Faites l’amour, pas la guerre …

Deux ministres japonais se sont rendu comme c’est la coûtume au moment de la « Golden week » au sanctuaire Yasukuni où reposent les cendres de milliers de Japonais morts pour leur pays et dont quelques criminels de guerre déclarés tels par les USA après l’armistice de 1945. Chaque fois que des officiels japonais se rendent dans ce sanctuaire pour y honorer la mémoire des morts pour la patrie il y a une levée de boucliers de par le monde et en particulier depuis la Chine et la Corée du Sud. Pourtant, quand on va visiter l’Arc de Triomphe, qui comme son nom l’indique célèbre toutes les victoires napoléoniennes, on est étonné justement de voir tous ces noms représentant autant de morts, civils ou militaires, mais aussi de femmes violées par les grognards, de maisons mises à sac et incendiées, de villages entiers détruits, de bétail décimé et d’objets de valeur volés. La guerre, c’est la guerre ! Mais après deux cent ans ou soixante dix ans, quelle différence, qui sont les criminels, les violeurs et les voleurs et qui sont les vrais soldats intègres et soucieux de leur devoir ? La guerre, ce sont des crimes reconnus et encouragés par la loi. Il en était ainsi du temps de Napoléon et également du temps de l’empereur Hiro Hito. Napoléon était un guerrier, Hiro Hito était dans son palais et laissait faire ses généraux. Quelle différence entre deux ministres qui vont au sanctuaire Yasukuni et le Président français allant déposer une gerbe le 14 juillet et raviver la flamme sur la tombe d’un soldat inconnu qui était peut-être aussi un violeur et un assassin, un soldat inconnu pour que l’armée puisse ainsi avoir bonne conscience ? L’homme est depuis la nuit des temps avide, aggressif, cupide et envieux. N’est-ce pas ce travers humain peu glorieux qu’on célèbre en France le 14 juillet et le premier jour de la Golden Week à Tokyo ?

Faites l’amour, pas la guerre, disaient les marginaux du campus de Berkeley en pleine guerre du Vietnam … mais la nature humaine n’a pas changé et on continue et continuera à guerroyer partout dans le monde.

Puisque le nucléaire fait peur, pourquoi pas le charbon ?

La France détient le plus grand gisement de charbon d’Europe au sud du département de la Nièvre. Ce gisement d’au moins 100 millions de tonnes voire beaucoup plus peut être facilement exploité à ciel ouvert comme le font les Allemands pour la lignite. L’extraction de ce charbon pourrait avantageusement rééquilibrer la balance commerciale du pays en fâcheuse situation principalement en raison des importations de pétrole et de gaz. Y aurait-il un inconvénient à créer une dizaine de milliers d’emplois en lançant l’exploitation de ce gigantesque gisement de charbon qui serait destiné à l’exportation puisque brûler du charbon sur le sol français pour produire de l’électricité serait mal vu par les écologistes qui se sont déjà opposé aux recherches exploratoires des potentialités du gaz de schiste. Charbon et gaz de schiste combinés pourraient faire que la France deviendrait alors un exportateur net de produits énergétiques et ne verrait plus son déficit commercial se creuser comme sa dette. On peur rêver de jours meilleurs mais on peut aussi se demander à juste titre pourquoi le ministre du redressement, qui a sévi non loin de la Nièvre, dans un département autrefois producteur de charbon, la Saône-et-Loire, ne s’intéresse-t-il pas à cette hypothèse. Dans un premier temps il faudrait faire en sorte que le code minier en cours de réforme puisse ne pas léser les propriétaires des terres sous lesquelles se trouve cet or noir (et solide) afin que l’exploitation de cette richesse providentielle pour le pays puisse être réalisée. Il faudrait aussi que ce même ministre renvoie tous les écologistes dont son parti n’a pas besoin pour rester majoritaire tant à la chambre des députés qu’au Sénat en leur expliquant de manière simple et didactique qu’il en va de l’avenir du pays…

Mais je dois rêver les yeux grand ouverts en écrivant ces lignes qui tomberont dans les oubliettes profondes des anciennes mines de charbon souterraines.

Vers une moralisation de l’industrie pharmaceutique ? On peut encore en douter.

