On n’auraka …

Après la mise à pied de l’ancienne militante de SOS racisme qui avait été catapultée ministre de l’énergie et de l’environnement voilà maintenant que c’est un faucheur d’OGM qui prend sa place. Cette valse des marocains pour le moins cocasse appelle deux commentaires. SOS racisme est une association financée par les contribuables dont le seul objectif est de faire régner un calme précaire dans les banlieues (il paraît qu’il y a des races différentes des autres dans les banlieues, ça ferait bondir Levy-Strauss s’il était encore de ce monde) et de surtout veiller à ce que l’identité des caillasseurs, des trafiquants de drogue du neuf trois, des assassins des quartiers nord de Marseille, et j’en passe ne soit surtout pas révélée par la presse. Celle-ci (la presse) est aux ordres de SOS racisme et du gouvernement, il faut qu’elle soit « politiquement correcte » selon la fameuse expression de Lénine. Comment une ancienne responsable de cette ONG opaque et ultra-politisée aurait-elle pu être en mesure de prendre des décisions qui engagent les générations futures, comment une telle personne pourrait avoir une vision synthétique et globale d’un futur pour le moins incertain mais dont on sait d’ors et déjà qu’il sera encore plus vorace en énergie qu’aujourd’hui ? La question se pose donc frontalement. Pour le nouveau détenteur du ministère, un certain Martin, ami de longue date de Bové, activiste téléguidé par Greenpeace et convaincu de la légitimité de ses actions conformes à son idéologie obscurantiste d’inspiration trotskiste mais non conformes à la loi, comment et par quel subterfuge peut-il à son tour se trouver à la tête de ce ministère clé ? Ce triste individu a participé à des actions illégales de destruction d’essais en plein champ de plantes transgéniques dont la mise au point financée par les contribuables était le plus souvent orientée vers des buts thérapeutiques ou d’amélioration de la résistance des plantes à certains stress, j’insiste, des recherches financées par les contribuables puisqu’aucun organisme privé français n’est impliqué au jour d’aujourd’hui dans la transgénèse végétale et ce sont donc le CNRS, l’INRA et l’INSERM qui effectuent ce genre de recherche. Qui plus est, une amnistie pour faits de grève avec détérioration du bien public ou privé et faits de fauchage a été réclamée avec l’appui du parti communiste et naturellement de la CGT. Apparemment c’était trop grossier pour être acceptable mais avec la Ministre de la Justice on peut s’attendre à tout. Donc, au ministère de l’énergie et de l’environnement se trouve un terroriste qui n’a eu de cesse de ne respecter ni la loi ni l’argent des contribuables avant d’être promu à ce poste en remerciement de ses bons et loyaux services rendus à la cause citoyenne (surtout celle de Greenpeace), il faut se pincer pour être certain de ne pas avoir d’hallucinations ! Ce monsieur, pour faire bonne contenance et justifier immédiatement sa promotion a déclaré que le centre de production nucléaire de Fessenheim serait fermé « d’ici le 31 décembre 2016 », point à la ligne. Venant d’un ancien faucheur d’OGM il va sans dire que cette décision a été longuement murie, pesée, évaluée dans tous les sens avec ses collègues de Greenpeace, sans jamais aborder les retombées économiques, financières, sociales, environnementales et éthiques que pouvait entrainer une telle décision prise à l’arrache sur un coup de sang idéologique. Pour pallier aux gigantesques pertes financières que cette fermeture occasionnera à EDF, on n’auraka augmenter le prix du kWh, ça a déjà commencé. Pour les retombées économiques locales, plus de redevances versées aux communes et au département, on n’auraka augmenter les impôts locaux. Pour les retombées sociales, pas de problème, on n’auraka reconvertir les employés de la centrale dans le démantèlement, le nouveau business si cher aux écologistes. Et pour les conséquences environnementales, apparemment cet écologiste n’a pas imaginé un seul instant qu’il faudrait importer du gaz russe et du pétrole saoudien pour produire l’équivalent d’énergie électrique, l’EPR de Flamanville n’étant en construction qu’uniquement pour pallier à l’augmentation continue de la consommation d’électricité, les moulins à vent et les panneaux solaires (même à bas coût made in PRC) ne représenteront jamais qu’une infime part dans le paquet énergétique électrique de la France, il n’y a qu’à constater le cas (d’école) de la politique énergétique désastreuse du Danemark … on n’auraka dénoncer la signature par la France du protocole de Kyoto, bravo les écolos ! Enfin au niveau éthique, ce Martin semble ignorer les recommandations de l’ASN et de l’IRSN qui se sont prononcé en toute connaissance de cause en faveur d’une prolongation de l’exploitation de ce centre de production, on n’auraka supprimer ces organismes aux mains des lobbys anti-écolos.

La France, dirigée par de tels individus est définitivement foutue … 

Boissons « zéro » : attention Danger !

