La bêtise (des politiciens) n’a pas de limite …

Le gouvernement français a décidé de taxer les utilisateurs de Skype pour la simple raison que ce service gratuit de téléphonie et de vidéo conférence (Google + propose sensiblement le même service, est-ce que le gouvernement va aussi taxer Google ? Ca promet d’être épique) entre en concurrence directe avec la téléphonie fixe ou mobile et qu’il s’agit d’un avantage injustifié. Mais il y eut des précédents en France dans le même genre de stupidité affligeante comme par exemple la pétition des fabricants de chandelle (http://bastiat.org/fr/petition.html) combattue par l’économiste Frédéric Bastiat en … 1845. Dans la même veine de bêtise frisant l’irrationnel plutôt que le ridicule, le gouvernement espagnol a décidé de taxer les panneaux solaires à usage personnel pour produire de l’électricité (mais c’est vrai : http://elpais.cr/frontend/noticia_detalle/6/83700?fb_action_ids=604341192919588&fb_action_types=og.likes&fb_source=other_multiline&action_object_map={« 604341192919588 »:604892356217086}&action_type_map={« 604341192919588″: »og.likes »}&action_ref_map=[] ).

Tout se délite, les politiciens ont perdu le sens de la réalité …

Et si le mercure n’était pas aussi toxique qu’on le croit …

On associe l’ingestion de méthyl-mercure à des désordres mentaux tels que l’autisme dont on ignore d’ailleurs toujours les causes précises et il est depuis une dizaine d’années recommandé aux femmes enceintes de ne pas manger trop de poissons pélagiques, pour la plupart en bout de chaine alimentaire océanique (voir l’illustration) dont le thon albacore, qui accumulent le méthyl-mercure dans leurs muscles. Pourquoi cette recommandation, parce qu’on craint un effet toxique du méthyl-mercure sur le fœtus et en particulier sur le développement du cerveau.Mais c’est un peu comme l’effet de serre du gaz carbonique, on n’a jamais montré d’évidente relation de cause à effet. Pour en avoir, comme on dit, le cœur net, une équipe de médecins de l’Université de Rochester, NY a mené une enquête détaillée dans la République des Seychelles parce que les habitants de cet archipel plus connu des touristes que des scientifiques mangent des quantités extravagantes de poisson, les touristes aussi mais quand ils rentrent dans leurs contrées natales embrumées et pluvieuses, ils se remettent vite au hamburger d’où l’impossibilité de mener une étude épidémiologique sur les effets du mercure dans des pays où l’éventail de nourriture protéinée fausserait les statistiques et les protocoles d’étude. Cette étude a débuté en 1986 sur 1784 enfants observés depuis leur naissance jusqu’à aujourd’hui, en ayant pris soin d’échantillonner quelques cheveux de la mère au moment de la naissance afin d’y mesurer la quantité de mercure, le cheveu accumulant particulièrement bien le méthyl-mercure. Les enfants ont ensuite été suivi à l’école par leurs professeurs (les Seychelles font partie de ces pays ayant un taux de scolarisation de 100%) et ils ont également été soumis à divers tests afin d’évaluer leurs facultés cognitives, sachant que leurs mères, au moment de leur naissance, montraient des taux de mercure dans leurs cheveux très supérieurs (jusqu’à dix fois plus) à ce que l’on considère comme la limite acceptable pour la bonne santé du foetus. Dans cet échantillon étudié, il fut tenu compte également du fait que toute la population avait été vaccinée et que les vaccins contenaient du Thimérosal, un mercuriel contenant de l’éthyl-mercure. Or l’éthyl-mercure, contrairement à son petit frère le méthyl-mercure, est rapidement éliminé dans les urines et ne s’accumule pas dans l’organisme. Le thimérosal est un agent stabilisateur des vaccins qui a été interdit à la fin des années 90 en raison de soupçons de dangerosité. Mais revenons à cette étude sur cette population « sentinelle » des Seychelles. En éliminant tous les facteurs pouvant perturber la bonne interprétation des résultats, l’équipe de l’Université de Rochester n’a pas pu établir d’effets du mercure (sous forme de méthyl-mercure dans les poissons) sur les capacités cognitives des enfants. Les auteurs écrivent même ceci : « Nous avons plutôt observé un effet inverse, une association bénéfique (du mercure) avec le degré de sociabilité des enfants (…) qui peut être attribuée à des effets inconnus ou non quantifiables des nutriments contenus dans les poissons marins ». Les médecins en ont donc conclu que les poissons pélagiques contiennent des ingrédients qui protègent l’enfant au cours de la grossesse puis plus tard lors de la croissance de ce dernier. On peut incriminer la qualité de l’étude et le nombre réduit d’enfants impliqués dans cette étude pas toujours réalisée en suivant des critères précis de la part des professeurs ou des parents et dans le doute, les autorités américaines ont maintenu leur alarme auprès des femmes enceintes de ne pas trop manger de poissons pélagiques. Pour ma part, je continuerai à baver pour un tartare de « yellow fin » (thon jaune ou albacore) pêché quelques heures avant de le déguster dans mon restaurant local préféré sans état d’âme. 