Une étude émanant de l’Institut de Recherche en Biomédecine de Barcelone a recensé parmi plus de 1600 effets secondaires de divers médicaments 1162 d’entre eux identifiés sur la base des structures chimiques de ces médicaments, et parmi ceux-ci 446 ont pu être clairement expliqués biologiquement, 68 chimiquement et pour les 648 autres biologie et chimie devaient être combinées pour expliquer ces effets souvent indésirables voire invalidants. Cette étude minutieuse a été conduite car les effets secondaires des médicaments sont l’une des premières causes d’hospitalisation dans les pays occidentaux.

Un exemple parmi d’autres est le syndrome buccoglossal, un désordre invalidant provoqué par des mouvements désordonnés. La cause très probable de cet effet secondaire est la présence d’un noyau pipérazine dans le structure du médicament interagissant avec le récepteur de la 5-hydroxytryptamine (sérotonine) un neuromédiateur important impliqué notamment dans la régulation de la température du corps ou encore du sommeil. Treize autres médicaments provoquent une xanthopsie, syndrome de la vision en jaune, ce dont souffrait peut-être Van Gogh, d’autres encore provoquent des insuffisances rénales graves ou un assèchement de la langue. Bref, on se demande pourquoi les laboratoires pharmaceutiques, pourtant informés des risques d’effets secondaires de leurs produits, n’alertent pas plus fermement le corps médical. Devant ces résultats publiés dans le numéro du 18 avril 2013 de Chemistry and Biology et dont j’ai glissé une illustration tirée de cet article dans le présent billet, on se demande quelle peut être la validité des essais préliminaires obligatoirement réalisés pour toute nouvelle molécule afin d’obtenir son autorisation de mise sur le marché. Ou bien les laboratoires pharmaceutiques biaisent volontairement les résultats de leurs études, ou bien ils cachent sciemment la vérité sur les effets secondaires parfois délétères de ces médicaments afin de réaliser le maximum de profits. On se souvient de l’affaire du Vioxx (Merck) un médicament supposé traiter l’ostéoarthrose mais qui s’est avéré provoquer des infarctus du myocarde chez des sujets n’ayant aucune prédisposition pour cette pathologie. Les laboratoires Merck ont mis ce produit sur le marché en 1999 et il ne fut interdit qu’en 2004 après des dizaines de milliers de morts alors que Merck savait depuis 2001 qu’il provoquait des infarctus. Belle illustration de la malhonnêteté des laboratoires pharmaceutiques. Inutile d’insister sur le Mediator et bien d’autres médicaments dont les effets curatifs sont moindres que les effets secondaires souvent mortels ! Patrick Aloy, l’un des auteurs de l’étude écrit : « Nous proposons à la communauté scientifique la liste des protéines (le plus souvent des récepteurs ou des enzymes interagissant avec ces médicaments) et les structures chimiques associées avec les effets secondaires. Nous les définissons comme des « alertes ». Elles peuvent être utilisées par les chimistes pour essayer d’éviter certaines interactions et/ou structures (chimiques spécifiques) afin de développer des drogues plus sûres ». (Les annotations entre parenthèses sont de mon cru).

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Mais il s’agit d’un vœu pieux. Comme à leur habitude les laboratoires continueront leur course effrénée au profit en procédant à de soit-disant essais cliniques en toute opacité, souvent sur des cobayes humains rémunérés ou non dans des pays dits pauvres, et en masquant soigneusement au monde médical les effets secondaires de leurs nouvelles molécules géniales. Il faut ici relater le cas des statines, ces produits supposés diminuer le taux de cholestérol sanguin, j’indique à mes lecteurs le lien ci-dessous pour se faire une idée de la quasi obscénité de la commercialisation des statines qui ne présentent qu’un effet thérapeutique statistique en regard des effets secondaires invalidants et reconnus. L’usage des statines est très probablement le prochain grand scandale sanitaire à l’échelle mondiale !

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Pt64YzmHlqg

Contact : http://www.irbbarcelona.org

Note : mon blog n’a aucune vocation lucrative, je n’ai jamais sollicité mes lecteurs pour une aide financière et je ne le ferai jamais contrairement à certains autres sites de la blogosphère, et l’utilisation de cette illustration tirée d’une préview de Chemistry & Biology sans la permission des auteurs ne peut que leur être favorable.

