OGM, semences (et semenciers), quel prochain combat ?

Encore une fois comme par un effet du hasard, j’écoute France inter l’excellente émission « Service public » consacrée aujourd’hui aux semences. Et quelques heures plus tard, au cours de ma revue de presse, je tombe par hasard sur une conférence de Mark Lynas donnée hier 3 janvier lors de l’L’Oxford Farming Conference.

J’espère que mes lecteurs anglo-phones pourront suivre l’exposé passionnant de cet ancien activiste de Greenpeace reconverti pro-OGM pour des raisons évidentes et scientifiques. Depuis 20 ans, il n’y a jamais eu de cas répertorié sur la santé humaine et animale, depuis 20 ans, on assiste à une désinformation systématique sans base scientifique orchestrée par une multinationale comme Greenpeace et d’autres ONG au financement tout aussi obscur en jouant sur la peur et l’ignorance de populations prêtes à admettre leur prêche comme une vérité. Comme le dit dans sa conférence Mark Lynas, c’est comme si le pape déclarait aujourd’hui que la terre est plate, qu’elle est immobile et que le soleil tourne autour d’elle. Pour Lynas, afin de faire face à l’accroissement de la population essentiellement du à une conjugaison de l’augmentation de l’espérance de vie et à une diminution de la mortalité infantile, il n’y a pas d’autres solutions que de développer encore les plantes génétiquement modifiées résistantes aux ravageurs, présentant de meilleures qualités nutritionnelles ou encore résistantes à la sécheresse. Il n’y a pas d’autre choix.

Certes, et cela fait partie d’un des arguments des ONG, la propriété industrielle du vivant et le contrôle des semences par les grandes multinationales devraient être revus et corrigés par les législateurs, et c’est là où l’émission de France inter vient à point nommé. Au cours de cette émission que mes lecteurs peuvent pod-caster en suivant le lien ci-dessous, il a été question des semences hybrides F1.

Les semences hybrides F1 sont le résultat d’un croisement entre deux variétés distinctes de lignées pures pour atteindre de meilleurs rendements. Or, pour un agriculteur, il ne lui est pas favorable de garder des semences issues de ces hybrides F1 pour semer l’année suivante car en vertu des lois de Mendel, le rendement de la récolte serait alors très inférieur. L’agriculteur n’a donc pas d’autre choix que de s’adresser chaque année à un semencier qui lui vendra des hybrides F1 obtenus au champ par ses soins en castrant l’une des lignées et en la fécondant à la main par l’autre lignée, ce que l’agriculteur lambda ne peut pas faire lui-même à l’évidence.

En ce qui concerne les semences génétiquement modifiées, on est dans la même situation puisqu’il s’agit aussi d’hybrides F1 à haut rendement issus du croisement de deux lignées dont l’une est génétiquement modifiée.

C’est à mon humble avis le seul point litigieux restant dans la lutte anti-OGM qui pourrait être élégamment résolu par des fermes appartenant à l’Etat (aux Etats) pour fournir à un coût raisonnable les semences hybrides F1 aux agriculteurs étant entendu que les soit-disants risques que comportent en leur essence les OGM ne s’appuient sur aucune donnée scientifique raisonnable.

http://www.franceinter.fr/emission-service-public-coup-de-semence-le-business-des-graines-le-champ-des-problemes

http://www.marklynas.org/2013/01/lecture-to-oxford-farming-conference-3-january-2013/

Source : Slate.com, Wikipedia, France inter

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