La consommation de boissons sucrées outrageusement est maintenant reconnue comme étant une des principales causes du surpoids, de l’obésité, de l’apparition de diabète de type 2 et de syndromes métaboliques. Les fabricants de boissons sucrées, suivant les recommandations des médecins praticiens ont donc selon une logique élémentaire proposé les mêmes boissons, même goût, même couleur, ne contenant plus de sucre assimilable mais des agents sucrants synthétiques ou naturels : sucralose (500), aspartame (200), saccharine (300), acésulfam de potassium (200) et stévioside (300). Entre parenthèse figure le pouvoir sucrant de chaque succédané de sucre de canne ou de betterave, le sucre de table appelé aussi saccharose, à ne pas confondre ni avec la saccharine ni avec le sucralose. Il n’est donc pas nécessaire d’utiliser des doses massives de ces produits de remplacement puisque leur « pouvoir sucrant », c’est-à-dire la sensation de sucré qu’ils génèrent, est considérable, et si certains d’entre eux sont partiellement assimilables, ils sont présents en quantités infimes dans les boissons dites « zéro » dont l’usage s’est répandu dans le monde de façon fulgurante à tel point que la version « zéro » pourrait bien un jour détrôner la version « normale » de certaines boissons sucrées (avec du sucre de canne ou pire du sirop de maïs enrichi en fructose) et pétillantes que je ne nommerai pas. Intuitivement on est en droit de croire que ces boissons puisque dépourvues de calories sont bénéfiques pour la santé. Or il n’en est rien comme je vais tenter de l’expliquer aussi clairement que possible dans ce billet.

Le « sucré » sur les papilles gustatives est reconnu par le cerveau comme du sucre en tant que tel et ce dernier stimule le pancréas à titre préventif si l’on peut dire pour produire de l’insuline. J’ai déjà parlé dans ce blog des effets inexpliqués du sucralose sur les tests de tolérance au glucose. (https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/05/30/des-nouvelles-sur-ledulcorant-sucralose-canderel-splenda-ou-aqualoz/ ).

Une autre observation faite par de Susan Swithers de l’Université Purdue (Indiana) est également troublante, non pas sur l’effet des édulcorants de synthèse sur la régulation de la glycémie, mais des conséquences totalement inverses de celles attendues sur les statistiques relatives à l’obésité. L’augmentation de l’obésité (aux USA) n’est pas corrélée avec la quasi stagnation des ventes de sodas sucrés et il semblerait comme l’indique la figure ci-dessous tirée de l’article du docteur Swithers dans Trends in Endocrinology and Metabolism qu’au contraire l’apparition des sodas « zéro » a favorisé la multiplication des cas d’obésité puisqu’entre 1994 et 2000 la consommation de sodas a très légèrement augmenté alors que les cas d’obésité ont doublé. Certes l’obésité est un syndrome métabolique multifactoriel mais on ne peut que constater une étrange corrélation avec les sodas « zéro » à la vue de ce graphique.

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Pour bien comprendre cette figure : ASB = soda « zéro calories », SSB = sodas contenant du sucre de table et/ou du sirop de maïs.

Ces résultats sont confirmés par des méta-études portant sur plusieurs centaines de milliers de personnes où ont été examinés tous les symptômes associés au surpoids et à l’obésité (diabète, troubles cardiovasculaires, etc). Il est apparu que les édulcorants de synthèse agissent comme des leurres an niveau du cerveau et perturbent les zones cérébrales riches en neurones dopaminergiques situés dans les « centres de récompense ou de bien-être » à tel point que le cerveau d’une personne habituée à boire des sodas « zéro » contenant de la saccharine ou du sucralose ne reconnaît plus le sucre de table (saccharose) correctement. Il en résulte un genre d’effet domino en cascade, l’ensemble du métabolisme étant normalement finement régulé, qui conduit à l’insensibilisation progressive des cellules hépatiques à l’insuline avec une perturbation de l’ensemble des hormones peptidiques produites par l’intestin et participant normalement à cette régulation du glucose (homéostase) dont l’insuline, le glucagon like peptide 1, le peptide insulino-tropique glucose dépendant (GIP) et d’autres peptides intestinaux qui participent tous au maintien de l’homéostase du glucose. Mais plus grave encore, ces édulcorants ont également un profond effet sur l’ensemble du métabolisme énergétique avec des conséquences néfastes sur la synthèse des acides gras (graisses) à partir du glucose qui n’est plus régulée correctement avec comme résultat évident le stockage des graisses en surplus dans le tissu adipeux sans réutilisation ultérieure possible puisqu’il n’est plus fait appel à ce réservoir d’énergie quand l’organisme en a besoin car l’équilibre du glucose est lui-même perturbé.

Ces résultats, enfouis dans une multitude d’études qui ont pu être corrélées les unes aux autres, font ressortir clairement un effet totalement contre-intuitif de l’usage des édulcorants artificiels sur le métabolisme qui est encore aggravé par, disons, la bonne conscience des buveurs de boissons « zéro » du genre : « puisque je bois des sodas zéro calories et que je mets une pastille de sucralose ou un petit sachet d’aspartame dans mon café, je peux me lâcher avec les pommes de terre, les nouilles et les patisseries », attitude qui est d’autant plus nocive que le métabolisme est déjà perturbé par l’usage des dits édulcorants que ce soit le sucralose (Splenda ou Canderel), l’aspartame ou la saccharine.

Conclusion, les édulcorants constituent un deuxième facteur aggravant de transmission de l’obésité après la mal-bouffe, mais les boissons « zéro » ne font-elles pas aussi partie de la mal-bouffe ? 