 

Triste journée d’anniversaire …

Il y a 25 ans Desproges disparaissait de la scène et de la radio. Il n’a jamais été remplacé comme d’ailleurs Coluche ou Pierre Dac. Aujourd’hui, l’heure n’est plus à l’humour. On est censuré implacablement par les webmasters des sites web, comme si on n’était pas en conformité avec la ligne du parti. La France commence à ressembler à l’URSS des goulags. Desproges aurait ri de l’aventure qui m’est arrivée hier sur le web. J’habite en Espagne, plus précisément à Tenerife, et j’ai laissé un commentaire sur le NouvelObs en ligne. Il m’arrivait très rarement de procéder ainsi sur ce site ouvertement orienté à gauche. Mais j’avais décidé de le faire, un peu énervé par les prises de position partisanes de ce quotidien en ligne en terminant mon commentaire par cette phrase : « La France est une république bananière dirigée par des ploutocrates crypto-communistes ». Ce matin, en ouvrant mon navigateur favori (safari puisque j’ai un MacBook), impossible de me connecter au site du NouvelObs ni à celui de Challenges. Je suis interdit de séjour sur ces deux sites. Voilà l’image de la démocratie et de la liberté d’expression que donne la France depuis l’étranger.

Je pense que Pierre Desproges aurait trouvé là une occasion de se gausser habilement et talentueusement des turpitudes auxquelles nous pouvons être soumis avec internet, outil qu’il ne connaissait pas à l’époque mais dont il aurait certainement usé avec habileté. Triste époque pour la patrie des droits de l’homme … 

L’épidémie d’obésité. Tentative d’explication

L’obésité, la maladie de ce nouveau siècle qui a commencé bien avant le premier janvier 2000 coûte au système de protection social américain la bagatelle de 120 milliards d’euros par an. Il n’y a pas de données précises pour le coût de l’obésité en France puisqu’il ne s’agit pas encore d’un mal national comme cela le devient en Espagne. L’ »épidémie » d’obésité est alarmante également en Grande-Bretagne et au Moyen-Orient. La recherche médicale est donc très active dans ce domaine pour les raisons financières évoquées plus haut.

Il y a deux explications à l’obésité : trop manger et un dérèglement hormonal. Trop manger peut provenir d’un mauvais signal du cerveau qui ne détecte pas ou mal la sensation de satiété, de faim ou d’appétit et dans ce cas on mange trop mais pourquoi le tissu adipeux, un des rares tissus du corps humain a posséder la faculté de grossir, met en réserve des graisses, deux questions apparemment liées mais qui en fait ne le sont pas. On a cru au début des années 60 avec la découverte de l’insuline que l’on pourrait expliquer aisément l’apparition de l’obésité chez un individu quelconque puisque l’insuline, outre le fait qu’elle régule le métabolisme du sucre, régule également le processus d’accumulation des graisses dans les cellules adipeuses. Le taux d’insuline sanguin croit quand on ingère des sucres sous quelque forme que ce soit et l’énergie en surplus que représentent ces sucres est alors stockée sous forme de graisses si la réserve de glycogène a atteint son maximum. C’est un peu compliqué mais le foie stocke le glucose sous forme d’un polymère, le glycogène, pour une utilisation ultérieure et la partition entre sucres sous forme de glycogène et graisses stockées dans les adipocytes est commandée par l’insuline. Je rappèle à mes lecteurs assidus que les graisses sont en grande partie synthétisées à partir de sucres et les graisses ingérées dans notre nourriture sont pour la plupart brûlées pour produire de l’énergie sous forme de sucre. C’est paradoxal mais c’est ainsi pour de simples raisons de régulation métabolique.

Enfin, une autre hypothèse plus simpliste est un dérèglement de la balance calorique auto-induite. Je m’explique pour mes lecteurs en surpoids qui refuseraient de comprendre. Quand on est en surpoids, on dépense plus d’énergie pour se déplacer, pour respirer, pour lacer ses chaussures, que sais-je encore. Essayez de vous déplacer pendant une journée entière avec un pack de 9 litres d’eau minérale dans chaque main, vous aurez vite faim ! Cette dépense d’énergie conduit donc à la sensation de faim et on mange plus qu’il ne faudrait, d’où cette conclusion (simpliste mais bien réelle) qui prétend que le surpoids induit automatiquement l’apparition de l’obésité.

