Le saumon transgénique refait surface …

C’est l’histoire non pas du monstre du Loch Ness ou du serpent de mer mais du saumon transgénique d’élevage qui atteint une taille commercialisable en six mois au lieu de dix huit.

Pour mémoire, ce saumon génétiquement modifié pour sur-exprimer sa propre hormone de croissance a vu le jour il y a une quinzaine d’années et n’est toujours pas approuvé aux USA pour sa commercialisation alors que les Américains importent plus de 60 % du saumon qu’ils consomment. Mais ce n’est pas une histoire de gros sous, c’est surtout l’influence de toute une série de lobbys environnementaux qui ont leur entrée à la Maison Blanche, un peu comme les écolos en France ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour s’installer au gouvernement… En quelques mots, ce saumon transgénique serait pour les humains acromégalique, une sorte de petit monstre qui grandit trop vite et développe une ossature et des muscles plus rapidement que le même saumon sauvage. De plus, l’avantage certain de cette modification est que ce poisson, uniquement destiné à l’élevage captif, continue à grossir et grandir durant l’hiver, ce que ne fait pas le saumon sauvage d’élevage que ce soit en Norvège, en Islande ou en Ecosse ou même au Japon. La procédure d’autorisation de mise sur le marché est donc bloquée aux USA pour des raisons anti-scientifiques alors que paradoxalement on pique les veaux dans ce même pays avec de l’hormone de croissance pour accélérer leur prise de poids. En France, il y a le principe stupide de précaution, aux USA ce sont les lobbys environnementaux qui font la loi en bloquant par toutes sortes de procédures la venue sur le marché d’un animal transgénique, et pourtant, l’essentiel du coton, du soja et du maïs cultivé sur le territoire américain est issu de semences génétiquement modifiées, mais tout le monde s’en accommode puisque depuis l’apparition de ces cultures, il n’y a jamais eu d’incident ni sur la santé animale et humaine ni sur l’environnement, contrairement à ce qu’affirment d’obscurs scientifiques qui manipulent leurs résultats de recherche pour satisfaire leurs convictions rétrogrades et douteuses. Dans le pays (USA) du créationisme, de la vente libre de n’importe quelle arme, du hamburger et du sirop de maïs enrichi en fructose (malbouffe), dans ce pays ou plus des deux tiers des habitants sont en sur-poids, s’attendre à mieux relève de l’illusion.

Mais qu’en serait-il de la France si nos gouvernants devaient débattre d’une telle situation ? On s’apercevrait alors que les politiciens n’ont aucune connaissance véritable de la complexité de la science et agissent comme le pape devant Galilée en refusant de modifier l’ordre établi pour scléroser à jamais la recherche scientifique, je veux parler du principe de précaution mis en avant par des écologistes tout aussi ignorants. Le pape ne voulait pas modifier l’ordre établi, rappelez vous l’histoire …

Lien : http://www.slate.com/articles/health_and_science/science/2012/12/genetically_modified_salmon_aquadvantage_fda_assessment_is_delayed_possibly.4.html

 

 

 

 

Réponse à David Abiker (lexpress.fr)

 

Comme le font beaucoup de blogers, je reproduis ci-dessous (sans sa permission hélas, mais il me pardonnera) la chronique de David Abiker que mes lecteurs pourront savourer à loisir. L’analyse de David Abiker est tellement en concordance avec ma propre opinion que je l’en félicite.

Voici mon commentaire laissé sur lexpress.com ce jour :

Trop bien ! Je pense à 100 % comme vous ! Moi-même exilé depuis près de 15 ans, maintenant à la retraite, je ne viens qu’épisodiquement en France pour voir mes enfants et petits-enfants et mes proches. Mon dernier fils a suivi mon exemple en s’exilant au Japon. Allez à Tokyo et observez comment les Japonais vivent avec le sourire et le respect la grave crise qu’ils traversent depuis le tremblement de terre de mars 2011. Les Français, retranchés dans leur hexagone ne comprennent plus que 21 millions de personnes salariées du privé font vivre les 44 autres millions (y compris les enfants des écoles mais aussi leurs maîtres et professeurs) mais ce petit tiers de la population française se comporte comme les Japonais, courageusement, car il n’y a plus d’autre choix pour eux que de continuer à travailler en silence et résignés devant les grèves répétées des services publics, les augmentations suicidaires des impôts, la pléthore du monde politique mensonger et corrompu (coût : 15 milliards d’euros par an) et la lourdeur administrative décourageante.

