Deux précautions ne valent pas mieux qu’une seule ! (Fukushima)

Presque ironiquement, les Japonais souffrent de la contamination radioactive au nord-ouest de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi alors que les seules études sérieuses sur le long terme et sur une large population en ce qui concerne l’effet des radiations ont été réalisées à la suite des bombardements des villes d’Hiroshima et de Nagazaki à la fin de la deuxième guerre mondiale par les Américains. De ces études extrèmement bien détaillées, il est ressorti que les incidences de cancers dits solides n’étaient pas liées de manière linéaire aux doses sans seuil, c’est-à-dire que l’apparition de cancers n’obéissait pas à une loi directement liée à la dose de radiations reçues.

Une illustration est plus parlante :

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LNT : linear non-threshold dose hypothesis, background : bruit de fond ou radioactivité naturelle, ground zero : point d’impact au sol (source : Forbes.com)

Les valeurs de dose sont exprimées ici en rem, une unité de mesure qui n’est plus appliquée mais qui correspond à 10 mSv. L’hypothèse d’une relation directe entre l’apparition de cancers et la dose de radiations reçue n’a pas été vérifiée par les études réalisées sur les 79000 survivants des bombardements américains sur le Japon en 1945 car en deçà de 10 mSv l’incidence de cancers se confond avec ce qu’on appelle le « bruit de fond » en d’autres termes la radioactivité naturelle. Le même type d’étude a été réalisé depuis 1957 par un comité spécial des Nations Unies (UNSCEAR) dédié à l’effet des radiations atomiques. Il ressort de la dernière publication des travaux de ce comité (2012) qu’il s’est installé une sorte de peur irraisonnée des radiations depuis l’accident de Fukushima-Daiichi : les conseils au sujet des radiations clarifient ce qui doit et aussi ne doit pas être clamé à propos des faibles doses sur la santé des individus et des populations. Les radiations naturelles (ou induites par une contamination externe) comprises entre 2,5 et 3,5 mSv n’ont aucun effet détectable sur la santé publique et des doses inférieures à 2,5 mSv ne sont pas non plus corrélées à une diminution de cancers. Dans ce rapport, la durée d’exposition est prise en compte et une exposition à 10 rem (0,1 Sv) sur une année n’entraine pas d’effets observables alors que la même exposition sur une période plus courte peut avoir des effets.

Le rapport insiste aussi sur le fait qu’aucun effet n’a été observé sur les populations exposées au Japon depuis l’accident de Fukushima-Daiichi et que ces dernières peuvent retourner vivre dans les zones d’exclusion qui présentent une radioactivité mesurable du même ordre que celle observée dans de nombreuses régions du globe comme au Brésil ou encore le Colorado. L’application aveugle du principe de non linéarité des doses sans seuil est, encore selon ce rapport, un désastre économique et psychologique pour les populations japonaises vivant dans les zones dites « dangereusement » contaminées en vertu de ce principe et qu’il est urgent de reconsidérer les décisions prises et basées sur cette assertion erronnée que toute radiation est dangereuse et qu’il n’y a pas de limite inférieure à la non dangerosité des dites radiations en dessous de 0,1 Sv/an. Le rapport cite l’exemple de la France où dans certaines régions, la radioactivité naturelle excède 10 rem/an soit plus de 0,1 Sv/an – les habitants du Limousin n’ont pas plus de cancers que ceux de la Picardie !

Le traumatisme national induit par l’accident de Fukushima-Daiichi a conduit le gouvernement japonais à réduire inconsidérément les limites supérieures de présence de radioactivité dans les aliments. Par exemple pour la nourriture en général, la radioactivité admise dans l’Union Européenne est de 1250 Becquerels/kg, alors qu’elle est de 1200 aux USA et maintenant seulement de 100 au Japon ! Cette régulation extrémiste basée sur le même principe erroné conduit à une phobie généralisée qui n’a pas lieu d’être puisque ces seuils admissibles (Europe et USA) ont été préconisés par l’UNSCEAR après des années d’études approfondies. Les conséquences psychologiques et économiques de cette décision sans fondement du gouvernement japonais sont immenses et la population japonaise ne devrait pas être punie sans raison objective.