En réalité, toutes les études réalisées sur les régimes à faibles calories, peu de sucres, ou peu de graisses – ou plutôt peu de sucres et des bonnes graisses comme l’huile d’olive vierge – et la combinaison d’exercices physiques ne sont pas concluantes en elles-mêmes probablement parce que l’apparition de l’obésité est multifactorielle et ses conséquences les plus connues, le diabète de type II et les maladies cardiovasculaires n’en sont qu’une manifestation secondaire. Parmi les facteurs strictement nutritionnels qui peuvent être évoqués il y a l’abus de sucres et en particulier de fructose, l’abus de graisses hydrogénées ou partiellement hydrogénées, deux constituants entrant communément dans la composition des plats industriels, des confiseries et de diverses boissons pétillantes ou non que je ne nommerai pas ici. Les facteurs psychologiques jouent également un rôle, le mal-être ou la dépression, le stress peuvent conduire à être rattrapés par un abus de nourriture, souvent de mauvaise qualité et contenant les ingrédients cités plus haut. Enfin, la sédentarisation et le manque d’exercice physique sont des facteurs favorisant la prise de poids. Mais pour chaque individu le tableau est différent et en dehors d’une prédisposition avérée, familiale ou hormonale (thyroïde notamment), le surpoids et l’obésité sont le résultat de plusieurs facteurs défavorables qui, combinés, aboutissent à cette pathologie. J’ai parlé de cette étude faite à Cuba il y a quelques jours sur mon blog, trop manger est une des premières causes d’apparition du surpoids, mais manger mieux est une des premières précautions à prendre.

Bon appétit.

 

Source : British Medical Journal 

 

Critique cinématographique et digression politique (« Le Président » d’Henri Verneuil)

J’ai revu hier « Le Président » d’Henri Verneuil avec Gabin dans le premier rôle. Ce film date de 1961 mais il est d’une actualité incroyable et redoutable par les temps troublés que traverse la France. Certes le régime de l’époque était encore la IVe République avec ses magouilles politico-politiciennes à rebondissements, une crise, des syndicats, toujours eux ou plutôt déjà eux, de l’inflation et des projets d’union monétaire et commerciale. L’histoire est donc intemporelle et toute ressemblance avec des personnages passés ou présents (en 1961) serait pure coïncidence … Pourtant on retrouve dans ce film un condensé de ce qu’est la politique actuelle avec un Bernard Blier ressemblant étrangement à François Hollande. En quelque sorte un film de politique fiction 50 ans avant les événements d’aujourd’hui. Le renoncement de dernière minute de Blier au poste de président du Conseil pourrait présager d’une prochaine démission de Hollande suivie d’élections générales. Pourquoi pas ? Eclaboussé par l’affaire Cahuzac – il savait  comme Moscovici et d’autres – le Président français devrait présenter sa démission : il ne se remettra jamais de cette grave bavure, pour employer un mot bisoudoux. Pressé par les syndicats marxistes-léninistes d’un côté avec Mélenchon en tête des tribuns populistes, acculé par les marchés qui vont dégrader la dette française sans tarder, lâché par Merkel qui ne lui a pas pardonné sa légèreté lors des premiers mois de son mandat et qui s’est rapprochée de Cameron plus fiable à son avis, Hollande est isolé et pris en tenaille entre des pays du nord de l’Europe qui ont effectué leurs réformes structurelles dans la souffrance et des pays du club Med qui tardent à se réformer, empêtrés par des scandales (Espagne) ou sans gouvernance (Italie) ou encore au bord de la faillite (Portugal et Slovénie sans parler de la Grèce ou de Chypre). En France les réformes attendront la grande crise, inévitable maintenant, parce qu’il est impossible de mettre au pas les syndicats, ceux du « toujours plus » et des « acquis sociaux », il semble impossible de réduire les dépenses de l’Etat et la pression fiscale est devenue telle qu’elle en est décourageante. Les Français sont découragés, ils n’attendent plus rien de l’avenir sinon une nouvelle révolution pour virer non pas les riches et les nobles comme en 1789 mais les politiciens à la solde des crypto-communistes qui gangrènent le pays depuis 1945.

Je suis retraité avec une petite pension et si dans quelques mois l’Etat ne peut plus me verser ma retraite, je prendrai le premier avion pour le Japon et je demanderai l’asile économique en m’en remettant à la générosité de mon fils qui a très bien fait de s’exiler dans ce pays !

Delanoë et l’énergie solaire : il y a de quoi rire aux éclats !

Delanoë inaugure la plus grande centrale solaire de Paris

Paris – Le maire de Paris Bertrand Delanoë (PS) a inauguré lundi la plus grande centrale solaire de Paris, installée sur le toit de la Halle Pajol (XVIIIe), un ancien entrepôt de la SNCF en cours de réhabilitation, a-t-on appris auprès de la mairie.