Bienvenue dans le club des expatriés !!!

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/affaire-depardieu-et-si-on-quittait-la-france-parce-qu-elle-est-devenue-detestable_1200613.html

Et si la France était devenu un pays tout simplement détestable?

Je sais ça n’est pas bien de dire les choses de cette façon, je n’oserais pas le dire sur Europe1, j’aurais peur, je n’assumerais pas. Alors je le dis ici. Dans cette intimité là.

Une réflexion presque intime en partage.

Voilà cette intuition: je suis sûr qu’on ne quitte pas la France pour des raisons fiscales. Je crois qu’on quitte la France parce qu’on a les moyens et surtout l’envie d’aller voir ailleurs si elle n’y est pas. Si elle n’y est plus.

Je crois qu’on quitte la France parce qu’on ne la supporte plus.

Et je crois que la France est devenue insupportable.

Et c’est parce que je ne fais que croire que je m’exprime ici. Pas ailleurs. C’est trop important.

Et notre France n’est pas insupportable qu’aux riches, elle est insupportable à ses habitants, à commencer par les plus pauvres.

Quiconque est en bonne santé mentale dans ce pays a des rêves et des envies d’ailleurs. Il y a deux mois, le manifeste Barrez-vous sonnait déjà le tocsin. Deux ans avant ce texte, j’avais réalisé cette interview du sociologue Louis Chauvel, spécialiste de l’appauvrissement d’une génération et qui donnait à la jeunesse pauvre et désargentée le conseil suivant: partez à l’étranger! Il n’y a pas un sociologue dans ce pays qui ne constate la bunkerisation des classes sociales, l’étanchéité croissante des couches de la société, le blocage des mécanismes de promotion individuelle et collective.

La France est devenu un pays détestable car tous les indicateurs, mêmes les plus insolites, montrent que les Français ne se supportent plus les uns les autres.

Dans la longue liste des symptômes, la fiscalité qui frappe les riches me paraît secondaire, même si pour certains nantis, elle est déterminante. Mais il y en a d’autres. On peut citer en vrac:

– la préférence institutionnalisée pour le chômage qui exclut de facto les plus jeunes, les plus vieux, les femmes et les étrangers, pour ne reposer que sur une base très étroite, à savoir l’homme blanc de 25 à 45 ans;

– l’incapacité à intégrer les étrangers tout en revendiquant un modèle exemplaire d’intégration, les derniers chiffres le montrent, la France terre des droits de l’homme, terre d’asile, terre d’accueil est nulle en matière d’intégration;

– la plus forte consommation au monde d’anxiolytiques et d’antidépresseurs;

– le cynisme qui fait partout office de prêt à penser, de prêt à blaguer;

– la pire des réputations touristiques des Français quand ils se déplacent et des Français quand ils reçoivent et il suffit pour s’en convaincre de jeter un oeil à la dernière étude sur l’hospitalité parisienne;

– des partis populistes qui réalisent aux élections des scores élevés;

– des partis de gouvernement incapables d’affirmer leur modèle de gouvernance et qui embrayent le pas de la démagogie avec à ma gauche les 75% et à ma droite le pain au chocolat;

– des partis de gouvernement ayant chacun donné l’exemple d’élections truqués et non démocratiques pour choisir leurs dirigeants;

– des conflits larvés de génération avec une critique ridicule de la génération Y par la génération X elle-même pleine de rancune à l’égard de la génération qui a fait mai 68;

– une détestation des religions qui confine à la suspicion tant il est avéré que tout ce que ce pays compte de vrais religieux lui est bien plus socialement utile qu’il n’est néfaste à la réalisation du pacte républicain;

– une confiscation politique, démagogique et professionnalisée du débat public par les associations de tous horizons qui ont fait des poursuites judiciaires un moyen d’existence et de promotion politique et sociale de leurs membres;

– une utilisation abusive du principe de précaution dans tous les domaines de la vie collective doublée d’un culte du risque zéro sclérosant, débilitant, infantilisant;,