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Source : Trends in Endocrinology and Metabolism

 

Revue vespérale de presse ironique

La journée entière de pleine lune qui comme chacun sait rend les fous plus fous, les nymphomanes plus encore nymphomanes, les marées plus hautes que d’habitude et la météorologie plus instable et je passe sur tous les autres phénomènes qu’induit cette opposition diamétrale entre le soleil et la lune qui exercent une force d’attraction sur la terre et tous les éléments mouvants et donc soumis à cette attraction qui peuplent ou recouvrent la planète, en l’occurrence je veux parler des océans et des utérus des princesses. Il semble que la planète entière était en sommeil aujourd’hui, il est vrai qu’il fait chaud en Europe, en Amérique du Nord et au Japon, attendant la venue au monde de l’héritier ultime, pour le moment, de la dynastie royale dont j’ai oublié le nom, un événement immense arrivé à 20h30 GMT, faut-il le préciser. Une immense nouvelle qui va changer la face du monde … On n’est plus au XIXe siècle, quand l’Angleterre dominait la moitié du monde (et la France une partie du reste) et l’arrivée d’un heureux événement de ce genre signifiait simplement que le roi d’Angleterre avait un héritier qui pourrait perpétrer l’hégémonie militaire, commerciale et culturelle du royaume. La vieille Victoria présentait des signes de faiblesse, il fallait un descendant mâle. La cour d’Angleterre n’est pas un exemple de bonne moralité (ni celle d’Espagne, l’infante est mariée avec un escroc notoire au grand désespoir de son père qui est entré dans le quatrième âge) et presque au même instant le roi des Belges, dont tout le monde se fout d’ailleurs, démissionne pour passer le pouvoir (il n’en a aucun) à son fils, encore un autre événement royal d’une insignifiance affligeante mais au moins ça occupe les foules sur les plages … Je suis d’accord avec les Ecossais qui revendiquent leur indépendance !

Au fait, c’est pour quand le grand crack financier annoncé ?

L’open data médical et les essais cliniques : même opacité !

Il est intéressant de rapprocher un article de Contrepoints paru hier 21 juillet ( http://www.contrepoints.org/2013/07/22/131617-open-data-de-sante-en-france-toujours-pas-une-realite ) et celui paru le même jour dans le Guardian ( http://www.guardian.co.uk/business/2013/jul/21/big-pharma-secret-drugs-trials ) car dans les deux cas, l’accès public aux données de santé (open data, en particulier en France) et aux résultats d’essais cliniques de phase III (dans le monde – et également en France) lors du développement d’un nouveau médicament est impossible pour des raisons de confidentialité dans le premier cas et de secret industriel dans le second cas. On peut tout de même s’étonner de l’opacité régnant dans ce domaine et cela quelles que soient les tentatives répétées des politiques pour atteindre plus de transparence. Par exemple, le fait que près de 20000 personnes meurent chaque année en France à la suite de prescriptions médicales inadaptées, injustifiées ou incompatibles avec d’autres médicaments pris simultanément par les malades ne peut pas être étudié en détail et en temps réel car le médecin se retranche derrière le secret médical et le laboratoire pharmaceutique ne publie jamais l’ensemble des résultats des essais cliniques. On peut donc suspecter qu’il y a un lien entre ces deux situations au détriment de la santé des malades. Si l’open data médical était généralisé (ce à quoi s’est engagé le récent G8 en Ulster), c’est-à-dire l’accès aux données médicales relatives aux traitements médicamenteux, en préservant une forme d’anonymat permettant de remonter éventuellement aux malades individuellement en cas d’incidents avérés, il serait alors beaucoup plus aisé d’établir des relations entre les causes de ces incidents observés lors des prescriptions, le suivi médical et l’évolution des maladies pour les rapprocher des résultats des essais cliniques réalisés intra muros par les compagnies pharmaceutiques. Ces compagnies ne publient jamais l’ensemble de leurs résultats et surtout se gardent bien de prendre en considération l’ensemble de ces derniers, mettant en avant ceux qui sont statistiquement satisfaisants et en passant sous silence ceux qui révèlent l’absence totale d’effets ou encore de dangereux effets secondaires. Les laboratoires pharmaceutiques se défendent en arguant que si leurs résultats étaient rendus publics et donc analysables par des scientifiques indépendants, « ils risqueraient d’être mal interprétés et nuire à la santé ». On croit rêver en lisant ça (Guardian) mais c’est pourtant la réalité. Les chimistes se retranchent derrière le secret professionnel et l’anonymat des patients impliqués dans les essais cliniques. On voit donc que les deux problèmes, open data et essais cliniques, se rejoignent. On peut dès lors se poser la question de savoir si les chimistes ne font pas obstruction pour l’établissement de l’open data sachant que l’accès aux données médicales pourrait faire ressortir de graves dysfonctionnement dans cette corporation à qui on ne peut pas vraiment décerner le premier prix d’honnêteté scientifique, de nombreux scandales sanitaires étant là pour le rappeler sinon pour le prouver ! Les chimistes se retranchent aussi derrière le respect nécessaire de l’anonymat des personnes participant aux essais cliniques et qui sont rémunérées pour ce faire (pas vraiment au Zimbabwe ou en Ethiopie mais c’est un autre problème) et c’est un autre faux argument d’une telle évidente mauvaise foi qu’on peut aussi en rire (jaune). L’open data constituerait en quelque sorte un genre d’essai clinique à grande échelle qui dans beaucoup de cas risquerait d’infirmer les allégations des laboratoires pharmaceutiques et c’est en définitive ce dernier point qu’ils redoutent. Les scandales du Vioxx et du Mediator auraient pu être évités, mais les scandales à venir des statines et de certains anti-diabétiques pourraient également être prévenus si l’open data était de mise. Il y a trop de centaines voire de milliers de milliards de dollars en jeu et quelques milliers de morts de plus ou de moins rapportés aux profits réalisés est un épiphénomène, tout restera encore (et pour une période indéfinie à n’en pas douter) opaque …

Du monocrotophos à côté de l’huile dans une cuisine de cantine scolaire !