La centrale photovoltaïque couvre une surface de 3.500m2, ce qui la place au premier rang des centrales photovoltaïques urbaines de France, selon le dossier de presse de la mairie.

La Ville s’est fixée pour objectif dans son Plan Climat d’atteindre 25% d’énergie renouvelable et de récupération à Paris d’ici 2020.

L’installation, qui ne devait initialement pas peser sur les finances de la Ville, lui aura finalement coûté ainsi qu’à la Semaest (société d’économie mixte de la ville) 1,9 million d’euros TTC, en raison de la baisse du prix de rachat de l’électricité d’origine photovoltaïque sous le précédent gouvernement.

Pour pallier le désengagement de l’Etat, signifié à l’époque par la ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, la Ville et la Semaest ont dû assumer un surcoût de presque trois millions d’euros pour permettre au premier bâtiment à énergie positive de Paris de voir le jour, dénonce lundi le maire de Paris sur son blog.

La somme de trois millions correspond à ce qui avait été inscrit dans la délibération initiale de la Ville, avant la conclusion du marché public avec la société ArmorGreen.

La conseillère de Paris UMP Roxane Decorte a contesté cette vision dans un communiqué, en soulignant que le projet porté par la Ville de Paris avait remporté un appel d’offre lancé par Nathalie Kosciusko-Morizet, et bénéficié dans ce cadre d’un financement public, sous forme d’un prix de rachat préférentiel de l’électricité. 

L’équipe municipale s’était fixée en 2008 l’installation de 200.000 panneaux solaires à Paris en cours de mandature.

Selon l’adjoint en charge de l’Environnement René Dutrey (EELV), on en est aujourd’hui à 25.000m2. L’ensemble des programmes en cours de réalisation devrait permettre d’atteindre 45.000 à 50.000m2 d’ici un an, a-t-il précisé.

La Halle Pajol réhabilitée, qui doit accueillir des commerces, une auberge de jeunesse, une salle de spectacle et une bibliothèque, sera livrée au second semestre 2013.




(©AFP / 15 avril 2013 19h53)

Je suppose que Monsieur Delanoë n’ignore pas que le SYCTOM traite dans trois usines réparties autour de l’agglomération parisienne l’ensemble des déchêts ménagers non recyclables de cette même agglomération, encore que la définition de non recyclable est sujette à caution car le civisme des Français laisserait plutôt à désirer si l’on se donne la peine d’observer leur attitude générale en ce qui concerne le recyclage. Bref, la ville de Paris est un des leaders mondiaux de la gestion des déchêts ménagers en produisant de l’électricité pour plus de 300 000 logements, de la vapeur pour un certain nombre d’édifices publics et de logements (chauffage) et en valorisant les scories pour les revêtements routiers entre autres destinations finales. Ce bilan rapide permet d’économiser l’émission de près d’un million de tonnes de CO2 qui aurait été produit par l’utilisation d’autres sources d’énergie, gaz ou pétrole.

Maintenant que le maire de Paris fasse des gorges chaudes pour 3500 m2 de panneaux solaires installés sur les toits d’un édifice public est une douce plaisanterie, en d’autres termes un coup de pub supplémentaire pour enfoncer NKM (Nathalie Kosciusko-Morizet), candidate à la mairie de Paris et une des rares politiciennes (peut-être la seule) que compte la France qui connaisse en profondeur ses dossiers en matière d’environnement (X-GREF) *. Je signale au maire de Paris qu’une société japonaise a financé et installé à Tenerife, île où j’habite depuis près de 5 ans, une ferme solaire de 75000 m2, couplée au réseau d’électricité local, soit plus de 20 fois ce dont il se réjouit  avec un facteur de charge plus que double de celui espéré à Paris. Pour que les réalisations de la ville de Paris en matière d’énergie solaire deviennent crédibles il faudrait peut-être aussi couvrir les toits de Notre-Dame de panneaux solaires ou encore le Grand-Palais, une version translucide de panneaux solaires existe.

