Réflexions boursières …

Ce matin, la bourse de Paris s’envole et pourtant les indicateurs sont toujours dans le rouge virant progressivement au noir, c’est à n’y rien comprendre. L’activité économique chinoise ralentit plus que prévu par les analystes qui n’analysent plus rien et s’en remettent aux boules de cristal et autres marcs de café tant leurs prévisions atteignent des degrés d’incertitude comparables aux prévisions météorologiques à dix jours, c’est-à-dire le flou savamment dosé pour ne pas trop affoler l’opinion publique. Et il y a aussi cette histoire de bail in. Je m’explique, dorénavant et depuis l’escroquerie chypriote, les déposants clients de leur banque donc prêteurs puisque l’argent des comptes courants ou d’épargne est utilisé par ces banques, se verront dans l’obligation de subir une tonsure de leur épargne (on dit hair cut en anglais) au cas où leur banque se trouverait dans une situation de faillite. En d’autres termes votre argent sagement déposé sur votre compte en banque ne sera plus garanti. Si les politiciens en sont arrivés à cette extrémité, ce doit être parce que la fin est proche, la grande crise financière se profile à l’horizon …

Comme si la bourse de Paris voulait saluer une hypothétique reprise économique en France, il semble que les financiers n’ont pas encore eu sous les yeux le PMI flash de Markit que je me permets de soumettre à l’appréciation de mes lecteurs : 

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Et comme si ça ne suffisait pas, voilà un autre graphique tout aussi explicite :

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L’emploi dans les secteurs manufacturiers et des services chute depuis maintenant plus de 16 mois et la tendance n’a pas vraiment l’air de s’inverser.

Donc, les investisseurs sont dans une attitude attentiste et vivent dans l’instant présent pour réaliser les quelques profits encore possibles dans une bourse très volatile. Mais l’avenir reste bien sombre …

Source: Business Insider

Lettre à Arnaud Montebourg

Monsieur le Ministre du redressement contreproductif, savez-vous (si vos attachés de presse ne vous ont pas encore informé) que General Motors ferme tout simplement son usine de Bochum car non rentable. Savez-vous Monsieur le Ministre de la Sinistrose ce qu’est la rentabilité d’une entreprise ? Le président de la BPI le sait et il l’a dit haut et fort mais l’ex du président capitaine d’un pédalo à la dérive (on dit à la cape en terme de marin quand on est pris dans la tempête) l’a plutôt mal pris et ça risque de créer des remous sous les lambris dorés de l’Elysée. PSA est exangue et va supprimer 10000 emplois dans les prochains mois, ce n’est pas moi qui invente, c’est la presse économique anglosaxone qui le dit. Ford ferme son usine de Genk en Belgique, elle perd de l’argent, tout simplement. Pouvez-vous envisager un seul instant, Monsieur le Ministre de la Destruction déconstructive, si les Français, déjà lourdement taxés de tous côtés, vont accepter un sauvetage de Renault, de PSA ou de Spranghero puisqu’on peut aussi parler de saucisses et de cassoulet au cheval dans votre mission de sapement systématique de l’économie française ? Monsieur le Ministre, vous ètes complètement en dehors des réalités économiques, vous rêvez comme vos consoeurs et confrères écologistes et vous ne vous en rendez même pas compte. Dans quelques mois la France sera franchement en récession pour une durée indéterminée et douloureuse. Retournez vite dans votre campagne de Saône-et-Loire et méditez en regardant les vaches dans les prés au sujet de la futilité de la politique idéologique. Vous n’aurez pas de problèmes pour survivre avec votre retraite de ministre et vos émoluments de député alors que des dizaines de millions de français compteront jusqu’au moindre centime d’euro pour tenter de survivre …

La BPI vue par Ségolène …

J’ai entendu Madame Royal, prénom Ségolène, interpellée sur BFMTV ce soir à propos de la BPI, une usine à gaz qui risque de coûter cher aux contribuables dans la mesure où il y a des dissensions au sein de sa direction, un directeur pragmatique qui ne mâche pas ses mots et une politicienne qui ne connait rien aux affaires sinon d’avoir créé une SCI lucrative avec son ancien amant, l’actuel président des quelques rares gauchistes encore favorables à son action. Elle a déclaré tout de go que la BPI s’intéresserait entre autres projets fûmeux pouvant donner lieu à toutes sortes de corruptions locales dont les politiciens de gauche sont coûtumiers aux « énergies du futur » ! J’aurais été la journaliste de BFM j’aurais immédiatement demandé à la présidente fantoche du Poitou et de la Charente réunis de préciser son idée ou au moins sa conviction intime de ce que signifie pour elle l’énergie du futur. De mon point de vue d’humble ancien consultant auprès d’EDF (je le rappelle à mes lecteurs qui pourraient encore être incrédules) je vais résumer ce que pourrait avoir en tête la miss poitevine :