Du monocrotophos à côté de l’huile dans une cuisine de cantine scolaire ! Ca se passe en Inde dans l’Etat du Bihar. Jusque là rien de très inquiétant puisque cet insecticide est encore autorisé en Inde et fabriqué par Tata, le gigantesque conglomérat industriel indien qui n’y est pour rien, sauf que ce container n’avait rien à faire dans une cuisine de cantine scolaire car il suffit de 50 mg pour tuer un enfant. Vingt trois enfants de 5 à 12 ans y ont laissé la vie et une vingtaine d’autres seront probablement marqués à vie après avoir été contaminés par ce produit. Puisqu’il n’y a même pas eu de condamnation à la suite d’une enquête bâclée, il faut croire tout simplement que le personnel de la cantine ne savait pas lire et a confondu le container d’insecticide avec de l’huile de cuisine. Cet insecticide a été interdit il y a une dizaine d’années en Europe et en Amérique du Nord en raison de sa très forte neuro-toxicité chez l’homme mais en Inde, on le stocke dans les cuisines car il est probablement utilisé pour tuer la vermine qui doit pulluler en ces temps de mousson, surtout dans les cuisines …

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Bon appétit !

Les compléments vitaminiques ? encore une imposture !

 

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Il faut remonter aux années trente pour comprendre la genèse de cette vogue injustifiée et jamais confirmée de l’utilité des compléments vitaminiques pour la santé. Toute cette histoire est partie d’une lubie d’un prix Nobel de chimie qui démontra en 1931, à l’âge de 30 ans, que les liaisons chimiques n’étaient ni purement ioniques ni purement covalentes, mais entre les deux, un concept, l’électronégativité, qui fut confirmé plus tard et qu’Albert Einstein trouvait « trop compliqué pour lui » selon ses propres termes. Il s’agit de Linus Pauling. En 1949, après avoir collaboré avec l’armée américaine pour mettre au point des substituts du sang, Pauling avait orienté ses recherches vers les protéines et en particulier l’hémoglobine. Il publia en 1951 un fameux article sur la structure des protéines, transposant en quelque sorte ses travaux sur les liaisons chimiques à des structures complexes comme les protéines. Pauling fut récompensé pour ces travaux novateurs par le prix Nobel de Chimie en 1953. C’est en grande partie ces travaux de Pauling qui inspirèrent quelques années plus tard Crick et Watson quand ils élucidèrent la structure en double hélice de l’ADN, l’assemblage chimique retrouvé dans les protéines et appelé par Pauling hélice alpha. Tout découlait en fait des tous premiers travaux de Pauling sur l’électro-négativité et sa contre-partie l’électro-positivité permettant in fine ces assemblages en structures spatiales des chaines d’aminoacides dans les protéines ou des quatre bases de l’ADN reliées entre elles par des sucres et des phosphates. Comme beaucoup de prix Nobel, Pauling milita contre la guerre du Viet-Nam, contre la bombe atomique et tellement véhémentement que la Norvège lui décerna le prix Nobel de la Paix en 1962 ! Après, c’est le trou noir, une sorte de fuite en avant basée sur des idées erronées qui n’avaient plus rien à voir avec la science pure et dure dans laquelle il s’était illustré pourtant brillamment, Pauling fut en effet considéré comme l’un des plus grands scientifiques du XXe siècle. En 1966, à l’âge de 65 ans Pauling déclara sans aucunes preuves scientifiques à l’appui qu’en ingérant trois grammes de vitamine C par jour, il pourrait vivre sans encombre encore au moins 25 ans, probablement plus ! C’était un double prix Nobel qui déclarait ça haut et fort et tout le monde le crut, à commencer par les médias comme le Time Magazine. Pauling en rajouta une couche en publiant en 1970 un article sur les effets bénéfiques de la vitamine C sur le traitement du rhume, déclarant qu’en prenant jusqu’à trois grammes de vitamine C par jour quand on avait attrapé un vulgaire rhume, cette maladie serait vite éradiquée de la planète, rien que ça ! Mais c’était un prix Nobel et tout le monde l’a cru, surtout les laboratoires pharmaceutiques qui se sont frotté les mains, suivez mon regard … Pourtant, dès le début des années 40, des médecins avaient déjà conclu que la vitamine C ne présentait aucun effet bénéfique sur le traitement des rhumes et de la grippe. Comment Pauling put ressortir trente années plus tard une telle ineptie, mystère ! Toujours est-il que les ventes de vitamine C explosèrent littéralement tant aux USA qu’en Europe ou au Japon pour le plus grand bonheur des fabricants. Pauling, jouant sur son aura de prix Nobel déclara même que la vitamine C associée à d’autres compléments vitaminiques tels que les vitamines A et E avec du sélénium et le beta-carotène pouvaient repousser l’espérance de vie jusqu’à 125 ans et soigner toutes les maladies sans exception. Malgré le fait que Pauling était membre de l’Académie des Sciences américaine, il proposa un manuscrit sur les effets bénéfiques de ce type de traitement qui fut refusé, une exception rarissime qui ne mit pourtant pas fin aux délires de cet homme vieillissant appuyé par les médias, en particulier Time Magazine et naturellement des laboratoires pharmaceutiques comme Hoffman-Laroche. Malgré les démentis nombreux de la communauté médicale le mouvement était lancé et il perdure encore aujourd’hui car les suppléments vitaminiques assortis d’anti-oxydants et d’oligo-éléments font la fortune des laboratoires pharmaceutiques (25 milliards de dollars de chiffre d’affaire annuel) alors qu’un nombre incalculable d’études n’a jamais prouvé leur effet bénéfique ni sur la santé en général ni sur leur pouvoir curatif quel qu’il soit. Qui plus est, de nombreuses méta-études portant sur des centaines de milliers de personnes ont tendance à prouver exactement le contraire. Juste quelques exemples significatifs : en 1994, le National Cancer Institute (USA) en collaboration avec le Ministère de la Santé finlandais réalisa une étude sur 29000 finnois de plus de 50 ans ayant fumé une grande partie de leur vie et étant pour beaucoup encore des fumeurs, comme votre serviteur qui écrit ces lignes. Ce groupe fut choisi car il présente des risques élevés de cancer et de problèmes cardiaques. Une partie de ce groupe étudié reçut de la vitamine E et du beta-carotène (anti-oxydants supposés bénéfiques contre le cancer et les maladies cardio-vasculaires) en supplément par rapport au groupe de contrôle qui reçut un placebo. Les résultats, contre toute attente furent exactement à l’inverse de ce qu’on attendait, ces deux suppléments vitaminiques favorisaient significativement l’apparition tant de cancers que de troubles cardiovasculaires ! Une étude similaire fut conduite sur 18000 personnes à Seattle qui avaient été en contact avec de l’amiante au cours de leur vie professionnelle, même résultat troublant, l’administration de vitamine E et de beta-carotène accélérait l’apparition du cancer redoutable de la plèvre. Même genre d’études au Danemark en 2004 sur 170000 personnes pour les cancers de l’intestin, même résultats, la mortalité était plutôt augmentée ! Inutile de citer toutes les études et méta-études réalisées, juste une dernière pour la route : en 2011 une équipe de l’Université du Minnesota évalua les effets des suppléments vitaminiques associés à des oligoéléments sur 39000 femmes âgées prenant ou non quotidiennement le cocktail de jouvence préconisé initialement par Linus Pauling (multi-vitamines, magnésium, zinc, cuivre et fer) et encore une fois sans suppléments vitaminiques ces femmes âgées vivaient significativement plus longtemps que celles qui s’astreignaient pour une raison inexpliquée à ces suppléments quotidiennement. Comme quoi il faut être méfiant, surtout quand derrière ces croyances populaires initiées pourtant par un prix Nobel prestigieux et surtout reprises par les médias afin, en quelque sorte de les valider pour la plus grande satisfaction des laboratoires pharmaceutiques, il y a de réels effets pervers nuisibles à la santé ! Et ce genre d’idée fausse perdure puisque le grand public est toujours convaincu que la vitamine C est bénéfique quand on a un rhume ou une grippe. Si Einstein avouait ne pas comprendre l’électro-négativité de Pauling, il avait aussi déclaré que si on veut se faire une idée précise de l’infini, il suffit d’observer la bêtise humaine …