Enfin, le rapport rappelle que seules les études réalisées sur les populations d’Hiroshima et Nagazaki, et c’est là l’aspect ironique du problème, ont clairement montré sur une large population que l’effet avait pu être prouvé de manière non équivoque pour des doses aigues (en une fois) comprises entre 0,1 et 1 Sv, voire plus (voir l’illustration plus haut).

 

Sources : Forbes.com, Hiroshimasyndrome.com, UN website

Un nouveau pape, et alors ?

Ce soir, à 21h13, heure d’Europe, l’évènement attendu par plus d’un milliard de fidèles hystériques, un petit nuage de fumée blanche vers 19 heures au dessus d’une des dépendances du Vatican, et puis l’annonce de l’identité du nouveau leader doctissimo (maximo) des moutons d’une Eglise plongée dans les scandales sexuels et financiers récurrents. Voilà une grande nouvelle qui va alimenter les conversations dans les chaumières bien pensantes. Qui plus est, un Argentin, on aura tout vu, il y a eu un Polonais, puis un Allemand plus ou moins admirateur (dans sa jeunesse seulement) des chemises brunes, vous voyez de quoi je veux parler, et qui a eu la pudeur de s’auto déclarer gâteux. S’il y avait un pape pour les musulmans ce serait à qui briguerait le pouvoir, un Malien, un Indonésien ou un Saoudien ? C’est dire à quel point les histoires de religion n’ont strictement aucune importance. A voir dans les unes des journaux l’orgie de pourpre cardinalice, on peut en conclure que l’Eglise très apostolique ne connait pas la crise qui tétanise une grande partie du monde grâce à la « bonne » gestion de la banque du Vatican. Ouf, j’en ai dit assez.

Rassurez-vous, bons chrétiens, tout va bien en ce bas monde, repentez-vous car l’avenir est incertain.

Une avancée décisive dans l’exploitation de l’hydrate de méthane !

Vu du Japon, l’exploitation d’hydrate de méthane est une priorité depuis que la balance commerciale du pays s’est sévèrement dégradée en raison de l’arrêt de la plupart des centrales électronucléaires depuis le tremblement de terre du 11 mars 2011, largement instrumentalisé hier dans les médias français, dont la télévision qui s’est ridiculisée avec un ancien journaliste de son sérail que je ne nommerai pas, ça n’a aucun intérêt, à propos d’un énième débat également sans aucun intérêt sur l’énergie nucléaire que je n’ai regardé que quelques infimes secondes tant mon attention était peu sollicitée. Le Japon importe massivement du gaz naturel pour produire l’électricité que les centrales nucléaires à l’arrêt ne produisent plus sur son propre sol et ce pays est totalement dépourvu de ressources énergétiques fossiles puisqu’il s’agit d’un archipel d’origine volcanique.

Or les fonds sous-marins au large de l’archipel sont propices, de par les conditions de température et de pression existantes, à la formation d’hydrate de méthane, le méthane provenant de la décomposition bactérienne des débris organiques qui tombent au fond de l’océan. Ce méthane est alors piégé à basse température, environ 2 degrés, et forte pression : à trois mille mètres de profondeur la pression est de 300 kg/cm2. Ces hydrates, scientifiquement appellés clathrates, contiennent 160 litres de méthane par litre et 1 litre de ce composé semi-solide pèse 900 grammes. Les clathrates de méthane sont stables à des températures raisonnablement basses, disons -20 degrés, alors que le méthane liquide doit être maintenu à -182 degrés pour rester à l’état liquide. De plus la liquéfaction du méthane est gourmande, très gourmande en énergie. Le Japon, dans l’urgence après le 11 mars 2011, a construit et financé des unités de liquéfaction de méthane en Australie et en Russie pour s’approvisionner afin d’alimenter des centrales électriques à gaz également construites dans l’urgence, ça on ne le dit pas dans les débats télévisés, on se contente de dire béatement que si le Japon est arrivé à « sortir » du nucléaire aussi vite, pourquoi pas d’autres pays, un argument totalement fallacieux lourdement ramené par les écolos de tout poil. Parallèlement le MITI, le Ministère de l’Industrie, a tout aussi lourdement financé les recherches sur les clathrates de méthane depuis le gros tremblement de terre et il se trouve que les mers et océans entourant l’archipel renferment au moins la quantité de méthane sous forme de clathrates suffisante pour approvisioner le pays pendant une centaine d’années ! Il y a donc vraiment matière à susciter des investissements ne serait-ce que pour rétablir la balance commerciale du Japon. C’est donc aujourd’hui 12 mars 2013 que pour la première fois la société Japan Oil, Gas and Metals National Corporation a réussi a « remonter » du méthane sous forme de clathrate au large des préfectures de Mie et Shizuoka d’une profondeur raisonnable de 1300 mètres.

