Déserpenter l’île de Guam, un défi pour les GIs

L’île Guam fait partie des Marianes, un archipel du Pacifique à peu près à la même distance du Japon et des Philippines. L’île elle-même est une immense base militaire américaine. J’ai mentionné dans mon blog il y a un peu plus d’une année le devenir de Saïpan, l’une des îles des Mariannes du Nord, mais grâce à la présence militaire américaine la population locale ou importée, en majorité des Philippines, vit dans un relatif confort matériel si on laisse de côté le fait que cette île est littéralement envahie par le serpent brun arboricole (Boiga irregularis), une véritable peste qui a détruit la totalité des espèces endémiques et introduites par l’homme. D’ailleurs ce serpent a été malencontreusement introduit par les Américains eux-mêmes lors de la deuxième guerre mondiale. Ce serpent, qui peut mesurer jusqu’à trois mètres de long, n’est pas vraiment dangereux pour l’homme, mais définitivement destructeur pour les oiseaux, les chauve-souris et les rongeurs. D’ailleurs il ne s’embarrasse pas trop de la provenance de ce qu’il mange puisque, le climat tropical aidant, il lui arrive volontiers d’être charognard, en d’autres termes de se contenter d’animaux morts pour sa survie. On compte plus de deux millions de ces serpents sur l’île, jusqu’à 50 par hectare, de quoi faire frémir n’importe quelle personne surtout qu’ils sont aggressifs et se complaisent à pénétrer dans les habitations. Rien de plus désagréable de trouver un serpent de plus de deux mètres de long dans son lit.

L’armée américaine, excédée, a décidé d’utiliser les grands moyens et en mettant à profit que le paracétamol (Doliprane pour les accros) est un poison pour ce serpent, tout simplement en larguant des souris mortes dans lesquelles on a introduit un comprimé de 100 milligrammes cet anti-douleur anodin et le tour sera joué. L’expérience doit démarrer à la fin du mois de mars près de la base de la Navy. Il est certain qu’un essaim d’hélicoptères fera l’affaire et que les GI seront enfin en paix après cette expédition sur le terrain de bataille contre cet ennemi rampant et nuisible qui outre le fait qu’il décime les couvées d’oiseaux et autres chauve-souris, a trouvé la malencontreuse idée de se lover sur les fils électriques et de provoquer des court-circuits ajoutant à l’exaspération des habitants de l’île.

Les envahisseurs ne sont pas toujours ceux que l’on croit …

Source : Japan Times

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