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Source : US News and World Reports, Forbes, crédit photo, Forbes

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Autism+Spectrum+Disorder+Phenotypes+and+Prenatal+Exposure+to+Methylmercury

Abeilles : encore des preuves contre les pesticides !

J’avais mentionné dans un précédent billet que les bourdons importés pour polliniser les cultures sous serres ne répondaient pas toujours aux critères sanitaires imposés par les règlements en vigueur et que compte tenu du surcoût que représentait une inspection sanitaire détaillée, celle-ci était tout simplement négligée. Tant pis pour les bourdons mais surtout tant pis pour les abeilles qui, exposées aux bourdons infectés, contractent diverses maladies dont des bactéries détruisant le tractus intestinal des ouvrières et des butineuses sans épargner la reine et mettant en danger la survie de la ruche. L’un des parasites transporté par les bourdons est le Nosema spp. apis, un parasite unicellulaire classé parmi les champignons qui affaiblit les butineuses à tel point qu’elles ne peuvent plus revenir à la ruche. On a attribué ce comportement des butineuses à l’abus de pesticides, mais on comprend ainsi que le déclin inexorable des abeilles est multifactoriel. La sensibilité des abeilles aux parasites est exacerbée par les pesticides mais jamais une étude détaillée n’avait été vraiment conduite pour le prouver sur le terrain.

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C’est ce que vient de publier une équipe de biologistes de l’Université du Maryland à College Park. L’étude a été effectuée avec des ruches placées au milieu de cultures maraîchères et fruitières variées, comprenant des amandiers, des pommiers, cassis et canneberge ainsi que des concombres, pastèques et courges. Cette étude a été réalisée dans plusieurs Etats dont la Californie, le New-Jersey, le Delaware ou encore la Pennsylvanie. D’une part l’analyse des pollens ramenés à la ruche par les butineuses a montré qu’ils contenaient tous des pesticides et parfois jusqu’à trente pesticides différents comprenant des fongicides, des insecticides et même des herbicides pour un quart des échantillons de pollens analysés. Je n’ai pas l’intention d’ennuyer mes lecteurs mais il semble intéressant de noter les diverses familles de pesticides trouvés parfois à des doses supérieures à celles dites sub-létales. Dans l’énumération qui suit, les données entre parenthèse représentent le pourcentage d’échantillons de pollen contaminés par le pesticide en question : oxadiazines (10,5), néonicotinoïdes (15,8), carbamates (31,6), cyclodiènes (52,6), formamidines (52,6), organophosphates (63,2) et pyréthroïdes (100). Ca fait carrément peur surtout quand on sait que tous ces produits aux noms évocateurs se retrouvent dans le miel avec lequel on fait des tartines au petit déjeuner pour nos enfants et petits-enfants. Sans vouloir abuser de la patience de mes lecteurs il faut tout de même mentionner que huit fongicides différents ont été détectés dont un, le chlorothalonil, à une dose quatre fois supérieure à la dose sublétale admise (LD50) et 21 insecticides différents pratiquement tous présents à des doses supérieures à la LD50 en particulier les pyréthroïdes et les néonicotinoïdes. Pire encore, dans une étude séparée pour déterminer ceux parmi les pesticides détectés dans le pollen lesquels pouvaient avoir une incidence sur l’infection des abeilles par le Nosema, 22 d’entre eux (parmi les 35 détectés) augmentaient significativement le risque d’infection et en particulier le chlorothalonil, le résidu le plus abondant trouvé dans tous les pollens étudiés et qui est pourtant un fongicide. Un autre fait marquant révélé par cette étude est la tendance des abeilles à récolter le pollen des cultures qu’elles « connaissent » comme celui des amandiers ou des pommiers et à ne récolter que le nectar des autres cultures en particulier de la canneberge, mais pas pour les concombres, les citrouilles ou les pastèques, et se contenter de récolter le pollen des fleurs sauvages se trouvant près des champs cultivés. Cette observation précieuse montre que ce ne sont pas nécessairement les pesticides répandus sur les cultures qui nuisent aux abeilles mais ces mêmes pesticides se trouvant « par erreur » sur les fleurs sauvages et transportés par le vent lors des applications par pulvérisation. On comprend dès lors la nécessité pour les agriculteurs de respecter des règles très strictes lors des applications de pesticides afin de préserver la viabilité des abeilles, comme par exemple l’absence totale de vent. Enfin, l’effet délétère des fongicides tels que le chlorothalonil ou la pyraclostrobine sur la susceptibilité des abeilles au Nosema constitue un fait nouveau. Ce genre de situation n’avait été observé qu’avec l’utilisation de pesticides dirigés contre le varroa. Les biologistes auteurs de cette étude parue dans PlosOne insistent aussi sur le fait que les divers pesticides retrouvés dans le pollen à des doses incroyablement élevées puissent agir en synergie pour finalement détruire les ruchers en peu de temps. Si les abeilles pouvaient (encore) parler, elle remercieraient chaleureusement les chimistes qui n’ont aucun état d’âme sinon de réaliser des profits … après les abeilles le déluge, ou plutôt non, la famine … 