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Reste à industrialiser le processus, ce qui ne devrait pas poser de problèmes insurmontables, et le Japon pourra devenir dans des délais proches autonome en gaz naturel, on peut l’espérer …

Sources : Japan Times et Wikipedia. Crédit photo : Japan Times.

Deuxième anniversaire du tsunami japonais et la pollution par le charbon

Comme il apparaît que l’ensemble des pays nucléarisés (civilement) commémorent aujourd’hui le tremblement de terre japonais du 11 mars 2011 qui a eu pour conséquence inattendue et fâcheuse le triple accident de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, je me dois de retranscrire ici un commentaire de l’article paru dans The Atlantic de ce jour (voir le lien ci-dessous) à propos de la mortalité et de la morbidité induites par les centrales électriques à charbon ou lignite en Europe. L’étude a été réalisée par l’ONG Health and Environment Alliance basée à Bruxelles et concerne l’ensemble des pays européens. Les plus « pollueurs » en terme d’oxydes de soufre et d’azote (et de CO2 naturellement) et de poussières sont la Roumanie, l’Allemagne et la Pologne qui brûlent ce qu’on appelle du charbon brun ou lignite. En terme de morts prématurées, l’étude aboutit à plus de 18000 morts par an, deux millions de jours de traitements médicaux, plus de 4 millions de journées de travail perdues et plus de 28 millions de troubles respiratoires soit un coût approximatif pour la société évalué entre 15 et 42 milliards par an. Il n’y a pas de quoi épiloguer, et pourtant dans les commentaires à cet article, on peut lire :

Premier commentaire :

« Great Article ! How many deaths does nuclear power cause per year ? » (Combien de morts par an à cause de l’énergie nucléaire?)

Et la réponse que je traduis directement provenant apparemment d’une personne bien informée :

Pratiquement personne, excepté naturellement pour Chernobyl.

L’IAEA a estimé qu’il y aura un accroissement du taux de cancers de 3 % pour les 600000 personnes de la zône affectée (Chernobyl). Les statistiques n’indiquent pas clairement une augmentation des cancers dans cette population, mais tout le monde s’accorde sur une estimation d’environ 4000 morts. Cette estimation est considérée comme fiable par tous les experts en la matière, excepté naturellement les activistes anti-nucléaires qui « revendiquent » au moins un million de morts. A Chernobyl, 31 pompiers sont morts des suites d’exposition aux radiations et 33 autres mortes après avoir bu du lait contaminé avant qu’ils aient été informés par les autorités. C’est à peu près tout ce qu’on peut attibuer comme décès directement liés au nucléaire civil. Je pense qu’en France deux accidents dans un réacteur expérimental ont exposé des personnels à la radioactivité et cela en 40 années d’utilisation du nucléaire civil dans un pays qui produit 75 % de son électricité à partir de cette source d’énergie. Ces personnes ont toutes guéri (de leur exposition à la radioactivité). Le rejet suite à l’accident de Three Miles Island était si faible qu’on a considéré que la conséquence serait de trois morts supplémentaires sur une période de 20 ans pour les 300000 personnes vivant dans la zône ce qui est totalement non significatif. En ce qui concerne Fukushima, l’estimation des morts se comptera sur les doigts d’une main. »

Encore une fois il n’est pas nécessaire d’épiloguer mais cela n’empêche pas les activistes emmenés par Greenpeace de s’insurger contre l’usage du nucléaire civil, considéré comme dangereux et polluant en commémorant à leur façon le deuxième anniversaire du tremblement de terre du Japon au mépris des morts et disparus à cause du tsunami. Apparemment ces mêmes écolos à la petite semaine semblent ignorer ou feindre d’ignorer ces données relatives à la pollution par le charbon. Pour raffraichir la mémoire de ces guignols je rappelle que le charbon contient naturellement du potassium 40 (nous en avons aussi tous naturellement dans nos os), du radium 228, du thorium 232, du polonium 210 et de l’uranium 238 et cette radioactivité qu’on peut considérer comme naturelle peut atteindre 1000 Becquerels (Bq) par kilo. Pour mémoire (adressée aussi aux écolos-gauchistes et à la Ministre Batho, farouchement anti-nucléaire) le corps humain dans son ensemble présente une radioactivité d’environ 6000 Bq dûe au potassium 40 naturellement présent et au carbone 14 qui se forme dans l’atmosphère avec le rayonnement cosmique.