 

Production d’énergie électrique prouvée et rentable :

Nucléaire (uranium et thorium)

Hydroélectrique

Charbon

Gaz

 

Production d’énergie électrique de fiabilité non prouvée et/ou non rentable :

Eolien

Photovoltaïque

Biomasse

Fusion

Géothermique

Hydrolien

Marées

 

Ces cinq dernières rubriques préoccupent les « verts » et je vais brièvement les passer en revue.

L’éolien, de par l’intermittence imprévisible du vent, de sa direction et de son intensité, fait que cette source d’énergie ne présente qu’un facteur de charge dérisoire. Pour qu’un parc de moulins à vent puisse fonctionner correctement il faut qu’il soit obligatoirement couplé à un réseau alimenté et stabilisé par des centrales électriques de type classique (thermique classique ou nucléaire) mais l’incidence sur le bilan global de l’apport de l’éolien ne sera jamais supérieur à 10 % puisque le réseau de distribution requiert une stabilité minimale afin de fonctionner sans rupture. L’éolien est donc d’abord un gigantesque gouffre financier pour amuser la galerie et calmer les délires des écologistes.

Le photovoltaïque, même problème, le soleil ne brille qu’au mieux 50 % du temps et les panneaux solaires, quelle que soit leur configuration, ne peuvent raisonnablement fournir de l’énergie que durant un laps de temps limité, ce qui (comme pour l’éolien) induit l’existence de moyens de stockage adéquats.

La biomasse. En dehors de l’incinération à grande échelle des ordures ménagères et de certains déchêts industriels ou encore des boues d’égouts, la biomasse n’est pas adaptée à une production durable et fiable d’énergie électrique. Certains parlent de rationaliser l’exploitation des forêts, je veux bien mais quand on sait que sous le climat de la France et encore plus des pays plus au nord en Europe quand on coupe un arbre il faut en replanter cinq pour assurer une pérennité de la source d’énergie. L’exploitation des forêts est une vue de l’esprit tout simplement. D’autres ressources dites biomasse comme la valorisation des lisiers sont tout aussi irréalisables quant à l’alcool (maïs, canne à sucre, betterave) il faut choisir entre manger à sa faim ou faire rouler sa voiture, de toutes les façons produire de l’électricité avec du « biogaz » ou du « bio-éthanol » relève tout simplement de la chimère mensongère.

La fusion. Je l’ai déjà dit dans ce blog, la fusion nucléaire ne pourra jamais être maitrisée en terme de production de chaleur pour la simple raison qu’il n’existe pas de matériaux sur notre planète susceptibles de résister à des températures supérieures à deux mille degrés, et encore, je suis optimiste. Or la fusion met en jeu des millions de degrés. Une vue de l’esprit coûteuse qui tient franchement de la science fiction.

La géothermie. Peu ou pas de site en France métropolitaine, point. Une usine fonctionne malgré de gros problèmes de corrosion à Bouillante, une charmante commune de la Guadeloupe. Une solution pour développer l’énergie géothermique serait de procéder dans un premier temps à de la fracture hydraulique de grand ampleur en profondeur et injecter de l’eau pour récupérer en surface de la vapeur. Dans ces conditions inenvisageables puisque la fracture hydraulique est interdite (jusqu’à nouvel ordre) en France, cf. la controverse écolo sur les gaz de schiste, il paraît tenir encore une fois du rêve qu’on puisse imaginer une exploitation de la géothermie dans des régions favorables comme le Puy de Dôme ou le Cantal. Dans les autres régions de France et de Navarre il faudrait fracturer à plus de 5000 mètres de profondeur pour espérer récupérer une vapeur de qualité et non corrosive. Sur ce point, je rappèle que la vapeur qui fait tourner les turbines doit être d’une qualité parfaite tant thermique que chimique afin de ne pas détruire les ailettes des turbines.