Juste pour préciser à quel point cette annonce fracassante est une imposture, on ne peut espérer à Paris avec cette installation tant vantée et inaugurée en grande pompe par le Maire qu’une production de 900kWh par kW crête et par an, soit avec un facteur de charge de moins de 10 % une production globale annuelle attendue (ou espérée) d’un peu plus de 3,5 MW, et j’insiste, par an, vraiment pas de quoi se réjouir. Pour s’en persuader, il n’y a qu’à aller sur le site http://re.jrc.ec.europa.eu qui montre clairement que Paris n’est pas vraiment une région favorable pour l’énergie solaire. Encore un grand coup de pipeau avec des relents malsains d’électoralisme en cette période tout aussi malsaine de précampagne électorale pour les municipales.

Je n’épiloguerai pas sur les aspects financiers de cette affaire aux relents encore une fois fâcheusement politiciens puisque NKM est égratignée au passage (selon cette dépêche d’agence) mais ce qu’il faut retenir c’est que cette opération de propagande électoraliste sonne bien creux avec une utilisation des deniers rarissimes de l’Etat en dépit du bon sens.

Note : X-GREF = Polytechnique-Génie Rural Eaux et Forêts

Patrimoine des élus (suite)

Je relève dans le Monde.fr cette légende sous le portrait d’un JF Copé émacié et pâle (pour les journalistes du Monde a-t-il quelque chose à cacher?) :

 Pour Jean-François Copé et Alain Juppé, la transparence des patrimoines des élus relève du « voyeurisme » ; pour Henri Guaino, l’opération favorisera une société du « soupçon ».

 

Comme si l’ensemble de la population (hormis les élus naturellement) n’était pas déjà parcourue de « soupçons » comme le prétend Henri Guaino. Quant au « voyeurisme », de quoi Copé veut-il parler, lui qui organise des manifestations anti-mariage gay : pour lui ce genre d’attitude devant un faux problème de société ne relève-t-il pas du voyeurisme ? Décidément les politiciens n’ont aucune morale mais ce qui est attristant c’est l’attitude du Monde qui tente de ternir l’image des élus de la droite en évitant soigneusement d’écrire quoi que ce soit sur les élus de gauche. C’est bien connu, ce journal est de gauche, voire d’extrème gauche, mais la probité journalistique devrait passer avant les opinions politiques. Je vais de ce pas supprimer le Monde de mes favoris comme je l’ai fait pour Libération.

Mais pour en revenir au soupçon, le mal est fait et Juppé n’a pas à se vanter, lui qui a eu des déboires avec la justice pour des malversations plutôt louches. Toute la nation attend ces déclarations de patrimoine mais aussi celles de tous les élus sans exception et non pas seulement les ministres. Que tous les élus locaux soient aussi contraints par la loi de faire état de leur patrimoine, ce ne sera pas du voyeurisme mais de la transparence, il y a là une petite nuance que Copé et Juppé n’ont pas vraiment comprise …

 

 

 

Le grand déballage ? Jusqu’au grand soir !

Les politiciens (pour commencer les ministres, et les autres élus ?) sont soumis au grand déballage de leurs patrimoines. Et ça commence très bien. Après Wauquiez et quelques autres, c’est au tour de madame Delaunay dont j’ignorais jusqu’au nom et la fonction au sein du gouvernement pléthorique du professeur d’allemand. Tout de même, 5,4 millions d’euros, il y aura beaucoup de CéGéTistes et de chômeurs qui apprécieront. On retrouvera dans la France profonde ce même écoeurement ressenti en Espagne il y a une année quand la population, durement touchée par une récession qui n’en finit toujours pas, apprit que son roi chassait l’éléphant quelque part en Afrique.

Quelle différence y-a-t’il entre un parasite du genre ver solitaire et un politicien ? Aucune, chacun se fait du gras sur le dos du contribuable. Et si ces mêmes politiciens clament haut et fort qu’ils évitent à la moitié des salariés l’impôt sur le revenu par les lois qu’ils ont fait voter, comme pour se donner bonne conscience, ils oublient de dire également que par d’autres lois qu’ils ont également voté entre amis et petits copains ils s’octroient des « salaires de ministres » soit-disant parce qu’ils sont les seuls compétents à diriger la nation. Il vaut mieux en rire (jaune) qu’en pleurer.