 

Sources : www.theatlanticcities.com et Wikipedia

 

 

Malbouffe, toujours

Mon attention a été attirée par une de mes petites nièces qui a goûté une sucette du genre empilement de parallélépipèdes colorés ressemblant de loin à de la guimauve et l’a immédiatement reposée sur la table en prenant un air dégouté. J’ai regardé l’étiquette que je reproduis ici pour mes lecteurs afin de les mettre en garde contre la dangerosité de telles friandises d’aspect alléchant – une sucette c’est fait pour être léché – mais dont les ingrédients sont surprenants. On trouve donc sans surprise du sucre (nature non spécifiée), du sirop de glucose d’origine inconnue, un gélifiant (tout simplement de la gélatine d’origine porcine, c’est tout à fait honnête de le préciser au cas où il y ait des consommateurs regardants), de la fécule de maïs, de l’eau, des arômes encore une fois d’origine inconnue et une série de colorants, je cite dans l’ordre : curcumine, riboflavine, rouge de cochenille, bleu patenté V (interdit dans de nombreux pays car allergène), brillant bleu FCF (également interdit pour les mêmes raisons), noir végétal, beta-carotène, anthocyanine et enfin dioxyde de titane. Avec tout ça on peut faire de la peinture à l’infini ou presque. Enfin, oh surprise (!) de l’extrait de safran et pour finir du blanc d’oeufs, vous avez lu comme moi.

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J’ai été tout de même déçu par l’absence de guimauve mais renseignements pris (Wikipedia) l’usage de la guimauve (extrait des racines d’un arbuste d’origine méditérranéenne) s’est perdu à la fin du XIXe siècle quand des confiseurs ont réussi à en fabriquer un ersatz à base de sucre de blanc d’oeuf et de gélatine (si possible de cochon : dans le cochon tout est bon!). 

« Empreinte terres » : une ineptie de plus

L’Europe consomme trop de terres

PARIS – Les Européens devraient diminuer leur consommation, notamment de viande, afin de réduire leur empreinte terres, soit le nombre d’hectares nécessaires pour satisfaire leurs besoins, prône un rapport de l’ONG Les Amis de la Terre Europe.

Réduire l’empreinte terres de l’Europe implique une baisse radicale de l’ensemble de nos consommations, à commencer par celle de la viande, écrit l’ONG dans un rapport intitulé Terres volées, qui souligne l’utilisation grandissante des terres mondiales pour l’agriculture et l’élevage, parfois au détriment des cultures locales.

Actuellement, 38% des terres mondiales sont d’ores et déjà utilisées pour l’agriculture et l’élevage et ce chiffre va augmenter avec la croissance de la population mondiale et l’augmentation de la ration calorique quotidienne consécutive à l’élévation du niveau de vie dans les pays en voie de développement.

L’Europe, via ses importations de produits agricoles mais aussi manufacturés, utilise 44% de terres en plus que son propre domaine foncier. Cela signifie que l’Europe importe l’équivalent de plus de cinq fois la superficie de la France.

Selon Ariadna Rodrigo, chargée de campagne aux Amis de la Terre Europe, le lien entre le produit, la ressource extraite et les terres nécessaires à l’obtention du produit, est souvent négligé. Par exemple, l’empreinte terres d’une tasse de café est 4,3 m^3, d’un kilo de porc de 6,7 m2, d’un ordinateur portable de 10 m^3 et celle d’une voiture de 150m^3, selon l’ONG. 

Le continent européen importe des terres principalement de Chine (33 millions d’hectares), du Brésil (19 millions) et d’Argentine (12 millions), mais aussi de pays comme la Côte d’Ivoire, le Ghana ou le Kazakhstan.

Réduire l’empreinte terres de l’Europe (…) exige de réviser les politiques qui mènent à l’épuisement des ressources d’autres régions du monde, affirme le rapport.