Source et crédit photo : Businessinsider

La datafication, datifier ou datafier …

Ce sont les nouveaux mots qui circulent maintenant, difficile de trouver des mots équivalents en français, laissons les Québécois le faire à notre place et si on demande aux Académiciens de se pencher sur le problème ils mettront un quart de siècle pour rendre leurs conclusions. On a parlé ces dernières semaines de la NSA et du scandale révélé par Snowden qui pour certains est un héros et pour d’autres un traître, mais Snowden n’a rien révélé de nouveau. Qui a été le premier à espionner les utilisateurs d’internet ? Google naturellement. Il est très facile de s’en rendre compte quand on fait une recherche, les premières suggestions de Google sont ciblées et correspondent – pas toujours – aux thèmes les plus courants des recherches effectuées dans les jours ou les semaines précédentes sans qu’on s’en rende compte, c’est sub-liminal mais bien réel. Autant dire que les travaux en profondeur de Google ont attiré l’attention de la NSA mais aussi de bien d’autres organismes sévissant sur internet, c’est la datafication de l’individu, on est datafié et on peut tenter de passer inaperçu en cryptant les messages, rien n’y fait, notre adresse IP reste, toutes informations que l’on fait entrer et sortir de l’ordinateur sont mémorisées. Inutile d’effacer les cookies et les historiques de recherche, c’est trop tard, tout est parti dans des centres de stockage gigantesques répartis dans le monde entier et interconnectés. Il suffit d’avoir ses entrées pour en disposer, pour espionner, étudier des stratégies de marketing, trouver la bonne personne susceptible de correspondre au profil souhaité pour un job spécialisé… Outre Google, LinkedIn et Facebook, Twitter ou encore Wase sont aussi de la partie, on est cerné de toutes parts. Et les applications dans le domaine des ressources humaines (RH) est surprenant quand on sait qu’une entreprise consacre 50 à 60 % de ses revenus à la paie de ses employés. La collecte des données relatives aux employés d’une entreprise est un outil précieux pour améliorer la productivité. Par exemple, une grosse société de services financiers a analysé la profitabilité de ses produits et découvert que certaines de ses équipes de vendeurs se situaient au dessus de la moyenne statistique. Après avoir analysé un large ensemble d’éléments et d’informations relatifs à ces vendeurs, la société s’est rendue finalement compte qu’une sorte d’élite de vendeurs bien entrainés et connaissant parfaitement leurs produits arrivaient à de meilleurs résultats que la majorité des autres personnels. La direction des ressources humaines a alors modifié ses critères de sélection en optimisant le profil de recherche à partir de ces « datafications » et a réalisé ainsi de substantiels gains de productivité. Mais sans analyse fine d’un grand nombre de paramètres, ce résultat n’aurait pu aboutir. Souvent, les RH réagissent selon des impressions ou des « convictions intimes » parfois contre-productives alors qu’il existe des logiciels d’analyses multi-factorielles à leur disposition sachant que dans toute entreprise de taille respectable, chaque employé est datafié et ce type de logiciel peut être utile pour appréhender le profil idéal d’une nouvelle recrue. Mais en réalité, les RH disposent le plus souvent de logiciels datant de plusieurs années, 5 années voire plus, et totalement inadaptés à la « datafication » pour ne pas dire obsolètes. Or de tels outils modernes sont disponibles en « cloud » auprès d’Oracle, ADP ou Workday et intègrent l’ensemble des applications nécessaires à une optimisation des RH plutôt que de conserver des applications séparées les unes de autres. A peine plus de 10 % des RH des entreprises se sont équipé récemment de systèmes permettant de datafier le personnel et d’exploiter correctement les données après une analyse statistique fine afin de détecter les vrais talents opérationnels au sein de l’entreprise. On estime que la datafication va générer des millions d’emplois et des centaines de milliards de dollars …

 

Source : Gartner, Inc. et Deloitte

Billet d’humeur politique (Detroit est en faillite, et la France ?)