Hydrolien. Le domaine est encore inconnu mais les investissements sont gigantesques en regard de la production escomptée au final. Il est prématuré de se faire une opinion aujourd’hui sur cette filière. Cependant les sites favorables à l’implantation de moulins à eau sous-marins sont limités. Prétendre qu’un jour on implantera des hydroliennes dans le détroit de Gibraltar est néanmoins plus réaliste que la fusion nucléaire !

Marées. Le site de la Rance est un des rares endroits favorables pour ce type d’application.

J’en reviens donc aux sources d’énergie électrique que l’on pourrait qualifier de traditionnelles, nucléaire, hydroélectrique, charbon et gaz. Comme il est mal vu, au moins en France mais pas en Allemagne ni en Pologne ni en Chine, de brûler du charbon ou du gaz (voir mon précédent billet à ce sujet) il reste le nucléaire et l’hydroélectrique. Le seul fleuve français susceptible d’être aménagé pour produire de l’électricité reste la Loire. Mais il n’y a jamais eu une compagnie nationale de la Loire comme ce fut le cas pour le Rhône et la raison est simple : la Loire est un fleuve capricieux peu propice à la récupération d’énergie. Il ne peut qu’être utilisé pour le refroidissement des centrales nucléaires installées le long de son cours.

J’ai disserté sur mon blog de la filière thorium que la France n’envisage pas pour le moment de développer, alors, je me pose la question après avoir entendu notre poitevine nationale, ex-ministre, présidente d’une région et que sais-je encore si elle n’avait pas une petite idée sur la filière thorium à fluorures fondus. Je doute très sérieusement que Madame Royal ait une opinion arrêtée sur cette technologie mais si la BPI décidait d’investir dans cette direction, ce serait un trop gros morceau. Pour conclure mon billet de ce jour, je rappèle à mes lecteurs que le parc nucléaire français a été intégralement financé avec les impôts des contribuables et que le démantèlement prématuré d’un réacteur quelconque pouvant encore fonctionner dix ans voire vingt (je pense à la centrale de Fessenheim) équivaudrait à brûler une partie des billets de 500 euros que chaque contribuable a donné à l’Etat. Aujourd’hui EDF gagne de l’argent grâce à cet effort consenti par ceux qui vont bientôt être à la retraite ou le sont déjà (comme moi) et il serait intolérable que le gouvernement actuel, sous la pression d’énergumènes irréalistes, décide de démanteler le parc nucléaire de la France pour s’assujettir aux livraisons de gaz de la Russie car il n’y a pas d’autre alternative, je viens de l’exposer brièvement dans mon billet que j’adresse à Madame Royal si elle a quelques minutes pour le lire.

 

 

Faites l’amour, pas la guerre …

Deux ministres japonais se sont rendu comme c’est la coûtume au moment de la « Golden week » au sanctuaire Yasukuni où reposent les cendres de milliers de Japonais morts pour leur pays et dont quelques criminels de guerre déclarés tels par les USA après l’armistice de 1945. Chaque fois que des officiels japonais se rendent dans ce sanctuaire pour y honorer la mémoire des morts pour la patrie il y a une levée de boucliers de par le monde et en particulier depuis la Chine et la Corée du Sud. Pourtant, quand on va visiter l’Arc de Triomphe, qui comme son nom l’indique célèbre toutes les victoires napoléoniennes, on est étonné justement de voir tous ces noms représentant autant de morts, civils ou militaires, mais aussi de femmes violées par les grognards, de maisons mises à sac et incendiées, de villages entiers détruits, de bétail décimé et d’objets de valeur volés. La guerre, c’est la guerre ! Mais après deux cent ans ou soixante dix ans, quelle différence, qui sont les criminels, les violeurs et les voleurs et qui sont les vrais soldats intègres et soucieux de leur devoir ? La guerre, ce sont des crimes reconnus et encouragés par la loi. Il en était ainsi du temps de Napoléon et également du temps de l’empereur Hiro Hito. Napoléon était un guerrier, Hiro Hito était dans son palais et laissait faire ses généraux. Quelle différence entre deux ministres qui vont au sanctuaire Yasukuni et le Président français allant déposer une gerbe le 14 juillet et raviver la flamme sur la tombe d’un soldat inconnu qui était peut-être aussi un violeur et un assassin, un soldat inconnu pour que l’armée puisse ainsi avoir bonne conscience ? L’homme est depuis la nuit des temps avide, aggressif, cupide et envieux. N’est-ce pas ce travers humain peu glorieux qu’on célèbre en France le 14 juillet et le premier jour de la Golden Week à Tokyo ?