Source: PlosOne, crédit photo: Université du Maryland

On n’auraka …

Après la mise à pied de l’ancienne militante de SOS racisme qui avait été catapultée ministre de l’énergie et de l’environnement voilà maintenant que c’est un faucheur d’OGM qui prend sa place. Cette valse des marocains pour le moins cocasse appelle deux commentaires. SOS racisme est une association financée par les contribuables dont le seul objectif est de faire régner un calme précaire dans les banlieues (il paraît qu’il y a des races différentes des autres dans les banlieues, ça ferait bondir Levy-Strauss s’il était encore de ce monde) et de surtout veiller à ce que l’identité des caillasseurs, des trafiquants de drogue du neuf trois, des assassins des quartiers nord de Marseille, et j’en passe ne soit surtout pas révélée par la presse. Celle-ci (la presse) est aux ordres de SOS racisme et du gouvernement, il faut qu’elle soit « politiquement correcte » selon la fameuse expression de Lénine. Comment une ancienne responsable de cette ONG opaque et ultra-politisée aurait-elle pu être en mesure de prendre des décisions qui engagent les générations futures, comment une telle personne pourrait avoir une vision synthétique et globale d’un futur pour le moins incertain mais dont on sait d’ors et déjà qu’il sera encore plus vorace en énergie qu’aujourd’hui ? La question se pose donc frontalement. Pour le nouveau détenteur du ministère, un certain Martin, ami de longue date de Bové, activiste téléguidé par Greenpeace et convaincu de la légitimité de ses actions conformes à son idéologie obscurantiste d’inspiration trotskiste mais non conformes à la loi, comment et par quel subterfuge peut-il à son tour se trouver à la tête de ce ministère clé ? Ce triste individu a participé à des actions illégales de destruction d’essais en plein champ de plantes transgéniques dont la mise au point financée par les contribuables était le plus souvent orientée vers des buts thérapeutiques ou d’amélioration de la résistance des plantes à certains stress, j’insiste, des recherches financées par les contribuables puisqu’aucun organisme privé français n’est impliqué au jour d’aujourd’hui dans la transgénèse végétale et ce sont donc le CNRS, l’INRA et l’INSERM qui effectuent ce genre de recherche. Qui plus est, une amnistie pour faits de grève avec détérioration du bien public ou privé et faits de fauchage a été réclamée avec l’appui du parti communiste et naturellement de la CGT. Apparemment c’était trop grossier pour être acceptable mais avec la Ministre de la Justice on peut s’attendre à tout. Donc, au ministère de l’énergie et de l’environnement se trouve un terroriste qui n’a eu de cesse de ne respecter ni la loi ni l’argent des contribuables avant d’être promu à ce poste en remerciement de ses bons et loyaux services rendus à la cause citoyenne (surtout celle de Greenpeace), il faut se pincer pour être certain de ne pas avoir d’hallucinations ! Ce monsieur, pour faire bonne contenance et justifier immédiatement sa promotion a déclaré que le centre de production nucléaire de Fessenheim serait fermé « d’ici le 31 décembre 2016 », point à la ligne. Venant d’un ancien faucheur d’OGM il va sans dire que cette décision a été longuement murie, pesée, évaluée dans tous les sens avec ses collègues de Greenpeace, sans jamais aborder les retombées économiques, financières, sociales, environnementales et éthiques que pouvait entrainer une telle décision prise à l’arrache sur un coup de sang idéologique. Pour pallier aux gigantesques pertes financières que cette fermeture occasionnera à EDF, on n’auraka augmenter le prix du kWh, ça a déjà commencé. Pour les retombées économiques locales, plus de redevances versées aux communes et au département, on n’auraka augmenter les impôts locaux. Pour les retombées sociales, pas de problème, on n’auraka reconvertir les employés de la centrale dans le démantèlement, le nouveau business si cher aux écologistes. Et pour les conséquences environnementales, apparemment cet écologiste n’a pas imaginé un seul instant qu’il faudrait importer du gaz russe et du pétrole saoudien pour produire l’équivalent d’énergie électrique, l’EPR de Flamanville n’étant en construction qu’uniquement pour pallier à l’augmentation continue de la consommation d’électricité, les moulins à vent et les panneaux solaires (même à bas coût made in PRC) ne représenteront jamais qu’une infime part dans le paquet énergétique électrique de la France, il n’y a qu’à constater le cas (d’école) de la politique énergétique désastreuse du Danemark … on n’auraka dénoncer la signature par la France du protocole de Kyoto, bravo les écolos ! Enfin au niveau éthique, ce Martin semble ignorer les recommandations de l’ASN et de l’IRSN qui se sont prononcé en toute connaissance de cause en faveur d’une prolongation de l’exploitation de ce centre de production, on n’auraka supprimer ces organismes aux mains des lobbys anti-écolos.

