L’espérance de vie bientôt mesurée ? Peut-être …

En étudiant les télomères des fauvettes des Seychelles, des chercheurs de l’Université d’East Anglia ont pu établir une corrélation entre la longueur de ces télomères et l’espérance de vie. Juste un petit rappel pour les néophytes, les télomères sont les extrémités des chromosomes, un peu comme le lacet d’une chaussure qui se termine par un nœud ou un bout de plastique, et la longueur de ce morceau de matériel constitué d’ADN décroit avec le nombre de multiplication des cellules, en d’autres termes une sorte d’horloge biologique à l’échelle des chromosomes. Dans une fiole de cultures de cellules, on ne peut transférer les cellules qu’un nombre limité de fois, ensuite les dites cellules meurent inévitablement, sauf les cellules cancéreuses dont les télomères, justement, ne raccourcissent pas avec le temps. Mais la cause primaire du cancer n’est malheureusement pas expliquée par cette seule observation. Il existe une activité enzymatique qui répare, si l’on peut parler ainsi, les télomères endommagés mais de manière toutefois limitée. Bref, pour dire les choses simplement, les télomères étudiés dans ces populations de fauvettes particulières, dans un environnement stable et sur une longue période de 20 ans, ont permis de prédire l’espérance de vie de ces oiseaux avec une bonne corrélation.

Or comme on sait maintenant clairement que le stress, les agressions variées, les produits chimiques oxydants, les pesticides ou encore la malbouffe en général avec toutes les cochonneries que les grandes firmes multinationales y incorporent pour faire des profits, et bien d’autres choses encore, favorisent le raccourcissement des télomères, il n’y a plus qu’un pas à franchir pour évaluer l’espérance de vie. Il faut bien sûr ne pas tenir compte des évènements fortuits comme un accident de moto ou la chute d’une météorite mais l’évaluation de l’intégrité des télomères à un instant donné de l’existence pourrait montrer en théorie combien de temps il reste à vivre approximativement. Pour ma part, comme j’ai coutume de le dire à mon entourage, je devrais statistiquement être mort, après avoir fumé des kilomètres de cigarettes (en les mettant bout à bout), bu des mètre cube de bière et des barils entiers d’autres alcools, manipulé des produits chimiques hautement toxiques voire cancérigènes, m’être contaminé avec de l’iode radioactif et du carbone 14 sans le faire exprès et contracté des maladies tropicales du genre hépatite, amibiase ou malaria, je ne sais pas si tout ça a un effet direct sur les télomères (à part la cigarette et peut-être l’alcool) mais ça m’amuserait tout de même de connaître grâce à la taille de mes propres télomères mon espérance de vie. Problème : aucune étude ne peut être réalisée chez les êtres humains car il faudrait des centaines d’années pour établir une bonne corrélation entre l’espérance de vie et la longueur des dits télomères.

Conclusion, il vaut mieux ne pas y penser, on pourrait se faire peur !!!

 

Source : UEA.AC.UK

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