(©AFP / 08 mars 2013 19h08)

Comme beaucoup de dépêches d’agence celle-ci vaut son pesant de terre si j’ose dire et je ne peux résister à me livrer au plaisir de faire un commentaire de texte point par point pour démontrer la stupidité de la démarche de cette ONG verdeterresque pour rester poli.

D’entrée de jeu on devine la mission de cette association de bienfaiteurs de l’humanité (toute entière) en lisant :

« Réduire l’empreinte terres de l’Europe implique une baisse radicale de l’ensemble de nos consommations, à commencer par celle de la viande ».

Sans une définition claire de ce qu’est « l’empreinte terres » au pluriel pour je ne sais quelle raison obscure, on ne peut rien comprendre et je n’ai d’ailleurs rien compris sinon qu’il faut se serrer sérieusement la ceinture « radicalement » sur l’ensemble de nos consommations. Ca veut dire quoi ? Toutes nos consommations ? C’est rien de le dire mais comment faire …

Je lis ensuite : «  utilisation grandissante des terres mondiales pour l’agriculture et l’élevage ». A quoi peuvent bien servir les terres sinon à l’agriculture et l’élevage, je me le demande encore après mûre réflexion. Peut-être à faire de la poterie ou des briques et des tuiles, c’est tout ce que j’ai trouvé comme usage différent de l’agriculture et de l’élevage pour la terre, et encore faut-il une terre qui s’y prête.

Plus loin encore, on lit ceci : « augmentation de la ration calorique quotidienne consécutive à l’élévation du niveau de vie dans les pays en voie de développement ». Comment pourra-t-on imposer aux pays en voie de développement de se restreindre sur la nourriture, eux qui n’ont jamais connu l’abondance, c’est une pure vue de l’esprit. C’est comme si on disait aux Chinois qui aspirent au bien-être à l’Occidentale de se priver de téléphones portables ou de voitures quand ils ont les moyens financiers de s’en procurer. C’est impossible et c’est encore une vue de l’esprit.

Mais ce n’est pas tout. Je suis resté scotché en lisant la suite : «  L’Europe, via ses importations de produits agricoles mais aussi manufacturés, utilise 44% de terres en plus que son propre domaine foncier ». Je croyais que l’Europe était pratiquement autosuffisante en céréales (excepté le riz), en huile, sucre, beurre, blé et autres graminées et en viande. Je dois avoir mal lu les nombreux rapports et synthèses émanant d’organismes réputés sérieux. Et ces 44 % signifieraient qu’on utilise indirectement des surfaces arables situées hors d’Europe. Je veux bien qu’on prenne en compte la banane, le cacao, le thé, le café et d’autres denrées d’origine tropicale. De là à considérer que l’ensemble de ces productions agricoles représentent 5 fois la superficie de la France me paraît pour le moins spécieux. Juste un exemple pour décrédibiliser cette réthorique approximative, la Côte-d’Ivoire est l’un des premiers producteurs de bananes et de cacao du monde pour une superficie égale aux trois cinquième de celle de la France. Vraiment tout faux !

Mais je continue tant cette dépêche est truffée d’erreurs : «  l’empreinte terres d’une tasse de café est 4,3 m^3, d’un kilo de porc de 6,7 m2, d’un ordinateur portable de 10 m^3 et celle d’une voiture de 150m^3 ». Je ne comprend pas pourquoi un kilo de porc a droit à des m2 et non des m3. Il faut comparer des données comparables. Maintenant, chaque fois que je boirai une tasse de café, j’aurai l’impression de manger plus du tiers de mon MacBook, c’est indigeste et complètement dingue !
Pour finir, l’Europe « importe » 33 millions d’hectares de Chine, tiens on ne parle plus de m3 mais de surfaces. Et ça doit correspondre à des jouets, des vêtements et des chaussures à bas prix, des tissus … A part le coton (cf. le Kazakhstan), les jouets et les chaussures ne poussent pas comme des choux ou des carottes.

Bref, cette dépêche d’agence de presse relate un salmigondis de stupidités insipides mais qui feront à n’en point douter les délices de la Ministre Batho embarquée sur le pédalo sans pilote pour se donner bonne conscience. A propos de bonne conscience le texte ci-dessus chute sur le semblant de conclusion suivante : « Réduire l’empreinte terres de l’Europe (…) exige de réviser les politiques qui mènent à l’épuisement des ressources d’autres régions du monde … ».

