Greenpeace et le débat sur l’énergie … gigantesque imposture !!!

 

Dans un communiqué commun lundi, les ONG s’étaient dites « de plus en plus réservées sur un débat qui démarre sur de telles bases » appelant à « un rééquilibrage » du comité de pilotage et au départ d’un des deux représentants de la filière nucléaire. Ce débat débutera le 20 novembre par la première réunion d’un « Parlement » composé de quelque 80 personnalités représentants six collèges différents (Etat, ONG, entreprises, syndicats, élus locaux et parlementaires). Il sera prolongé par des débats dans les Régions.

(Lu dans leMonde.fr de ce jour à propos de la non participation de Greenpeace France au débat à venir sur l’énergie)

Rééquilibrage, ça veut dire quoi ? Les ONG connaissent-elles le dossier du nucléaire suffisamment en détail pour argumenter intelligemment ? Les entreprises ont leur mot à dire à propos du prix à venir de l’électricité, c’est bien légitime. Je ne vois pas ce que les syndicats ont à voir dans ce débat, eux qui ne représentent que quelques pour cent de la masse salariale, surtout des fonctionnaires et des nantis, genre Educnat ou RATP. Les élus locaux, il est certain qu’ils sont concernés surtout quand ils se trouvent être les maires ou les représentants cantonaux (à supprimer) d’une commune ou d’un canton où se trouve une centrale nucléaire. Enfin les parlementaires qui comme chacun sait n’y connaissent rien et n’ont même pas le temps de s’informer.

Bref, de la soupe socialiste, parce que le social c’est le dialogue, le débat, les réunions à n’en plus finir, la concertation, les rapports et les commissions en tous genre, du papier, de l’énergie et de l’argent gaspillés en verbiages inutiles. Maintenant, que Greenpeace refuse de participer à cette grand-messe, on peut les comprendre puisqu’il n’en sortira rien et pour cause : la balance commerciale de la France est tellement mal en point qu’arrêter une seule centrale, un seul réacteur nucléaire augmentera d’autant la facture énergétique, et ce n’est certainement pas le moment de prendre de tels risques pour la santé de l’économie du pays en général.

Il se trouve que j’ai rencontré il y a deux jours, à Omotesando, une physicienne française qui était venue au Japon présenter une conférence et qui m’a informé que la collaboration entre la France et le Japon dans le domaine du nucléaire civil n’avait jamais cessé, même après l’accident de Fukushima. C’est dire à quel point les écolos (EELV et autres éberlués rêveurs), Greenpeace, etc, n’arrivent pas à intégrer les enjeux à venir des politiques énergétiques tant nationales qu’européennes ou mondiales : griller sur place ou développer de nouvelles filières nucléaires, continuer à rouler en voiture avec des moteurs diésel et mourir de cancers ou choisir l’électrique (donc d’autres centrales pour alimenter les voitures) ou encore raser les forêts françaises, comptant parmi les plus belles d’Europe.

Je doute qu’il sorte quoi que ce soit de ce débat sur l’énergie.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s