Histoire de trains, suivez mon regard

En l’espace de quelques jours deux accidents de train ont endeuillé l’un la France, l’autre l’Espagne. Le premier accident en banlieue parisienne est emblématique de l’état d’esprit délétère qui règne désormais dans l’Hexagone. Une éclisse délibérément ôtée de son logement à la jonction de deux rails et posée tout aussi délibérément dans le mécanisme de l’aiguillage voisin pour en neutraliser le fonctionnement. S’il ne s’agit pas d’un sabotage délibéré, je me répète, on peut alors considérer que le réseau ferré français présente des particularités étonnantes d’autant plus que presque au même moment, à trois cent kilomètres de Brétigny-sur-Orge, une éclisse identique est aussi sortie de son logement, sur la même ligne provoquant le déraillement d’une locomotive roulant à faible vitesse, curieuse coïncidence qui ne semble étonner personne. L’enquête ne révélera rien, s’il y a effectivement enquête approfondie, ce dont je doute pour diverses raisons, suivez mon regard. L’accident de Brétigny-sur-Orge a donné lieu à des caillassages, des agressions des secouristes et des vols de biens des personnes blessées, on se croirait revenu à l’époque des bandits des grands chemins qui attaquaient les diligences. Mais là aussi la justice bâclera l’enquête car elle risquerait d’être politiquement incorrecte, suivez encore mon regard. Maintenant je vais faire un bref commentaire au sujet de l’accident de Santiago de Compostelle. En l’espace de quelques minutes des centaines de personnes se sont portées volontaires, non pas pour détrousser les personnes accidentées ni caillaisser les services d’urgence, mais pour les secourir, les uns apportant des boissons, des couvertures, d’autres brandissant leur carte de donneur de sang pour éventuellement le donner à des accidentés graves, bref, une solidarité exemplaire et spontanée lors d’un accident non pas dû à un sabotage mais à la folie d’un conducteur qui s’est probablement pris pour Fernando Alonso, le héros national comme Rafa Nadal. Le Talgo (le TGV espagnol) qui a déraillé a, cerise sur le gâteau, donné lieu à des commentaires pour le moins sordides de la part de la presse française, du genre « cet accident pourrait nuire aux exportations du Talgo dans le monde ». On croit rêver en observant l’effondrement progressif de la France, jamais aucun TGV n’a trouvé de marché en dehors de la France (comme le Rafale), les populations marginalisées, communautarisées par le système éducatif français obsolète entrent en délinquance comme les politiciens qui les protègent et qui, eux, sont déjà depuis des années des délinquants notoires. En 1968 c’était l’université, bientôt ce seront les banlieues, mais à n’en pas douter, les évènements ne prendront pas tout à fait le même chemin, suivez encore mon regard … vivement la crise pour que tout ce système pourri explose !

Une réflexion au sujet de « Histoire de trains, suivez mon regard »

  1. « S’il ne s’agit pas d’un sabotage délibéré » trés troublant… »une locomotive opérant pour Areva a déraillé suite au déboulonnement volontaire d’une éclisse. La SNCF estime que tout rapprochement entre les deux affaires serait « aventureux ».Nous savons dorénavant que nous ne saurons pas !!La SNCF et le sabotage une longue histoire….

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