La France, dirigée par de tels individus est définitivement foutue … 

Boissons « zéro » : attention Danger !

La consommation de boissons sucrées outrageusement est maintenant reconnue comme étant une des principales causes du surpoids, de l’obésité, de l’apparition de diabète de type 2 et de syndromes métaboliques. Les fabricants de boissons sucrées, suivant les recommandations des médecins praticiens ont donc selon une logique élémentaire proposé les mêmes boissons, même goût, même couleur, ne contenant plus de sucre assimilable mais des agents sucrants synthétiques ou naturels : sucralose (500), aspartame (200), saccharine (300), acésulfam de potassium (200) et stévioside (300). Entre parenthèse figure le pouvoir sucrant de chaque succédané de sucre de canne ou de betterave, le sucre de table appelé aussi saccharose, à ne pas confondre ni avec la saccharine ni avec le sucralose. Il n’est donc pas nécessaire d’utiliser des doses massives de ces produits de remplacement puisque leur « pouvoir sucrant », c’est-à-dire la sensation de sucré qu’ils génèrent, est considérable, et si certains d’entre eux sont partiellement assimilables, ils sont présents en quantités infimes dans les boissons dites « zéro » dont l’usage s’est répandu dans le monde de façon fulgurante à tel point que la version « zéro » pourrait bien un jour détrôner la version « normale » de certaines boissons sucrées (avec du sucre de canne ou pire du sirop de maïs enrichi en fructose) et pétillantes que je ne nommerai pas. Intuitivement on est en droit de croire que ces boissons puisque dépourvues de calories sont bénéfiques pour la santé. Or il n’en est rien comme je vais tenter de l’expliquer aussi clairement que possible dans ce billet.

Le « sucré » sur les papilles gustatives est reconnu par le cerveau comme du sucre en tant que tel et ce dernier stimule le pancréas à titre préventif si l’on peut dire pour produire de l’insuline. J’ai déjà parlé dans ce blog des effets inexpliqués du sucralose sur les tests de tolérance au glucose. (https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/05/30/des-nouvelles-sur-ledulcorant-sucralose-canderel-splenda-ou-aqualoz/ ).

Une autre observation faite par de Susan Swithers de l’Université Purdue (Indiana) est également troublante, non pas sur l’effet des édulcorants de synthèse sur la régulation de la glycémie, mais des conséquences totalement inverses de celles attendues sur les statistiques relatives à l’obésité. L’augmentation de l’obésité (aux USA) n’est pas corrélée avec la quasi stagnation des ventes de sodas sucrés et il semblerait comme l’indique la figure ci-dessous tirée de l’article du docteur Swithers dans Trends in Endocrinology and Metabolism qu’au contraire l’apparition des sodas « zéro » a favorisé la multiplication des cas d’obésité puisqu’entre 1994 et 2000 la consommation de sodas a très légèrement augmenté alors que les cas d’obésité ont doublé. Certes l’obésité est un syndrome métabolique multifactoriel mais on ne peut que constater une étrange corrélation avec les sodas « zéro » à la vue de ce graphique.

