scientisme est le résultat d’une manœuvre politique consistant à accaparer des faits scientifiques avérés, à les modifier à dessein le cas échéant ou n’en prendre en considération qu’une partie, et construire une théorie qui sera ensuite utilisée le plus souvent contre la science. Aucun des lecteurs de mon blog n’ignore que je suis un fervent partisan des plantes transgéniques, que je suis dubitatif (et plutôt hostile) aux théories concernant le réchauffement climatique et qu’enfin je suis un adepte du nucléaire civil. J’ajouterai enfin pour résumer mes positions « politiquement incorrectes » que la théorie du Big Bang ne me satisfait pas bien que n’étant nullement astrophysicien. Ce que l’on observe aujourd’hui avec les plantes transgéniques, au moins en Europe, est typique de cette démarche contraire aux évidences même de la science dure dans laquelle j’englobe les quatre disciplines fondamentales, les mathématiques, la physique, la chimie et la biologie, les autres disciplines scientifiques stricto sensu étant des « filiales » de ces dernières même si ce sont pour certaines des disciplines scientifiques à part entière comme l’astrophysique, la zoologie ou la paléontologie. Quand un groupuscule politisé s’empare d’un résultat scientifique à des fins idéologiques, il s’agit de scientisme et c’est donc le cas pour les plantes transgéniques. En ce qui concerne le climat, la prétendue évolution climatique (à venir, donc non prouvée) vers un réchauffement, le biais est encore plus évident puisqu’il s’agit de théories basées sur des simulations. Or, comme toute simulation nécessite l’entrée de paramètres initiaux dans le modèle utilisé, tout est permis pour atteindre le but recherché, et ce genre d’attitude est contraire aux principes fondamentaux de la science, à savoir l’objectivité. Pour les climato-alarmistes, jamais ils ne verront leurs hypothèses prouvées par les faits puisque les trends mis en évidence par la paléoclimatologie sont de longue durée, des dizaines, centaines ou milliers d’années. Nier par exemple que malgré le retour d’expérience de près de vingt années les plantes transgéniques ne sont pas dangereuses ni pour l’animal ni pour l’homme est une attitude contraire à la science, nier que l’effet de serre du CO2 n’a jamais été prouvé ou que l’éventuelle contribution de la chaleur anthropique dissipée sur la planète ne représente même pas un millième de l’énergie radiative reçue du soleil par la terre, pour des raisons politiques ou idéologiques inavouées relève non seulement de la malhonnêteté mais de l’imposture. On est donc bien en face d’une forme de scientisme qui s’est infiltré dans tous les rouages de la politique des pays occidentaux. Quand on entre les mots « global warming » dans Google, il y a 238 millions de pages web, quand on entre GMO on trouve (seulement) près de 49 millions de pages et quand on entre big bang c’est encore plus extravagant, il y a 375 millions de pages web comprenant cette expression « big bang » ! Certes, la théorie du big bang est plus ancienne que la théorie du réchauffement climatique, mais ces chiffres font peur car ils indiquent bien à quel point l’ensemble de l’humanité est manipulable (et manipulée) par des idéologues qui n’ont rien de scientifiques, bien au contraire. A propos du big bang, j’ai demandé à plusieurs reprises à des astrophysiciens de m’expliquer où se trouvaient aujourd’hui les galaxies dont la lumière avait mis 13 milliards d’années pour nous parvenir sachant que l’univers est en expansion. Pas de réponse parce que cette question est embarrassante et pour cause, la théorie du big bang n’a jamais été prouvée, elle n’est basée que sur des calculs compliqués tendant à expliquer la présence du rayonnement correspondant à la température, de mémoire, de 2,7 degrés Kelvin. La théorie du big bang n’est qu’un artifice mathématique mais combien juteux pour alimenter les laboratoires de recherche en astrophysique. La théorie du réchauffement climatique n’est que le résultat de calculs biaisés sinon truqués réalisés avec des super-ordinateurs mais combien juteux pour des milliers de laboratoires dans le monde et tout bénéfice pour les politiciens lourdement conditionnés par des groupuscules idéologiques. On baigne donc dans le scientisme sans vraiment s’en rendre compte et cela risquerait bien de nous coûter très cher.

5 réflexions au sujet de « Science et scientisme … »

  1. >A propos du big bang, j’ai demandé à plusieurs reprises à des astrophysiciens de m’expliquer où se trouvaient aujourd’hui les galaxies dont la lumière avait mis 13 milliards d’années pour nous parvenir sachant que l’univers est en expansion.

    **Hum** **Hum** , l’age de l’univers, qui est, rappelons le estimé à 13,798±0,037 milliard d’années fut mesuré à partir de multiples sources:

    1. En mesurant:
    1. Si l’expansion de l’univers va en accélérant (théorie actuelle) , à continuer de façon linéaire, à s’arrêter ou de s’inverser (big crunch).
    2. La vitesse actuelle de l’expansion de l’univers (red shift d’étoiles s’éloignant de nous).
    Et cela donne: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/4d/Universe.svg

    2. Une autre avec WMAP qui a à voir avec le découplage du rayonnement(https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9couplage_du_rayonnement) qui donne un age de l’univers de 13,772±0,059*10^9.
    (Source: http://arxiv.org/abs/astro-ph/0302209)

