Scandale laitier en Nouvelle-Zélande.

 

La Nouvelle-Zélande réalise plus du tiers de son PIB avec l’élevage et ses produits, dont la laine et le lait (et ses dérivés). L’une des plus grosses entreprises néo-Zélandaises de produits lactés, Fonterra, qui a un statut ressemblant à une coopérative de producteurs mais aussi actionnaire de Sanlu, la société chinoise qui ajoutait de la mélamine dans le lait, est à nouveau au centre d’un scandale qui pourrait ternir la réputation de qualité du lait et du beurre néo-zélandais. Les agriculteurs ont observé qu’en dispersant dans les champs le fumier utilisé comme engrais naturel pour les pâturages, il était encore plus efficace d’y ajouter aussi de la dicyandiamide, un composé azoté qui inhibe les bactéries dénitrifiantes dans leur activité de formation de nitrates, dont on connait les effets indésirables résultant en une eutrophisation des rivières et l’apparition d’algues, par exemple sur les rivages bretons. Bref, croyant bien faire, les agriculteurs et éleveurs du pays des kiwis, l’oiseau sans ailes et le fruit qui ne se ressemblent pas, ont eu la douloureuse surprise de retrouver dans le lait ce dicyandiamide qui est toxique pour l’homme et surtout pour les enfants. Facile à synthétiser et peu coûteux, ce produit est revendu au prix fort, naturellement, par les grosses entreprises chimiques locales comme Ravensdown Ltd.

Les limites du mercantilisme des industriels de la chimie sont insondables …

Source : Wall Street Journal

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