Faites l’amour, pas la guerre, disaient les marginaux du campus de Berkeley en pleine guerre du Vietnam … mais la nature humaine n’a pas changé et on continue et continuera à guerroyer partout dans le monde.

Puisque le nucléaire fait peur, pourquoi pas le charbon ?

La France détient le plus grand gisement de charbon d’Europe au sud du département de la Nièvre. Ce gisement d’au moins 100 millions de tonnes voire beaucoup plus peut être facilement exploité à ciel ouvert comme le font les Allemands pour la lignite. L’extraction de ce charbon pourrait avantageusement rééquilibrer la balance commerciale du pays en fâcheuse situation principalement en raison des importations de pétrole et de gaz. Y aurait-il un inconvénient à créer une dizaine de milliers d’emplois en lançant l’exploitation de ce gigantesque gisement de charbon qui serait destiné à l’exportation puisque brûler du charbon sur le sol français pour produire de l’électricité serait mal vu par les écologistes qui se sont déjà opposé aux recherches exploratoires des potentialités du gaz de schiste. Charbon et gaz de schiste combinés pourraient faire que la France deviendrait alors un exportateur net de produits énergétiques et ne verrait plus son déficit commercial se creuser comme sa dette. On peur rêver de jours meilleurs mais on peut aussi se demander à juste titre pourquoi le ministre du redressement, qui a sévi non loin de la Nièvre, dans un département autrefois producteur de charbon, la Saône-et-Loire, ne s’intéresse-t-il pas à cette hypothèse. Dans un premier temps il faudrait faire en sorte que le code minier en cours de réforme puisse ne pas léser les propriétaires des terres sous lesquelles se trouve cet or noir (et solide) afin que l’exploitation de cette richesse providentielle pour le pays puisse être réalisée. Il faudrait aussi que ce même ministre renvoie tous les écologistes dont son parti n’a pas besoin pour rester majoritaire tant à la chambre des députés qu’au Sénat en leur expliquant de manière simple et didactique qu’il en va de l’avenir du pays…

Mais je dois rêver les yeux grand ouverts en écrivant ces lignes qui tomberont dans les oubliettes profondes des anciennes mines de charbon souterraines.

Vers une moralisation de l’industrie pharmaceutique ? On peut encore en douter.

Une étude émanant de l’Institut de Recherche en Biomédecine de Barcelone a recensé parmi plus de 1600 effets secondaires de divers médicaments 1162 d’entre eux identifiés sur la base des structures chimiques de ces médicaments, et parmi ceux-ci 446 ont pu être clairement expliqués biologiquement, 68 chimiquement et pour les 648 autres biologie et chimie devaient être combinées pour expliquer ces effets souvent indésirables voire invalidants. Cette étude minutieuse a été conduite car les effets secondaires des médicaments sont l’une des premières causes d’hospitalisation dans les pays occidentaux.