Aux USA, l’organisation juridique des Etats ménage une grande liberté aux villes petites ou grandes pour s’administrer de manière autonome. A chaque élection on vote pour le juge, le chef de la police ou encore le chef des pompier et le shérif. Ce n’est pas le cas en France, c’est l’Etat centralisé qui, outrepassant largement ses fonctions régaliennes, s’occupe de tout, y compris de la propreté des toilettes des aires de repos des autoroutes, c’est dire, entre parenthèses, à quel point les citoyens français sont réduits à l’état de sujets malléables et de ce fait corvéables à merci, ça ne date pas d’aujourd’hui mais de Louis XI. Il se trouve qu’en ce moment de nombreuses villes américaines n’ont plus les moyens de payer leurs employés ni de payer les retraites de ceux qui avaient cotisé pourtant pendant toute leur carrière. Cette situation est apparue quand la ville de Sacramento, pourtant la capitale administrative de l’Etat de Californie, s’est déclarée en faillite il y a environ une année. Puis ce fut le tour de San Bernardino, à l’est de Los Angeles et aujourd’hui, le mouvement prend une ampleur inquiétante, après Detroit, ce sont maintenant Philadelphie, Baltimore, Miami, Harrisburg et bien d’autres villes qui découvrent avec stupéfaction qu’il n’y a plus un dollar dans les caisses municipales. Ces villes, comme n’importe quelle entreprise, se déclarent en faillite et ce sera l’Etat Fédéral qui au final rançonnera les contribuables, ceux qui peuvent encore payer, pour assurer le paiement des retraites et les services publics de base comme la distribution d’eau ou le ramassage des ordures ménagères. Pour le reste c’est la débrouille ou plutôt le chacun pour soi car on n’est jamais aussi mieux servi que par soi-même quand on le peut encore (10 millions d’Américains survivent aujourd’hui avec des tickets de nourriture, mais c’est politiquement incorrect de le mentionner). Si ce système administratif américain, somme toute équitable, était en vigueur en France, combien de communes et de grandes villes seraient en faillite, à commencer par le fief du Président, Tulle en Corrèze si je me souviens bien, ou encore Montrouge, Marseille, Orléans, Dunkerque et même Paris qui vit au dessus de ses moyens depuis de nombreuses années. Dexia, le machin supposé financer à bas coût les communes de la douce France a coûté au contribuable des milliards innombrables d’euros et le trou s’agrandit jour après jour, le mille-feuille savamment organisé par les experts politiques pour s’octroyer des rentes à vie ne peut plus être entretenu à moins de continuer à augmenter les impôts, les taxes directes et indirectes mais sans jamais toucher à la sacro-sainte ressource électorale des assistés, des fonctionnaires et des employés municipaux. Si la Cour des Comptes incorporait dans le calcul de la dette de l’Etat celle de toutes les collectivités locales, on arriverait à un montant qui donnerait le vertige, quelque chose comme 350 % du PIB, bien plus que le Japon dont la dette est détenue majoritairement par des résidents alors que ce n’est pas le cas pour la moindre petite ville de France qui s’est commise dans des montages financiers illusoires devenus carrément usuraires car les prêts, même les plus insignifiants, sont adossés à des produits financiers dérivés supposés à première vue permettre d’alléger la pression fiscale exercée sur les citoyens. Les politiciens, notoirement incompétents en termes de finance y compris les ministres qui sévissent à Bercy et dans tous les autres ministères, ont été tout simplement floués par des organismes bancaires peu scrupuleux mais immédiatement conscients de la faiblesse intellectuelle de leurs clients. Dexia mais aussi d’autres banques comme JP Morgan ou encore Goldman-Sachs et UBS ont prêté à des villes françaises qui se retrouveraient aujourd’hui en faillite comme Detroit ou Chicago si le système administratif américain était de mise en France. Le problème est qu’il faudra un jour où l’autre rembourser les créanciers et ces dettes vont se surajouter à celle de l’Etat qui n’a pas encore décidé de réduire son train de vie, qui n’a pas encore décidé de supprimer toutes les niches fiscales, qui n’a pas encore pris la décision de supprimer les aides à des associations subversives et inutiles, qui n’a pas décidé de virer les deux cent mille fonctionnaires de l’Education Nationale qui sont des fantômes, bien au contraire, soixante mille de plus pour résoudre le problème de l’absentéisme (!), qui n’a pas non plus pris la décision de virer les centaines de milliers de fonctionnaires et assimilés du Ministère de l’Equipement qui travaillent moins de dix heures par semaines en moyenne (c’est vrai, je n’invente rien ! un de mes neveux est employé d’une communauté urbaine, il travaille au pire 12 heures par semaine), l’Etat qui enfin n’a pas compris qu’il fallait privatiser la SNCF, la RATP et tous les transports dits publics y compris les ports et les aéroports. On pourrait établir une liste de milliers de pages pour illustrer les dysfonctionnements de l’Etat français mais cela ne servirait à rien car les politiciens au pouvoir ne veulent qu’une seule chose : rester au pouvoir le plus longtemps possible pour s’en mettre plein les poches quitte à précipiter le pays vers la faillite. H16 est en vacances quelque part, il conclurait ce billet d’humeur par son leitmotiv favori « décidément ce pays est foutu ».