– une crise syndicale qui n’a jamais été aussi forte: crise de la représentation d’une part, crise des idées de l’autres. Les négociations sur le travail le montreront dans quelques jours, elle prouveront surtout que les syndicats patronaux comme les syndicats de salariés sont surtout soucieux de garantir leur survie dans un système en bout de course;

– une crise économique majeure que la France n’est pas le seul pays à subir mais qu’elle est sans doute le seul pays à combattre avec des idées et des outils qui datent d’un autre siècle;

– une crise enfin de la représentation médiatique qui dresse le portrait d’une société toujours plus individualiste, où l’exhibition des douleurs intimes et non plus collectives est devenu depuis le milieu des années 80 le véritable gasoil du marché publicitaire, y compris dans le secteur public, paradoxalement.

Je pourrais comme ça aligner le catalogue dépressif de ces maux bien de chez nous, je m’en tiens précisément aux symptômes qui traduisent non pas le malaise, mais le malheur, la dégringolade psychologique, l’incapacité à refonder le contrat social, le vivre ensemble et la bienveillance collective.

Dans cette République-là, la parole politique est d’autant plus anxiogène qu’elle est fondée sur un mensonge permanent, un mensonge de bonne foi, hélas.

On invoque une égalité dont la dynamique ne fonctionne pas.
On évoque une exception française qui n’existe pas.
On fonde la loi sur des principes que l’on ne respecte pas.
On traite la jeunesse avec une hypocrisie, une condescendance et une démagogie qu’elle ne nous pardonnera pas.

Voilà pourquoi si j’étais riche ou si j’avais 20 ans, moi aussi je quitterais la France. Je la quitterais avec rancoeur, avec amertume, avec des larmes, comme on quitte une personne qu’on aime et qu’on déteste à la fois, mais je la quitterais quand même, pour me sauver, avec tout l’égoïsme et toute l’énergie du désespoir, et faute de la quitter vraiment, je la quitterais dans ma tête et c’est bien ce que chacun de nous essaie de faire chaque jour pour tenter de l’aimer encore.

Et qu’on ne me serve pas l’argument « minable » et patriotique de la solidarité. C’est un argument donneur de leçon, mal fichu, un argument de sergent recruteur.

Personne n’aime son pays.

Personne n’est amoureux d’un passeport à part quelques doux dingues en rupture. Je n’ai jamais rencontré de ma vie quelqu’un qui avait l’amour du pays, quelqu’un qui me dise, j’aime la France.

En revanche…

Je n’ai rencontré que des gens bien. Tous formidables. Je ne connais pas de Français détestables méritant l’indignité nationale et pour paraphraser le chanteur, je n’en connais que de fragiles. Mais croyez moi quand je croise un patriote étiqueté, je change de trottoir. L’amour du pays c’est ce qui reste avant les premiers coups de canon.

L’amour du pays c’est pour 14-18 ou 1998, c’est pour justifier les morts ou supporter les buts.

La France est devenue un pays insupportable parce qu’elle ne se supporte plus, parce qu’elle est fatiguée de se mentir, parce qu’elle n’aime ni ses jeunes, ni ses vieux, ni ses hommes, ni ses femmes et qu’elle est devenue incapable de pardonner à un artiste, elle qui du temps de la Renaissance les faisait venir de l’Europe entière.

La France est devenue insupportable parce qu’elle est tout simplement malheureuse, malheureuse comme une personne qui vous fait peine.

Partir de France aujourd’hui, ce n’est certainement pas une déchéance, ou un passage à l’acte fou, c’est juste un rêve sain, un rêve de Brésil, un rêve d’ailleurs dans une Europe plombée où d’autres nations, d’ailleurs, réussissent mieux que nous à se réinventer, à gérer le vieillissement, l’éducation, le travail, le partage, l’effort, les retraites. Partir de France, c’est certes un privilège de riche, mais c’est aussi une alternative pour les plus jeunes. Le même Louis Chauvel me disait dans l’entretien cité plus haut qu’il est préférable d’être jeune dans un Canada en crise plutôt que dans une France en croissance, c’est dire.

Alors pourquoi aimerait-on ce pays? Dont l’Etat surendetté donne des leçons de gestion à ses citoyens qui n’en peuvent plus?