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Pour bien comprendre cette figure : ASB = soda « zéro calories », SSB = sodas contenant du sucre de table et/ou du sirop de maïs.

Ces résultats sont confirmés par des méta-études portant sur plusieurs centaines de milliers de personnes où ont été examinés tous les symptômes associés au surpoids et à l’obésité (diabète, troubles cardiovasculaires, etc). Il est apparu que les édulcorants de synthèse agissent comme des leurres an niveau du cerveau et perturbent les zones cérébrales riches en neurones dopaminergiques situés dans les « centres de récompense ou de bien-être » à tel point que le cerveau d’une personne habituée à boire des sodas « zéro » contenant de la saccharine ou du sucralose ne reconnaît plus le sucre de table (saccharose) correctement. Il en résulte un genre d’effet domino en cascade, l’ensemble du métabolisme étant normalement finement régulé, qui conduit à l’insensibilisation progressive des cellules hépatiques à l’insuline avec une perturbation de l’ensemble des hormones peptidiques produites par l’intestin et participant normalement à cette régulation du glucose (homéostase) dont l’insuline, le glucagon like peptide 1, le peptide insulino-tropique glucose dépendant (GIP) et d’autres peptides intestinaux qui participent tous au maintien de l’homéostase du glucose. Mais plus grave encore, ces édulcorants ont également un profond effet sur l’ensemble du métabolisme énergétique avec des conséquences néfastes sur la synthèse des acides gras (graisses) à partir du glucose qui n’est plus régulée correctement avec comme résultat évident le stockage des graisses en surplus dans le tissu adipeux sans réutilisation ultérieure possible puisqu’il n’est plus fait appel à ce réservoir d’énergie quand l’organisme en a besoin car l’équilibre du glucose est lui-même perturbé.

Ces résultats, enfouis dans une multitude d’études qui ont pu être corrélées les unes aux autres, font ressortir clairement un effet totalement contre-intuitif de l’usage des édulcorants artificiels sur le métabolisme qui est encore aggravé par, disons, la bonne conscience des buveurs de boissons « zéro » du genre : « puisque je bois des sodas zéro calories et que je mets une pastille de sucralose ou un petit sachet d’aspartame dans mon café, je peux me lâcher avec les pommes de terre, les nouilles et les patisseries », attitude qui est d’autant plus nocive que le métabolisme est déjà perturbé par l’usage des dits édulcorants que ce soit le sucralose (Splenda ou Canderel), l’aspartame ou la saccharine.

Conclusion, les édulcorants constituent un deuxième facteur aggravant de transmission de l’obésité après la mal-bouffe, mais les boissons « zéro » ne font-elles pas aussi partie de la mal-bouffe ? 

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Source : Trends in Endocrinology and Metabolism

 

Revue vespérale de presse ironique

La journée entière de pleine lune qui comme chacun sait rend les fous plus fous, les nymphomanes plus encore nymphomanes, les marées plus hautes que d’habitude et la météorologie plus instable et je passe sur tous les autres phénomènes qu’induit cette opposition diamétrale entre le soleil et la lune qui exercent une force d’attraction sur la terre et tous les éléments mouvants et donc soumis à cette attraction qui peuplent ou recouvrent la planète, en l’occurrence je veux parler des océans et des utérus des princesses. Il semble que la planète entière était en sommeil aujourd’hui, il est vrai qu’il fait chaud en Europe, en Amérique du Nord et au Japon, attendant la venue au monde de l’héritier ultime, pour le moment, de la dynastie royale dont j’ai oublié le nom, un événement immense arrivé à 20h30 GMT, faut-il le préciser. Une immense nouvelle qui va changer la face du monde … On n’est plus au XIXe siècle, quand l’Angleterre dominait la moitié du monde (et la France une partie du reste) et l’arrivée d’un heureux événement de ce genre signifiait simplement que le roi d’Angleterre avait un héritier qui pourrait perpétrer l’hégémonie militaire, commerciale et culturelle du royaume. La vieille Victoria présentait des signes de faiblesse, il fallait un descendant mâle. La cour d’Angleterre n’est pas un exemple de bonne moralité (ni celle d’Espagne, l’infante est mariée avec un escroc notoire au grand désespoir de son père qui est entré dans le quatrième âge) et presque au même instant le roi des Belges, dont tout le monde se fout d’ailleurs, démissionne pour passer le pouvoir (il n’en a aucun) à son fils, encore un autre événement royal d’une insignifiance affligeante mais au moins ça occupe les foules sur les plages … Je suis d’accord avec les Ecossais qui revendiquent leur indépendance !