Bonne plage, bonnes glaces et bon hamburgers !

Allergies alimentaires : un début d’explication …

En Grande-Bretagne et c’est probablement la même situation dans d’autres pays européens, un enfant sur 10 présente des problèmes d’allergie alimentaire et un enfant sur 5 des problèmes d’eczéma. Et il n’est pas difficile d’imaginer à quel point les familles dont les enfants ont ce type de problème sont profondément perturbées dans leur vie quotidienne puisqu’il faut traiter les enfants en permanence et parfois les hospitaliser. Jusqu’à ce jour on pensait que la causalité des intolérances alimentaires dues aux allergies, aux œufs, aux produits lactés ou encore aux arachides venait de l’intérieur, c’est-à-dire des voies digestives et peut-être aussi des bactéries qui colonisent l’intestin. Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, les intolérances alimentaires comme par exemple l’intolérance au lactose ne sont pas des allergies car il n’y a pas de réaction immunitaire au lactose, par contre l’intolérance au gluten est associée à une réaction immunitaire secondaire, ce qui conduit à une certaine confusion dans les esprits et dans le cas présent il est plus clair de parler d’allergies alimentaires. L’hypothèse d’une cause intestinale était également satisfaisante pour également expliquer certaines formes d’eczéma (atopique) puisqu’on a observé que les enfants souffrant d’eczéma avaient dix fois plus de chances de développer des allergies alimentaires. Les allergènes alimentaires sont pour la grande majorité des protéines de natures variées qu’on retrouve dans les arachides et une série d’autres noix, sésame, pécan, pistache, l’ovalbumine, principale protéine constituante du blanc d’oeuf, le lait de vache mais aussi de brebis ou de chèvre, le blé (gluten), les crustacés et enfin le soja. Bien d’autres aliments peuvent contenir des allergènes comme par exemple la tomate ou la fraise mais chaque individu répond différemment aux allergènes selon l’état de son système immunitaire ou encore de prédispositions génétiques. Des biologistes du King’s College de Londres viennent pourtant de démonter que l’hypothèse de l’origine interne (intestinale) de l’eczéma ne pouvait pas être validée après avoir étudié 619 enfants âgés de trois mois encore exclusivement nourris au sein et souffrant d’eczéma et qui n’avaient donc jamais été en contact avec des aliments solides. Outre des tests sur la capacité de rétention de l’eau par la peau, un test classique en cas d’eczéma et des examens microscopiques des lésions eczémateuses des études génétiques ont été effectuées pour déceler d’éventuelles mutations associées à l’eczéma (gène de la filaggrine, une protéine associée à la kératine jouant un rôle majeur dans l’eczéma atopique en cas de déficience). L’équipe du King’s College a alors effectué ce que l’on appelle des « prick tests » pour déterminer à quel allergène alimentaire le plus commun parmi ceux cités plus haut répondaient ces enfants pourtant exclusivement nourris au sein. Curieusement, ces enfants réagissaient par ordre décroissant au blanc d’oeuf, au lait de vache et aux arachides. Comment alors expliquer ces réponses puisque ces enfants n’avaient jamais encore ingéré de tels aliments. L’explication la plus plausible encore en cours de vérification est que l’eczéma amoindrit la barrière cutanée et expose les cellules du derme à ces allergènes, des protéines comme cela a été mentionné, présentes en infimes quantités et transportées par la mère ou d’autres personnes présentes dans le logement où se trouve l’enfant. Le Docteur Carsten Flohr du King’s College le dit en ces termes : « C’est une étude vraiment excitante qui apporte des évidences qu’une barrière cutanée défectueuse (en raison de l’eczéma) peut jouer un rôle central dans l’apparition de ces sensibilités aux aliments chez les bébés qui peuvent ensuite conduire à des allergies aux aliments. (…) La barrière cutanée joue un rôle essentiel de protection contre les allergènes (…) et ces résultats laissent entrevoir la possibilité d’une réduction des risques d’allergies alimentaires en traitant efficacement l’eczéma afin de restaurer le rôle protecteur de la peau. » Il apparaît donc que les allergies alimentaires peuvent se développer avant même que l’enfant se trouve en contact direct avec les aliments « à risques » et qu’il soit alors prédisposé pour développer ensuite ces allergies parfois invalidantes. Note: les « prick tests » sont des injections intradermiques de quantités infinitésimales d’allergènes. Quand une rougeur apparaît au point d’injection, la réaction immunitaire est positive mais doit être confirmée par des tests plus approfondis.