Bref, tout le monde sera heureux si tout le monde se met à la diète, un peu le programme des écologistes : moins consommer pour préserver la planète. Mais ces mêmes écologistes oublient de donner un mode d’emploi clair à leurs belles déclarations relevant non pas d’un idéalisme vertueux mais d’un sectarisme doublé d’opportunisme politico-idéologique scandaleux.

Le moral de l’équipe de France de rugby !

Le moral des Français est au plus bas, 75 % d’entre eux sont mécontents de l’action gouvernementale, ce sont les sondages qui le disent, pas moi. Les mauvaises nouvelles s’accumulent et il n’y a pas de faits divers du genre mariage des homosexuels pour les divertir, c’est triste, et le Mali commence à lasser. C’est d’autant plus triste que même l’équipe de rugby accumule les défaites et se ridiculise comme le gouvernement qui ne fait toujours rien pour sortir la nation de l’ornière dans laquelle elle s’enfonce inexorablement. C’est à croire que le pédalo n’a plus de capitaine. Il a été reçu fraichement à Moscou c’est le moins qu’on puisse dire avec une escouade de chefs d’entreprise qui n’ont concrétisé aucun contrat. Pour sa dernière visite en Inde, peu ou prou la même défaite ! C’est comme les rugbymen qui vont de défaite en défaite. Mais ce qui est inquiétant c’est la répétition des évènements. Les joueurs de rugby français avaient fait le plein de défaites en 1982 et ils font en sorte de répéter l’histoire, juste pour enfoncer encore plus le moral des électeurs qui ont stupidement voté pour Hollande, le président normal à la santé normale, ça vient aussi de sortir, incapables de décider par eux-mêmes et lourdement influencés par des média vendus à la gauche. Les « goodyear » immunisés par la récente et inique loi d’amnistie des méfaits commis par les syndicats et leurs sbires genre chemises brunes des années trente se sont lachés contre les policiers pour affirmer leur pouvoir contre les sales capitalistes comme disait le capitaine lors de sa campagne électorale. C’est inutile d’insister sur la dérive totalitaire qui se profile à l’horizon. Quand il y aura de nouveau en février 40000 chômeurs de plus, il y aura le feu dans les lambris dorés de l’Elysée, peut-être que les veaux auront une indigestion de luzerne idéologique !

Narcolepsie, bonheur et hypocretine …

J’ai un souvenir très présent d’un oncle qui souffrait de narcolepsie. Si le repas trainait en longueur il lui arrivait de s’endormir entre deux plats et pour ne pas sombrer dans une somnolence durable, il devait s’obliger en permanence à occuper ses doigts, sa pensée, parler, marcher, jouer au tennis ou aller tailler ses rosiers, que sais-je encore, mais il était handicapé parce qu’il ne pouvait pas conduire une voiture de peur de s’endormir brutalement. Jeune enfant, l’état de mon oncle m’impressionnait parce que, moi-même, j’avais de la peine à trouver le sommeil, toujours poursuivi par des angoisses variées alimentées par le moindre bruit extérieur puisque nous avions dans la famille l’habitude de dormir la fenêtre ouverte, en pleine campagne. Et dans le silence de la nuit, la campagne frémit de toutes sortes de bruissements étranges pour un enfant qui cherche le sommeil.

