Chronique coréenne et de Palau

Hier soir, à l’aéroport d’Incheon (Séoul), en route pour Palau, j’ai, comme tous les passagers en provenance de Tokyo ou d’ailleurs, dû subir le passage par la sécurité et cette épreuve a le don de m’irriter plus que quiconque peut l’imaginer, surtout quand on est en transit. Etre dévisagé de travers comme si j’étais un dangereux terroriste, alors que je suis anti-militariste, contre la violence et l’autorité, ça me met hors de mes gonds. J’ai serré les dents quand une employée qui avait l’air d’une nonne qui n’a jamais connu l’amour, si on peut dire les choses ainsi sans verser dans le pléonasme sulfureux, m’a demandé en coréen, alors que je n’ai rien d’un asiatique, si je n’avais rien dans mes poches. Bref, je suis arrivé dans un grand hall impersonnel, tous les aéroports finissent par se ressembler, et j’a trouvé le tableau d’affichage, un lounge pour fumeurs, surprenant (voir les photos ci-dessous), et des pipi rooms qui m’ont aussi surpris pour une raison tout autre que celle du lounge fumeurs. On ne doit pas dépasser une certaine taille, je veux dire que la partie supérieure du truc disposé verticalement pour se soulager arrivait à la hauteur de mon sexe. Je ne suis pas particulièrement grand mais pour ne pas éclabousser mon blue-jean et mes nu-pied, j’ai été topologiquement contraint de me reculer et de montrer malgré moi mes attributs aux autres mâles opérant normalement puisqu’ils satisfaisaient aux critères locaux de la taille corporelle.
Voyage sans encombre, de nuit, avec la lune se réflétant sur l’aile de l’avion. Toujours les mêmes plats sans saveur ni odeur qu’on nous sert d’autorité, cette fois, je me suis contenté de boire de la bière coréenne.

Arrivée à l’aéroport de Palau, je me suis soudainement cru au Vanuatu plus de dix ans en arrière. Le même genre d’employés de l’immigration pointilleux, montrant par tous les moyens leur importance administrative en feuilletant mon passeport constellé de tampons divers et variés puis en y apposant finalement un énième tampon. Heureusement que la jolie fille du compteur de Korean Airlines à Narita s’était inquiétée de mon sort futur quand elle m’a imprimé un billet électronique avec les dates de retour sinon j’aurais eu droit à une amende de cent dollars en arrivant à Palau. Bref, je ne sais même pas pour quelle durée je suis autorisé à séjourner à Palau.
A la sortie, deux employés du petit hôtel perdu dans la jungle où j’avais réservé une chambre m’attendaient, de toute évidence ravis d’avoir un client. Il est vrai que je n’ai pas choisi un quatre étoiles mais à quoi bon payer une fortune pour froisser des draps dans la moiteur tropicale persistante et prégnante.
Ce matin, déjeuner, si l’on peut dire, avec trois bananes lady finger excellentes (ni Dole, Del Monte ou Chiquita mais du pur local) et un café plus proche du jus de chaussettes usagées que du Starbuck comme j’en avis pris l’habitude à Tokyo.
Je suis parti explorer une toute petite partie de la ville de Koror à la recherche d’un convenience store, je suis allé à la poste acheter une carte prépayée d’accès à internet (c’est ainsi que ça fonctionne ici, du moins dans mon hôtel 0,5 étoiles) ruineux mais je tenterai de me restreindre, quelques bières Asahi, la Red Rooster locale est plutôt chère, et du lait pour mes petits déjeuners à venir. J’ai aussi repéré quelques endroits pour déjeuner.

Je vais donc prendre mes habitudes tranquillement, ne pas me presser (il fait chaud) et procrastiner mais pas trop. Une nouvelle vie commence et je ferai tout pour mettre le maximum de chances de mon côté.

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