 

Sources : King’s College, nature.com (J. Investigative Dermatology)

L’Europe continue à se ridiculiser …

Monsanto retire ses demandes de culture d’OGM dans l’UE

Le groupe américain Monsanto a décidé de retirer toutes ses demandes d’autorisation de culture d’OGM dans l’Union Européenne, à l’exception du maïs MON810, a annoncé jeudi un de ses porte-parole en Europe. L’information a été confirmée par la Commission européenne qui a dit « prendre note de cette décision ». « Monsanto ne va plus demander d’autorisation de culture pour de nouveaux OGM en Europe et va se concentrer sur sa capacité d’importer des OGM dans l’UE », a annoncé dans un communiqué Brandon Mitchener, représentant de Monsanto en Europe. (…) Les organisations écologistes Greenpeace et Friends of the Earth ont salué cette « retraite » de Monsanto mais laissé entendre qu’ils n’étaient pas dupes des intentions du groupe américain de continuer à commercialiser ses OGM en Europe. (…) Le processus d’évaluation pour les demandes d’autorisation de culture et de commercialisation d’OGM se déroule en quatre temps : consultation de l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA) sur les risques pour la santé, demande d’autorisation aux Etats sur la base d’un avis favorable de l’EFS et procédure d’appel si aucune majorité qualifiée ne se dégage entre les Etats.

(ats / 18.07.2013 12h21)

Les ONG largement téléguidées par Greenpeace ont finalement gagné et Monsanto a jeté l’éponge. Quelle victoire peu honorable de la bêtise sur la science ! Prenons trois exemples pour illustrer à quel point les écologistes sont dans l’erreur la plus totale. Soja. La lécithine de soja incorporée dans les mayonnaises industrielles en lieu et place du jaune d’oeuf comme émulsifiant provient à 100 % de soja, or les trois premiers producteurs de lécithine de soja sont les USA, l’Argentine et le Brésil et représentent 90 % de tout le soja produit dans le monde. Ces trois pays cultivent presque exclusivement du soja transgénique. Outre la lécithine, le soja est aussi utilisé pour produire des tourteaux destinés à l’alimentation animale, de l’huile végétale, du tofu, des succédanées de lait, des farines sans gluten et bien d’autres aliments. Interdire la culture du soja transgénique en Europe devrait en toute logique concerner également tous les produits dérivés du soja. Maïs. Mêmes remarques y compris pour les sirop de sucre enrichis en fructose. Coton. Pratiquement 100 % du coton cultivé dans le monde est du coton Bt. Or les graines de coton sont utilisées pour produire de l’huile qu’on retrouve dans les huiles de cuisine pudiquement appelées huiles végétales parfois jusqu’à plus de 30 % et les résidus solides incorporés aux tourteaux destinés à l’alimentation animale. Si les écologistes qui sévissent dans les instances européennes voulaient être logiques avec eux-même ou au moins avec leur idéologie absurde, ils devraient demander l’interdiction de tous les dérivés alimentaires issus de ces trois grandes cultures sans exception. Or, faire du lobbying dans ce sens serait considéré comme un casus belli commercial par les USA, on n’en parle donc pas. Mais plus grave encore, l’Europe est devenue un désert scientifique car la recherche dans le domaine de la transgénèse végétale est considérée comme politiquement incorrecte car non conforme à l’idéologie des écologistes que se sont empressé d’appliquer les gouvernements à des fins purement électoralistes en mettant en place des coalitions politiciennes improbables en particulier en France et en Allemagne. On comprend dès lors que Monsanto en ait assez de cette Europe empêtrée dans ses contradictions. Comme on dit en américain  » fuck you all ! «