Au début des années 2000 une cause putative de la narcolepsie fut avancée quand on découvrit que les patients souffrant de cette infirmité neurologique avaient dans leur cerveau à peine 5 % de la quantité attendue de cellules nerveuses sécrétant l’hormone appelée hypocretine ou encore orexine dans l’hypothalamus, cette région du cerveau extrêmement complexe située entre la base du cerveau et l’hypophyse et siège de nombreuses sécrétions hormonales dont les fonctions sont précisément ciblées pour réguler un grand nombre de processus biologiques fondamentaux comme par exemple la régulation de la production d’hormone de croissance et d’autres hormones hypophysaires mais aussi d’autres peptides ayant un effet sur le système nerveux central ou l’ensemble du corps. Ces hormones généralement de nature peptidique (comme l’hormone de croissance ou l’insuline) sont le plus souvent sécrétées par un petit nombre de neurones hypothalamiques et la régulation de leur excrétion est elle-même sous le contrôle d’autres facteurs, ce qui rend l’hypothalamus d’une complexité encore plus incroyable que la complexité du reste du cerveau. Le Docteur Jerome Siegel découvreur de la relation entre l’hypocretine et la narcolepsie vient de mettre en évidence une relation directe entre ce peptide cérébral et ce qu’on pourrait appeler le « bonheur », mais oui, le bonheur ! Et cette découverte va en faire rêver plus d’un par ces temps de morosité, dans une France, fille aînée de l’Eglise mais d’une Eglise sans pape, aux mains de mécréants socialistes dirigistes, écologistes, marxistes et gauchistes, tous des mots qui riment avec antéchrist, il y a de quoi être triste (j’abuse dans la rime) et dépressif (je n’ai pas trouvé de rime) !!!

Le docteur Siegel du Centre de Recherche sur le Sommeil de UCLA a fait cette découverte assez exceptionnelle dans ses retombées potentielles tant pour soigner certaines formes de dépressions que pour donner de la bonne humeur ou accroitre la vigilence. Il a fait cette découverte en soignant huit malades souffrant d’épilepsie incurable dans son service de psychiatrie du Ronald Reagan UCLA Medical Center. Il a implanté dans le cerveau de ces malades, avec leur consentement, de fines électrodes et des capillaires microscopiques pour d’abord tenter de soigner leur épilepsie, mais qu’il a utilisé aussi pour mesurer en continu, à l’aide de dispositifs expérimentaux de microdialyse connectés à ces capillaires aussi fins qu’un cheveu, la teneur en hypocretine lorsque les patients regardaient la télévision, discutaient avec les infirmières ou leur famille, prenaient leur repas ou faisaient une sieste. Ces mêmes malades notaient aussi en quelques mots s’ils étaient ou non de bonne humeur, en quelque sorte comment ils se sentaient, chaque heure, pendant le temps que durait l’analyse d’hypocretine, au cours des périodes d’éveil. L’équipe du Docteur Siegel a découvert que les taux d’hypocretine n’étaient pas liées à l’éveil en général mais atteignaient un maximum au réveil, au cours d’émotions, de colère ou d’interactions sociales normales. En quelque sorte l’hypocretine serait « le peptide de la bonne humeur ». D’après le Docteur Siegel, trouver des analogues ou des inhibiteurs de cette hormone peptidique cérébrale pourrait permettre de soigner de nombreuses affections neurologiques. Au cours de cette expérimentation l’équipe de neurobiologistes a aussi découvert un autre peptide appellé MCH (melanine concentrating hormone) qui est sécrété pendant le sommeil et dont la sécrétion chute au moment du réveil. Là aussi il y a des applications futures intéressantes pour traiter les désordres du sommeil.

Source : http://newsroom.ucla.edu/portal/ucla/peptide-a-key-to-happiness-244002.aspx

Note : l’hypocretine est un peptide (ou petite protéine) se présentant sous deux formes de respectivement 29 et 39 amino-acides et présentant des analogies avec la sécrétine, une hormone peptidique d’origine intestinale qui régule les sécrétions gastrique et pancréatique ainsi que l’homéostase de l’eau (activité rénale). Il est intéressant de noter que la sécrétine est la première hormone en tant que telle identifiée et appelée « hormone » par les Anglais Bayliss et Starling en 1902 mais encore aujourd’hui, son mode d’action n’est pas totalement élucidé.

L’homme, cet être vivant si négligeable !

La plus vieille forêt primaire d’Europe se trouve au nord de l’île de Tenerife ainsi qu’à Madère. Elle est constituée d’une espèce particulière de lauriers que l’on ne trouve que dans les îles de la Macaronésie (Madère et Canaries) et qui sont des restes des forêts couvrant probablement le pourtour occidental de la Méditerranée avant le réchauffement datant d’une dizaine de milliers d’années.