Il faudrait être frappadingue pour ne pas avoir envie de partir. Il faut être un immense pervers pour imaginer que le monde n’est pas plus séduisant au dehors que la vieille France au dedans, il faut être un gardien de prison pour faire passer un évadé, un expatrié, un immigré de France, fut-il l’exaspérant Depardieu, pour un coupable, pour un salaud, pour un traître.

Riche ou pauvre, celui qui se sauve nous raconte souvent une histoire que nous ne voulons pas entendre.

Et c’est souvent pour ça qu’on lui en veut.

Internet : le parcours du combattant (couteux) !!!

 

 

quand on arrive dans un pays et qu’on est accro à internet comme j’avoue non sans honte l’être, il faut soit squatter l’équipement d’une personne indulgente soit tenter de se débrouiller tout seul avec les solutions offertes par les fournisseurs d’accès locaux.

Comme le temps le permet, j’avoue que consulter internet au soleil, le matin, en buvant un café ou une bière – selon l’heure – à la terrasse d’un bistrot en regardant à la dérobée le bel arrière train d’une jolie fille, une des rares raisons qui me fait encore croire en dieu, constitue un plaisir certain pour ne pas dire un certain plaisir.

Pour satisfaire mon furieux besoin de me plonger dans internet, non pas pour satisfaire mes penchants libidineux qui ne se limitent qu’aux caresses visuelles que je viens d’évoquer, mais pour alimenter mon blog ou converser avec des amis par courrier ou de vive voix, j’avais à Santa Cruz de Tenerife le choix entre Vodafone, Movistar et Orange. Le tarif attractif de Vodafone (10 euros par mois, modem USB compris) m’a décidé à solliciter les services de ce FAI. Or mon Mac Book Air OS X Lion n’a supporté ce modem que deux jours puis tout s’est dégradé au point que je me suis réellement demandé si je n’avais pas tout simplement planté mon précieux alter ego qu’est mon Mac Book. Il m’a fallu des heures de palabres en anglais approximatif pour expliquer à la jeune préposée qu’après investigation sur internet (justement) en me connectant au réseau de Vodafone, dans leur boutique, que ce modem n’était pas compatible avec l’ OS de mon lap-top.

On a finalement recrédité ma carte après plusieurs heures d’essais infructueux …

Chez Movistar, après une heure d’attente, je me suis laissé dire qu’il fallait que je souscrive un contrat. Or comme je n’ai pas l’intention de rester à Tenerife plus de trois mois, je n’ai pas donné suite à leurs propositions pourtant relativement peu couteuses, environ 45 euros pour trois mois.

Je me suis donc retrouvé dans la boutique d’Orange qui m’a vendu un modem qui ressemble à un petit téléphone portable et j’ai prépayé pour un mois de connexion pour la modique somme de 40 euros mais je dois recharger cette petite machine de marque Canon qui est en réalité un téléphone pour 3 euros par jour !!! C’est nettement moins cher qu’à Palau mais tout de même très couteux …

Moralité : les fournisseurs d’accès à internet nous déplument soigneusement dès qu’on a un besoin particulier à satisfaire dans l’urgence.

Rien à signaler à l’horizon …

Lue des Canaries (Tenerife) où je me trouve maintenant pour passer quelques semaines la presse française ou anglo-saxonne ne m’a pas inspiré, mais vraiment pas. Comme attendu, les conservateurs nationalistes ont remporté les élections au Japon et ils ne feront rien de plus que leurs prédécesseurs pour tenter de sortir le pays de la crise économique rampante, l’UMP, malgré la mascarade Copé-Fillon, serait en mesure de remporter des législatives partielles, Obama réfléchit à une régulation plus stricte du port d’armes aux USA, voeu pieux, et les sbires de Bachar continuent à bombarder les civils et les enfants en Syrie. Pas de quoi fouetter un chat, encore que cette remarque pourrait en révolter plus d’un …

Par contre, j’ai trouvé un article intéressant dans PlosOne qui décrit les changements dans la signature des entérobactéries qui peuplent nos intestins. Il semblerait, de mémoire, que depuis 1000 ans, après avoir analysé des excréments de corps momifiés par le climat sec de l’ouest américain datant d’environ un millénaire, il y a eu une évolution significative sous la pression de l’usage d’antibiotiques qui sont devenus omniprésents tant par administration médicale que dans la nourriture elle-même (industrielle). Et on assiste à une paupérisation de cette flore qui pourrait à terme devenir dangereuse pour le bon équilibre de notre santé.