Au fait, c’est pour quand le grand crack financier annoncé ?

L’open data médical et les essais cliniques : même opacité !

Il est intéressant de rapprocher un article de Contrepoints paru hier 21 juillet ( http://www.contrepoints.org/2013/07/22/131617-open-data-de-sante-en-france-toujours-pas-une-realite ) et celui paru le même jour dans le Guardian ( http://www.guardian.co.uk/business/2013/jul/21/big-pharma-secret-drugs-trials ) car dans les deux cas, l’accès public aux données de santé (open data, en particulier en France) et aux résultats d’essais cliniques de phase III (dans le monde – et également en France) lors du développement d’un nouveau médicament est impossible pour des raisons de confidentialité dans le premier cas et de secret industriel dans le second cas. On peut tout de même s’étonner de l’opacité régnant dans ce domaine et cela quelles que soient les tentatives répétées des politiques pour atteindre plus de transparence. Par exemple, le fait que près de 20000 personnes meurent chaque année en France à la suite de prescriptions médicales inadaptées, injustifiées ou incompatibles avec d’autres médicaments pris simultanément par les malades ne peut pas être étudié en détail et en temps réel car le médecin se retranche derrière le secret médical et le laboratoire pharmaceutique ne publie jamais l’ensemble des résultats des essais cliniques. On peut donc suspecter qu’il y a un lien entre ces deux situations au détriment de la santé des malades. Si l’open data médical était généralisé (ce à quoi s’est engagé le récent G8 en Ulster), c’est-à-dire l’accès aux données médicales relatives aux traitements médicamenteux, en préservant une forme d’anonymat permettant de remonter éventuellement aux malades individuellement en cas d’incidents avérés, il serait alors beaucoup plus aisé d’établir des relations entre les causes de ces incidents observés lors des prescriptions, le suivi médical et l’évolution des maladies pour les rapprocher des résultats des essais cliniques réalisés intra muros par les compagnies pharmaceutiques. Ces compagnies ne publient jamais l’ensemble de leurs résultats et surtout se gardent bien de prendre en considération l’ensemble de ces derniers, mettant en avant ceux qui sont statistiquement satisfaisants et en passant sous silence ceux qui révèlent l’absence totale d’effets ou encore de dangereux effets secondaires. Les laboratoires pharmaceutiques se défendent en arguant que si leurs résultats étaient rendus publics et donc analysables par des scientifiques indépendants, « ils risqueraient d’être mal interprétés et nuire à la santé ». On croit rêver en lisant ça (Guardian) mais c’est pourtant la réalité. Les chimistes se retranchent derrière le secret professionnel et l’anonymat des patients impliqués dans les essais cliniques. On voit donc que les deux problèmes, open data et essais cliniques, se rejoignent. On peut dès lors se poser la question de savoir si les chimistes ne font pas obstruction pour l’établissement de l’open data sachant que l’accès aux données médicales pourrait faire ressortir de graves dysfonctionnement dans cette corporation à qui on ne peut pas vraiment décerner le premier prix d’honnêteté scientifique, de nombreux scandales sanitaires étant là pour le rappeler sinon pour le prouver ! Les chimistes se retranchent aussi derrière le respect nécessaire de l’anonymat des personnes participant aux essais cliniques et qui sont rémunérées pour ce faire (pas vraiment au Zimbabwe ou en Ethiopie mais c’est un autre problème) et c’est un autre faux argument d’une telle évidente mauvaise foi qu’on peut aussi en rire (jaune). L’open data constituerait en quelque sorte un genre d’essai clinique à grande échelle qui dans beaucoup de cas risquerait d’infirmer les allégations des laboratoires pharmaceutiques et c’est en définitive ce dernier point qu’ils redoutent. Les scandales du Vioxx et du Mediator auraient pu être évités, mais les scandales à venir des statines et de certains anti-diabétiques pourraient également être prévenus si l’open data était de mise. Il y a trop de centaines voire de milliers de milliards de dollars en jeu et quelques milliers de morts de plus ou de moins rapportés aux profits réalisés est un épiphénomène, tout restera encore (et pour une période indéfinie à n’en pas douter) opaque …