Un exemple parmi d’autres est le syndrome buccoglossal, un désordre invalidant provoqué par des mouvements désordonnés. La cause très probable de cet effet secondaire est la présence d’un noyau pipérazine dans le structure du médicament interagissant avec le récepteur de la 5-hydroxytryptamine (sérotonine) un neuromédiateur important impliqué notamment dans la régulation de la température du corps ou encore du sommeil. Treize autres médicaments provoquent une xanthopsie, syndrome de la vision en jaune, ce dont souffrait peut-être Van Gogh, d’autres encore provoquent des insuffisances rénales graves ou un assèchement de la langue. Bref, on se demande pourquoi les laboratoires pharmaceutiques, pourtant informés des risques d’effets secondaires de leurs produits, n’alertent pas plus fermement le corps médical. Devant ces résultats publiés dans le numéro du 18 avril 2013 de Chemistry and Biology et dont j’ai glissé une illustration tirée de cet article dans le présent billet, on se demande quelle peut être la validité des essais préliminaires obligatoirement réalisés pour toute nouvelle molécule afin d’obtenir son autorisation de mise sur le marché. Ou bien les laboratoires pharmaceutiques biaisent volontairement les résultats de leurs études, ou bien ils cachent sciemment la vérité sur les effets secondaires parfois délétères de ces médicaments afin de réaliser le maximum de profits. On se souvient de l’affaire du Vioxx (Merck) un médicament supposé traiter l’ostéoarthrose mais qui s’est avéré provoquer des infarctus du myocarde chez des sujets n’ayant aucune prédisposition pour cette pathologie. Les laboratoires Merck ont mis ce produit sur le marché en 1999 et il ne fut interdit qu’en 2004 après des dizaines de milliers de morts alors que Merck savait depuis 2001 qu’il provoquait des infarctus. Belle illustration de la malhonnêteté des laboratoires pharmaceutiques. Inutile d’insister sur le Mediator et bien d’autres médicaments dont les effets curatifs sont moindres que les effets secondaires souvent mortels ! Patrick Aloy, l’un des auteurs de l’étude écrit : « Nous proposons à la communauté scientifique la liste des protéines (le plus souvent des récepteurs ou des enzymes interagissant avec ces médicaments) et les structures chimiques associées avec les effets secondaires. Nous les définissons comme des « alertes ». Elles peuvent être utilisées par les chimistes pour essayer d’éviter certaines interactions et/ou structures (chimiques spécifiques) afin de développer des drogues plus sûres ». (Les annotations entre parenthèses sont de mon cru).

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Mais il s’agit d’un vœu pieux. Comme à leur habitude les laboratoires continueront leur course effrénée au profit en procédant à de soit-disant essais cliniques en toute opacité, souvent sur des cobayes humains rémunérés ou non dans des pays dits pauvres, et en masquant soigneusement au monde médical les effets secondaires de leurs nouvelles molécules géniales. Il faut ici relater le cas des statines, ces produits supposés diminuer le taux de cholestérol sanguin, j’indique à mes lecteurs le lien ci-dessous pour se faire une idée de la quasi obscénité de la commercialisation des statines qui ne présentent qu’un effet thérapeutique statistique en regard des effets secondaires invalidants et reconnus. L’usage des statines est très probablement le prochain grand scandale sanitaire à l’échelle mondiale !

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Pt64YzmHlqg

Contact : http://www.irbbarcelona.org

Note : mon blog n’a aucune vocation lucrative, je n’ai jamais sollicité mes lecteurs pour une aide financière et je ne le ferai jamais contrairement à certains autres sites de la blogosphère, et l’utilisation de cette illustration tirée d’une préview de Chemistry & Biology sans la permission des auteurs ne peut que leur être favorable.

 

Triste journée d’anniversaire …

Il y a 25 ans Desproges disparaissait de la scène et de la radio. Il n’a jamais été remplacé comme d’ailleurs Coluche ou Pierre Dac. Aujourd’hui, l’heure n’est plus à l’humour. On est censuré implacablement par les webmasters des sites web, comme si on n’était pas en conformité avec la ligne du parti. La France commence à ressembler à l’URSS des goulags. Desproges aurait ri de l’aventure qui m’est arrivée hier sur le web. J’habite en Espagne, plus précisément à Tenerife, et j’ai laissé un commentaire sur le NouvelObs en ligne. Il m’arrivait très rarement de procéder ainsi sur ce site ouvertement orienté à gauche. Mais j’avais décidé de le faire, un peu énervé par les prises de position partisanes de ce quotidien en ligne en terminant mon commentaire par cette phrase : « La France est une république bananière dirigée par des ploutocrates crypto-communistes ». Ce matin, en ouvrant mon navigateur favori (safari puisque j’ai un MacBook), impossible de me connecter au site du NouvelObs ni à celui de Challenges. Je suis interdit de séjour sur ces deux sites. Voilà l’image de la démocratie et de la liberté d’expression que donne la France depuis l’étranger.

Je pense que Pierre Desproges aurait trouvé là une occasion de se gausser habilement et talentueusement des turpitudes auxquelles nous pouvons être soumis avec internet, outil qu’il ne connaissait pas à l’époque mais dont il aurait certainement usé avec habileté. Triste époque pour la patrie des droits de l’homme …