Je ne parlerai pas de Depardieu, c’est déjà fait, mais cette histoire anecdotique est un signe avant-coureur inquiétant de ce qui pourrait se passer dans les prochains mois en France, tout simplement une grave crise avec des mouvements sociaux incontrolables, mais je m’égare et je ne suis pas devin, je n’ai pas prédit la fin du monde pour le 21 (ou le 22) décembre.

Bon début de semaine à tous mes lecteurs.

Ishtar, la déesse aux multiples visages (fin du monde ?)

 

Dans la mythologie sumérienne, la déesse Ishtar tient une place inégalée car elle est la déesse du sexe, de l’amour et … de la guerre.

Les Sumériens, en dehors du fait qu’ils ne connaissaient pas Internet ni que des galaxies lointaines étaient maintenant détectées aux confins de l’univers avec un télescope satellisé autour de la Terre ou encore que des dinosaures peuplaient la planète Terre il y a encore 65 millions d’années, étaient tout aussi capables que nous aujourd’hui de faire le rapprochement entre le sexe, l’amour et la guerre. Cette personnalisation des trois activité humaines centrales pour ne pas dire essentielles dans une même divinité est pour le moins troublante et nous devons reconnaître encore de nos jours que les Sumériens avaient une vision, sinon pessimiste, du moins éclairée, de la nature humaine qui n’a pas changé avec les siècles.

Le sexe est toujours une préoccupation de tous les instants pour les humains, combien de centaines de millions de pages internet quand on googlise le mot « sexe », combien d’autres pages quand on googlise aussi le mot « amour », je n’ai pas fait le test mais pour le mot « guerre » ça doit aussi être surprenant.

Les Sumériens n’avaient pas prévu la fin du monde comme les Mayas l’ont semble-t-il fait précisément (le 21 décembre), mais il faut leur reconnaître leur analyse irréprochable de la nature humaine. Que fait-on dans le monde entier : on baise, on s’aime et on s’entretue. Pour le reste notre vie se résume à des fonctions de subsistance avec un emploi souvent inintéressant qui nous permet d’acheter de quoi se nourrir, s’habiller et se loger, point à la ligne.

A la réflexion, les Sumériens avaient découvert bien avant le TGV, les téléphones portables, le moteur diésel et les centrales nucléaires quelle était la vraie nature humaine : un animal qui copule et aime son ou sa partenaire (accessoirement) et s’adonne à son passe-temps favori (en dehors du sexe) la guerre. Depuis la civilisation sumérienne, combien de guerres ont alimenté les sillons des champs de céréales de sang impur, combien de villes et villages ont été détruits, combien d’enfants ont été massacrés et de femmes violées, difficile d’établir un décompte précis …

Voilà qu’on parle de la fin du monde, mais ne serait-ce pas les humains eux-mêmes qui la préparent depuis la civilisation sumérienne ?

Leverage, c’est quoi ? (Lehman Brothers, BNP, BPCE, Crédit Agricole SA, Eric Verhaeghe)

 

Quand on se risque à lire un article relatif à l’économie, il faudrait un dictionnaire spécialisé à portée de la main pour comprendre en profondeur comment cette industrie fonctionne, je ne parle pas de la finance dont personne ne peut vraiment dire quels sont les rouages souvent secrets, comme par exemple les hedge funds, un mot qui littéralement peut se traduire par « fonds en marge », disons opaques, obscurs, dont la nature n’est pas totalement connue, je parle de ce que l’on peut lire dans les médias à ce sujet. Les gigantesques masses d’argent des hedge funds fructifient sans souci de morale ni de préoccupations économiques réelles, on le sait, mais comment fonctionnent les banques ?

Et pour être compétitives, ces banques qui, soit dit en passant, font aussi fructifier les dépôts de leurs clients, prennent des risques parfois insensés pour réaliser quelques profits que ce soit en spéculant sur les taux de change ou en réalisant des transactions à haut débit sur les matières premières. Mais dans leurs bilans, ces mêmes banques doivent tenir compte également de leurs engagements divers et variés et souvent risqués.