    3. La même technique (je crois) avec Planck donne 13,813±0,058*10^9. (Source: http://arxiv.org/abs/1303.5062).

    Note: On combine ces résultats (Planck+WMAP
    +highL+BAO et leurs marges d’erreurs) et on trouve 13,798±0,037*10^9

    Puis nous avons l’âge de la plus vieille étoile connue (HD 140283) a 14,46±0,8*10^9 années, ce qui est compatible avec l’estimation.(Source: http://arxiv.org/abs/1302.3180)

  2. Si je vous suis bien, les cosmologistes qui travaillent sur le Big Bang sont des scientistes à ranger dans le même sac que les Séralinis.
    J’ai déjà lu des critiques de la théorie du Big Bang, mais il s’agissait de points de détails. Mais là, je trouve que vous y allez fort ! Votre billet me donne l’impression que vous considérez toute la théorie du Big Bang comme une vulgaire machination.
    Ai-je bien compris ?
    Niez-vous l’existence même du décalage vers le rouge et du rayonnement à 2.7 K ?
    Si oui, alors, vous dénoncez là un énorme complot mondial qui reste à prouver.
    Si non, ne vous semble-t-il pas légitime que des scientifiques cherchent à produire une théorie qui permette de rendre compte des ces observations ?
    Après, si vous voulez simplement dire par là que la théorie du Big Bang n’a pas d’intérêt pratique et que les l’argent investi dans le domaine de la cosmologie serait mieux ailleurs, je vous suis.
    Mais présenter la théorie du Big Bang comme une vulgaire machination … non, décidément, je ne vous suis pas.

  3. Je ne suis pas astrophysicien mais un modeste enzymologiste à la retraite (juste pour me resituer) mais quand je vois de superbes images du téléscope Hubble montrant des galaxies dont le signal lumineux a parcouru 13 milliards d’années lumière et que le commentaire du site de la NASA dit « telles qu’elles étaient il y a 13 milliards d’années, c’est-à-dire peu après le big bang, vous comprendrez que je peux, comme tout un chacun, me poser quelques questions très anthropomorphiques, j’en conviens. J’ai envoyé un mail à Thibault Damour, l’un des grands astrophysiciens français spécialiste de la théorie des cordes en lui posant cette question, il ne m’a jamais répondu. J’ai l’impression, que je ne pourrai jamais prouver parce que je ne suis pas mathématicien ni physicien, qu’il y a quelque part une erreur de calcul comme je l’avais suggéré d’ailleurs à Thibault Damour, mais vous devez comprendre que se débattant avec des espaces à 24 dimensions, il n’a probablement pas apprécié. En aucun cas, et je ne me serais pas permis cette attitude, je ne dénigre la recherche en astrophysique mais je me pose des questions. Prenez par exemple le nuage dit de Hoort d’où arrive la comète Ison, on n’a aucune idée de sa nature et de son importance massique par rapport au système solaire puisqu’il semblerait s’étendre jusqu’à une année lumière du soleil. Le nuage de Hoort fait-il partie de la matière noire ? Fait-il partie des restes de la supernova dont l’explosion a donné naissance au soleil, la seule explication de la présence d’éléments lourds sur la terre ? Bien d’autres questions peuvent être légitimement posées …

    • Vous vous posez juste des questions, ok d’accord. Ce n’est pas l’impression que m’a donné votre post. J’avais l’impression que vous étiez beaucoup plus affirmatif.
      D’ailleurs, c’est intéressant que vous citiez la théorie des cordes dans ce commentaire. Car il me semble beaucoup plus pertinent d’être circonspect sur la
      théorie des cordes que sur la théorie du Big Bang. Vous savez certainement qu’il y a un vif débat à l’intérieur de la communauté scientifique pour savoir quel statut on doit donner à la théorie des cordes et si ça vaut le coup de continuer le travail théorique dans cette branche, en l’absence d’observation. Ce n’est en revanche pas le cas de la théorie du Big Bang (tant qu’on reste sur les grandes lignes bien entendu), celle-ci faisant l’objet d’un consensus fort (mais pas unanime, bien sûr, car l’unanimité n’existe que dans les dictatures).
      Vous parlez de la matière noire. Un sujet polémique par excellence. J’espère que vous ne remettez pas en cause les bases de la théorie du Big Bang, juste à cause des débats sur la matière noire ou l’énergie sombre. Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. On peut très bien être dubitatif sur la matière ou l’énergie noire, sans pour autant remettre en cause la théorie du Big Bang. Ce serait comme remettre en cause la rotondité de la terre, sous prétexte qu’on ne comprends pas bien le comportement du champ magnétique terrestre (ce que font les adeptes de la théorie de la terre plate).
      Bref, il y a un monde entre se poser des questions sur des points particuliers et remettre en cause globalement la théorie du Big Bang.
      C’est cette ambiguïté dans votre post sur le scientisme qui ne m’a fait réagir. C’est pour ça que je me suis permis de vous demander, pour lever l’ambiguïté, si vous niez l’existence du décalage vers le rouge et du rayonnement à 2.7K …

  4. « …la présence du rayonnement correspondant à la température, de mémoire, de 2,7 degrés Kelvin…. »
    non: on ne dit plus degré kelvin (ou ° k) depuis fort longtemps, simplement « 2,7 kelvin » ou « 2,7 k »
    bien à vous

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