Dernière impression de Palau …

Ce paysage idyllique (vu à travers l’objectif de l’appareil de photo) ne décrit en rien l’aspect des maisons illégalement construites au bord de l’eau et pour la plupart abandonnées avec des accumulations d’immondices variés se délitant progressivement au gré de la houle d’orage, heureusement atténuée par la barrière de corail. Un des très rares endroits de la grande île accessible facilement si l’on n’est pas affolé par les chiens errants …

J’ai finalement baissé les bras, incapable de m’adapter à la chaleur humide équatoriale du pays, déçu par l’américanisation excessive de l’endroit où la voiture règne en maître, sans véhicule automobile avec air conditionné et conduite automatique on est réduit à l’état de paria, ce que je ressentais bien trop pour envisager un séjour prolongé, et la malbouffe qui s’étale dans les petits super-marchés non pas dégustée par les adolescents mais dévorée, les rendant obèses dès l’âge de dix ans. Voilà l’image que je retiendrai de Palau, sans oublier l’inaccessibilité de la mer pourtant l’argument touristique majeur car une mangrove épaisse interdit toute tentative pédestre en direction de l’eau. D’ailleurs le front de mer est privé et quand il semble facilement à portée de marche, il faut acquitter un droit d’accès de deux dollars au gardien loqueteux qui erre dans le coin avec une conscience évidente de l’importance de sa mission de racket institutionnel. En bref, à moins d’avoir des dollars plein les poches, ce pays est à fuir, comme probablement les autres îles de Micronésie.

TWIX, barres chocolatées = poison !

J’ai acheté hier un paquet de Twix PB ou plus prosaïquement des biscuits en forme de bâtonnets chocolatés distribués par Mars (Hackettstown, NJ) et fabriqués au Brésil pesant 1,86 once soit 47,6 grammes et représentant 250 calories soit 13 % du besoin quotidien. On est rassuré par tous ces renseignements mais quand on s’aventure (avec des lorgnons dans mon cas) à lire les petits caractères, un peu comme pour les contrats d’assurance, vous voyez ce que je veux dire, alors là on devient méfiant pour ne pas dire terrifié.
Je lis :
Chocolat au lait (sucre, beurre de cacao, chocolat, lait écrémé, lactose, graisse de lait, lécithine de soja, saveurs artificielles), cacahuètes, farine de blé enrichie en acide folique et en fer (fumarate de fer), sucre, huile de palme, moins de 2 %, maltodextrine, poudre de cacao traitée avec de l’alcali, huile de colza et de coton entièrement hydrogénée, arômes naturels et artificiels, huile de soja partiellement hydrogénée, sel, amidon alimentaire modifié, sirop de maïs, lécithine de soja, levure chimique (j’ai traduit baking soda), gallate de propyle pour maintenir la fraîcheur.

En caractères un peu plus gros il est écrit :
Valeurs nutritionnelles pour deux cookies exprimées en pourcentage de l’apport quotidien pour un régime de 2000 calories :
Calories totales : 250, dont graisses 130, graisses totales 14 g (22 %), graisses saturées 6 g (30%), graisses insaturées 0 g, cholestérol 5 mg (2%), sodium 140 mg (6%), sucres totaux 27 g (9%), fibres 2g (8%), sucres 18 g, protéines 5 g, Vitamine A : 0, Vitamine C : 0, calcium (2%), fer (4%).

Je n’ergoterai pas sur ces données dûment chiffrées qui ne sont là que pour prévenir toute action en justice au cas où un consommateur déciderait de ne se nourrir qu’avec des barres chocolatées et se retrouver gravement atteint de toutes sortes de pathologies vasculaires et hépatiques.
Il y a d’ailleurs un aspect sibyllin dans cette énumération chiffrée que je n’ai fait que recopier en la traduisant en français, pour semer la confusion dans les esprits ou pour diluer le doute. Comme moi, vous avez bien lu :
graisses totales 14 g et sucres totaux 27 g, cela fait 41 g pour deux barres chocolatées qui pèsent 47,6 grammes, soit près de 90 % de la matière est représentée par des sucres et des graisses, de quoi se faire peur …
Mais on peut aussi remarquer immédiatement que ces barres chocolatées contiennent des acides gras hydrogénés de colza et de coton. J’ai déjà mentionné dans mon blog la présence d’huile de coton dans les huiles dites végétales et pour flatter la sensibilité des écologistes, cette huile de coton provient selon toute vraisemblance de coton génétiquement modifié même si ce fait n’est pas mentionné sur l’emballage des barres chocolatées. Il en est de même pour l’huile de soja partiellement hydrogénée et de la lécithine provenant de la même culture et comme les dites barres chocolatées sont fabriquées au Brésil, à n’en pas douter cette fois, la lécithine provient de soja transgénique, mais bon, pas de quoi affoler les foules. Si je poursuis mon examen, on trouve aussi de l’huile de palme, certes moins de 2 %, mais 2 % de quoi ? Des graisses totales, hydrogénées ou non ? On n’en sait rien. Et on trouve enfin du sirop de maïs (en quelle quantité ?) dont j’ai disserté de la dangerosité il y a quelques mois dans mon blog.
J’allais oublier les arômes artificiels qui, en Europe, doivent être mentionnés par un nom de code comme les colorants …
Il aurait été intéressant de connaître la teneur exacte en beurre et poudre de cacao de ce qui est pudiquement appelé du chocolat.
Globalement, dans ces barres chocolatées, il n’y a plus rien de naturel, c’est un pur produit industriel contenant des substances toxiques pour la santé et favorisant l’apparition de diabètes de type II (fructose du sirop de maïs), d’obésité (acides gras hydrogénés et fructose combinés) et de maladies cardiovasculaires.

