Suite à l’imposture de Monsieur Séralini

Je continue à polémiquer au sujet de ce qui me paraît être une sombre imposture scientifique car je n’ai pas reçu de réponse de monsieur Séralini à propos de ma lettre ouverte que j’ai publié sur mon blog il y a quelques jours.
Pour bien rassurer mes lecteurs, j’ai travaillé pendant près de 13 années dans un des rares laboratoires français (de l’époque, oui, je suis à la retraite mais je tente de rester informé de ce qui se passe dans le monde scientifique) impliqué dans l’étude et la mise au point de plantes transgéniques (OGM) et j’ai participé étroitement à une étude sur la toxicité potentielle d’une plante génétiquement modifiée pour résister à un herbicide qui sur-exprimait l’enzyme cible du xénobiotique exactement comme le maïs de Monsanto pour le glyphosate. Aucune toxicité n’a pu être décelée tant avec la plante elle-même (maïs) qu’avec l’enzyme sur-exprimée purifiée spécialement (par mes soins) dans le but de réaliser cette étude.
Je ne prétend pas avoir été un scientifique de haut vol mais j’ai tout de même publié des articles dans des revues comme Science, PNAS, Journal of Biological Chemistry ou encore Biochimica Biophysica Acta pour n’en citer que quelques-unes. J’ai toujours au cours de ma carrière de chercheur fait en sorte que les protocoles de mes recherches ne soient pas influencés par la finalité de ces dernières, ce qui semble être clairement le cas avec les travaux de monsieur Séralini. En un mot il a « trouvé » et publié ce qu’il cherchait au mépris de toute règle élémentaire d’honnêteté scientifique avec un battage médiatique insolent qui m’oblige à répéter comme je le disais dans un précédent billet qu’il s’agit d’une imposture dommageable pour l’ensemble du monde scientifique français.
Il suffit d’aller musarder sur des sites anglo-saxons pour se rendre compte que la recherche française est déjà la risée des étrangers !
Des centaines de milliers d’exploitants agricoles de par le monde ont utilisé le maïs transgénique de Monsanto (que ce soit le Mon 810 ou le maïs résistant au glyphosate dont fait l’objet cette étude) et jamais personne n’a décelé une quelconque toxicité de quelque sorte que ce soit.
Tout cela paraît troublant pour un maigre résultat qui a tout de même coûté plus de 3 millions d’euros…
J’attend donc une réponse de ce monsieur, d’autant plus que je n’ai pas du tout envie de débourser 31,5 dollars pour avoir accès à son article !!!

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