Les politiciens espagnols, comme pour se donner aussi bonne conscience, tentent de remettre en cause la loi organique qui veut qu’une partie des impôts payés par les Espagnols serve à entretenir la maison royale. Mais il y a un lézard, le gendre du roi est compromis dans de sombres affaires de corruption, comme son épouse l’Infante qui ne sera jamais Reine, et pour cause. Elle a été tout simplement rayée de la page web de la royauté espagnole, ça faisait mauvais genre. On parle de IIIe république espagnole …

Pour les politiciens français, non contents de s’offrir conformément à la loi des salaires dignes de chefs d’entreprise (qu’ils ne sont pas et n’ont jamais été), ils font aussi en sorte d’arrondir leurs fins de mois avec des dessous de table, des rétro-commissions, des trucages en tous genres organisés autour des marchés publics et j’en passe, puisqu’ils sont la porte d’entrée obligée pour que des petites PME arrivent à survivre quand bien même elle finissent par être payées avec des mois de retard. La politique, c’est le rêgne généralisé des copains, le « passe-moi le poivre, je te passe le sel ». Je ne sais plus de qui est cette expression mais elle décrit parfaitement ce que je viens d’évoquer : la corruption. Or dans leurs déclarations de patrimoines, quel politicien osera aussi déclarer ses revenus occultes issus de la corruption, se comptes à Gibraltar ou au Costa Rica, ses appartements à Courchevel où à Mougins ou son modeste manoir en Dordogne, des biens mis au nom d’un neveu ou d’une vieille tante, mais c’est bien sûr ! Puisque la politique est avant tout du business facile avec un total mépris du devoir national, on va aller de surprise en surprise et le sentiment d’écoeurement des Français atteindra rapidement une telle limite que le locataire de l’Elysée, qui fait profiter sa maîtresse des largesses républicaines en toute impunité, n’aura plus qu’à démissionner. Alors il faudra que toute la classe politique démissionne en bloc et que les Français exigent des dirigeants issus de la société civile, compétents et les mains propres pour redresser le pays qui va à la dérive et qui, s’il continue dans cette voie de déliquescence, est foutu (expression de H16). Vive la VIe République ! 

Quand nos gènes sont brevetés sans que nous le sachions

Cette histoire est assez surprenante et rappelle une autre turpitude cette fois organisée à l’échelle européenne par l’Eglise Mormon qui a photographié tous les registres paroissiaux et d’état civil pour baptiser les morts naturellement sans leur consentement et sans l’accord de leurs descendants. Mais dans le cas de la société Myriad Genetics, on reste perplexe quant à leurs intentions fondamentalement mercantiles. Cette société a protégé par des brevets la détection des anomalies des gènes BRCA1 et BRCA2 prédisposant les porteuses de ces anomalies à des cancers du sein ou des ovaires. Cette société facture le test 4000 dollars et personne d’autre ne peut l’effectuer sans acquitter une redevance (royalties) puisque ce test est breveté. Une cour américaine a rejeté la validité du brevet mais une autre l’a récemment acceptée. En d’autres termes, si une personne quelconque décide, par curiosité, de demander à son laboratoire d’analyse d’effectuer ce test, ce laboratoire devra en informer la société Myriad Genetics et payer à cette dernière un droit d’utilisation du test qui a été pourtant mis au point par des laboratoires académiques financés par l’argent public (NIH aux USA ou INSERM en France). Mais là où cette histoire de gros sous est inquiétante c’est le fait que l’on puisse breveter la matière vivante, en particulier le patrimoine génétique humain qui est la propriété de chacun d’entre nous. Que Monsanto ait breveté la construction génétique ayant permis de créer un  maïs exprimant la toxine du Bacillus thuringiensis, je veux bien, mais que le simple séquençage des gènes BRCA 1 et 2 puisse faire l’objet d’un brevet est surprenant. Cette opération est effectuée par des robots (protégés par des brevets) qui peuvent traiter des centaines d’échantillons par jour. L’attitude de Myriad Genetics apparaît donc comme purement mercantile. Souhaitons que les législateurs européens n’abondent pas dans ce sens, il en serait terminé de la recherche en génétique si prometteuse pour l’avenir et le bien-être de l’humanité toute entière.

Source : Forbes.com

Note : le gène BCRA code pour une protéine réparatrice de l’ADN endommagé. Son implication, quand il a été endommagé par une mutation, dans le développement de cancers du sein et des ovaires a été initialement montrée par une équipe de chercheurs de l’Université de l’Utah, l’Etat américain où se trouve le siège de l’Eglise Mormon, ce qui explique mon rapprochement avec les baptêmes post mortem pratiqués par cette église à notre insu. Il n’est donc pas étonnant que la société Myriad Genetics soit également située à Salt Lake City, Utah.