Le bon sens voudrait que les banques n’engagent pas plus de 10 fois leurs actifs dans des opérations pour ne pas s’exposer à des risques auxquels elles ne pourraient pas faire face, loi tacite toute théorique à l’évidence, or les banques françaises ont vu leur valeur en bourse fondre comme neige au soleil ces dernières années, après la chute de Lehman Brothers. La conséquence directe est une augmentation inexorable du rapport entre la capitalisation des banques (leurs fonds propres) et leurs engagements financiers en tous genres. Au delà de 10 ce rapport, ou Leverage en anglais, est considéré comme un signe de mauvaise santé de la banque qui se trouve alors exposée aux aléas du marché (je me répète mais c’est un peu pour bien comprendre ce que je viens d’écrire). Par exemple, quand Lehman Brothers a chuté, son Leverage était de 32. En d’autres termes, cette société avait engagé 32 fois son capital dans des opérations financières risquées et on sait ce qu’il en est advenu.

Pour les banques françaises qui ont vu leur capital fondre (je viens de l’écrire), selon Eric Verhaeghe (www.ericverhaeghe.fr), chroniqueur d’Atlantico.fr dont je lis fidèlement les billets, le leverage de BPCE est de 23, de 24 pour la BNP, 29 pour la Société Générale et 43 pour le Crédit Agricole. Et Monsieur Verhaeghe d’ajouter (je cite) « Mon Dieu ! Quel vilain chiffre pour nos bons paysans qui aiment dormir sur leurs deux oreilles, les reins bien calés sur leur matelas de liquidités. Comme qui dirait, cette dérive prudentielle de nos banques est un peu anxiogène. »

Je pense que Monsieur Verhaeghe a oublié dans son calcul qu’une toute petite fraction – disons 10 % – du capital du Crédit Agricole SA est cotée et que par un bon sens paysan bien louable les caisses régionales ont minimisé les risques spéculatifs en restant actionnaires largement majoritaires de cette banque. Certes, l’épisode d’Emporiki a frappé les esprits, mais il n’y a pas de quoi s’alarmer comme le prétend au contraire cet auteur. Le leverage est donc une donnée théorique qui ne tient pas compte de la réalité de l’exposition financière des banques, et en particulier en ce qui concerne le Crédit Agricole SA puisqu’il s’agit d’un rapport théorique qui ne semble pas tenir compte, en tous les cas pour ce qui concerne le Crédit Agricole SA, de la structure réelle du capital utilisé pour calculer ce rapport.

Pour Lehman Brothers, la totalité du capital était publique, ceci explique donc la chute de cette institution financière.Pour BNP et Société Générale, on peut effectivement se poser quelque question sur leur leverage et pour BPCE la situation me paraît pour le moins floue.

J’espère que les lecteurs de mon blog ne me contrediront pas et j’attend des éclaircissements de Monsieur Verhaeghe à moins que je n’aie rien compris à la finance.

Source : http://www.atlantico.fr/decryptage/banques-francaises-merci-fuite-capitaux-eric-verhaeghe-549257.html?page=0,1

Depardieu désinvestit en France : il a bien raison !!!

 

 

La France, même si certains tentent encore de le nier, a basculé dans le socialisme idéologique pur et dur avec de très forts relents de marxisme. Or ce changement d’attitude ne pourra qu’aggraver la crise qui ne fait que commencer : le double-dip que je prédisais il y a plus de six mois dans mon blog en observant l’évolution du taux des frets maritimes (BDI). On peut d’ors et déjà affirmer que la France est en récession depuis le début de l’année 2012, que les statisticiens cessent de mentir comme les politiciens.

Depardieu s’en va en grand spectacle, mais sait-on que l’ancien président Chirac perçoit, tous cumuls confondus, une retraite de plus de 30000 euros par mois, et pourtant il vit toujours en France, c’est tout de même curieux … Et les politiciens s’entredéchirent pour pouvoir cumuler – mais c’est bien sur – ils pensent à leur retraite.

Alors, que Depardieu et bien d’autres riches citoyens quittent la France socialo-marxiste ne m’émeut pas, ils reviendront dans leur beau pays quand ces politiciens corrompus auront été mis à la porte par la révolte du peuple !!!