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Mais les arbres et arbustes ne sont pas aussi vieux qu’on ne l’imagine. Près des cotes méditérannéennes on trouve aussi une autre forêt beaucoup plus agée et pourtant méconnue des randonneurs puisqu’il s’agit des posidonies (Posidonia oceanica)

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qui poussent très lentement mais ont la particularité de ne pas se reproduire sexuellement comme les arbres que je mentionnais plus haut. Les immenses étendues ou « forêts » de posidonies, parfois plusieurs kilomètres de long, sont en réalité des clones vivant et croissant depuis des dizaines de milliers d’années, peut-être même avant que l’homme atteigne l’Europe après avoir quitté l’Afrique de l’Est. Si la laurisylva a disparu du pourtour méditerranéen, il n’en reste que quelques minuscules traces dans le sud de l’Espagne, les posidonies ont fait l’objet de récentes études génétiques qui ont mis en évidence une extrême stabilité de leur génôme, ce qui a surpris les scientifiques puisqu’on aurait pu s’attendre à au moins quelques différences génétiques entre des posidonies étudiées près des côtes de Formentera (Baléares) ou de Sicile. Les posidonies peuvent être considérées comme les plus vieux êtres vivants de la planète. Si le massif volcanique d’Anaga à Tenerife date de la fin du Miocène (environ 5 millions d’années) le processus de peuplement par des végétaux a débuté beaucoup plus tard dans la mesure où les roches volcaniques fraichement formées restent longtemps impropres à toute croissance végétale. L’apparition de végétation de type laurisylva peut correspondre aux périodes interglacières du pléistocène à une époque où l’homme n’était encore que peu différencié de ses cousins les singes, entre un demi et un million d’années avant notre ère. La figure ci-dessous (Wikipedia) illustre les changements climatiques auxquels ont été soumises les forêts de laurisylva au cours de leur croissance, mais les posidonies n’ont pas directement été affectées par ces fluctuations.

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Mais je m’égare dans mes propres pensées. Tout cela pour dire simplement que les forêts toujours vertes des Canaries et de Madère, comme les posidonies illustrent de manière troublante la brièveté de la vie humaine : il aura fallu autant de temps pour passer de l’age de la pierre taillée au téléphone cellulaire que la constitution de la plus grande forêt clonale de posidonies de la Méditerranée. Ca laisse songeur …

Sources: PlosOne et Wikipedia

Amalgame …

Encore une dépêche d’agence succulente (j’aime bien le maquereau !) :

Du maquereau des îles Féroé infesté par un parasite saisi en Roumanie

BUCAREST – Plus de 80 tonnes de maquereaux congelés des îles Féroé ayant transité par les Pays-Bas ont été retirés de la vente en Roumanie après la découverte d’un parasite, ont annoncé mercredi les autorités en précisant qu’il n’y avait pas de danger pour la santé.

Nous avons reçu une alerte sur la présence d’un parasite dans des maquereaux entiers congelés des îles Féroé ayant transité par les Pays-Bas, a indiqué l’Autorité sanitaire vétérinaire roumaine (ANSVSA) dans un communiqué.

Des tests ont confirmé la présence d’une larve dans les viscères abdominales des poissons, selon l’Autorité.

Les produits ont immédiatement été retirés de la vente en Roumanie.

Les îles Féroé sont une province autonome du Danemark.

Les autorités sanitaires et vétérinaires des pays européens sont particulièrement en alerte depuis quelques semaines après un scandale lié à la présence de viande de cheval dans des produits préparés sensés contenir du boeuf.

(©AFP / 06 mars 2013 18h46) 

 

Voilà un pur exemple d’amalgame entre deux informations qui n’ont rien à voir. A moins que ces maquereaux aient été nourris avec de la viande de cheval ! On ne dit rien quant à la nature du parasite, à croire que le journaliste (?) qui a rédigé cette dépêche n’a pas fait l’effort de se renseigner. C’est ça le vrai journalisme, on pêche une information et on rajoute une petite couche pour amplifier son contenu. Et comme si le journaliste qui a rédigé la dépêche ne savait plus quoi dire il a précisé que les Féroé faisaient partie du Royaume du Danemark. En réalité il s’agit effectivement d’une province autonome dépendant du Danemark uniquement pour le pouvoir régalien exercé par le gouvernement de Copenhague en ce qui concerne la défense. Le journaliste aurait pu préciser ce détail puisque l’information ne lui semblait pas suffisante. Je préciserai à mes lecteurs que le parasite en question, probablement l’Anisakis simplex, est détruit par congélation !

Voilà donc encore un bel exemple de manipulation de l’information.