Bel exemple de malbouffe concentrée dans deux barres chocolatées, bon appétit !

Attali et Gallois aux oubliettes de la République ?

Après avoir lu l’interview de Jacques Attali au sujet du rapport dit « Gallois », on nage encore plus dans le surréalisme et l’amateurisme du gouvernement qui n’a pas tardé à réagir par la négative à la suggestion contenue dans ce rapport de procéder à des forages exploratoires pour évaluer le potentiel du sous-sol français en gaz naturel non conventionnel. Et ceci est révélateur de l’incohérence du gouvernement socialiste qui précipitera la France dans un gouffre insondable, économiquement, socialement et moralement.
Pour en revenir brièvement à l’allègement des charges sociales des entreprises, il faudrait combattre le mal récurrent qu’est le déficit du système de protection sociale de la France. Un système de protection universel, certes envié par de nombreux pays par son excellence, adapté à des épisodes de croissance économique mais invivable quand cette croissance n’est plus au rendez-vous, ce qui est le cas depuis le début de l’année 2012, si les données de la banque de France et de l’INSEE sont exactes. En d’autres termes, interdits de plume, la France est en stagnation depuis plus de 9 mois, or les dépenses de santé, les dépenses générales de l’Etat et des collectivités territoriales continuent inexorablement d’augmenter car le fait du politique est de dépenser de l’argent pour satisfaire les électeurs et les syndicats. Bref, le système dans son ensemble va vers son effondrement prochain et ce ne sont pas les augmentations drastiques d’impôts qui y feront quelque chose. L’Etat doit se réformer de l’intérieur et strictement réduire ou supprimer toute dépense non nécessaire au bon fonctionnement du pays. Or, par idéologie, pris entre les Verts avec qui le PS a conclu des accords iniques et les syndicats qui ont appelé à voter pour Hollande, le parti socialiste dans son ensemble, y compris le premier ministre qui n’a aucun pouvoir et le président par défaut qui n’a aucune compétence, sombrera comme la France toute entière qu’il aura entrainé dans le chaos.
Si la remise en cause solennelle de l’aspect exploratoire des gaz de schiste peut paraître anecdotique, il n’en est rien, tout repose dans la politique française actuelle sur l’idéologie avec des relents malsains du genre « principe de précaution » conduisant au « principe d’inanition » qui précipitera la chute de la maison France. Attali et maintenant Gallois vont être jetés dans les oubliettes de la République comme bien d’autres rapports dérangeants insistant sur le caractère ubuesque de nombre de lois françaises votées par des politiciens qui pensent d’abord à eux-mêmes et accessoirement au bien-être du pays.

Le Capitole de Palau …

Le Capitole de Palau

Je ne ferais pas l’affront de décrire à mes lecteurs l’archipel de quelques îles et îlots qui constituent la République de Palau puisqu’ils n’ont qu’à aller sur Google Earth ou Wikipedia, c’est tellement simple mais les informations recueillies seront loin de la triste réalité de ce que des organismes internationaux comme par exemple la Commission Européenne osent faire en dépit de l’état d’un pays et Palau est un exemple de l’incurie de ces politiciens totalement déconnectés de la réalité et par voie de conséquence irresponsables.
Je résume brièvement pour cadrer mon propos du jour. Palau se trouve dans un environnement particulièrement favorable sur le plan maritime avec un atoll et une barrière de corail (au risque de me répéter) qui préservent le biotope halieutique protégé de manière stricte par des interdictions multiples d’accès aux lieux figurant pourtant en première page des dépliants touristiques. C’est à peu près, avec la mangrove, le seul atout de Palau qui s’est donné pour mission de préserver son environnement. J’allais oublier la forêt impénétrable qui couvre la grande île.
Pourtant, malgré le fait que la Communauté Européenne était consciente des préoccupations environnementales de Palau, elle a financé la construction d’un immense complexe à usage strictement politique perdu au milieu de nulle part qui aurait en terme de coût pu couvrir la livraison de camions de ramassage sélectif des ordures avec des bennes de couleur jaune, verte, enfin, ce que toutes les communes de France connaissent, ainsi que des halls permettant le tri des dites ordures, et plutôt que de brûler du pétrole pour produire de l’électricité, une petite usine d’incinération pour les déchets brûlables. Mais non, l’Europe et ses contribuables ont financé un monstre ubuesque, au delà du supportable pour quiconque prend la peine d’en analyser la finalité. Car l’Europe se doit d’être généreuse, même pour des petites républiques d’opérette comme Palau, pour soigner son image, au beau milieu de nulle part, on hallucine.
Je laisse à mes lecteurs le soin d’apprécier mon billet.
Pourtant les égouts de mon hôtel (plutôt une pension pour routards qu’un hôtel) vont directement se perdre dans la nature, les ordures s’accumulent dans des fûts qu’on appelle des barils en d’autres lieux sans aucun tri sélectif, et des camions d’un autre âge collectent les ordures pour s’en débarrasser dans un lieu inconnu avec un personnel en majorité philippin. Ici, pour les Philippins, c’est l’eldorado …