La rapamycine revient sur le devant de la scène (immunosuppresseur, Alzheimer, sérotonine et dopamine)

La rapamycine revient sur la sellette.

Cet immunodépresseur découvert chez des moisissures filamenteuses présentes sur l’île de Pâques ou Rapa Nui, d’où son nom, refait parler de lui pour une toute autre raison.
Malgré ses effets secondaires le sirolimus ou rapamycine, un macrolide complexe, est utilisé lors des greffes de rein pour réduire les risques de rejet. Les effets secondaires sont variés, allant d’insuffisance respiratoire, de risques de cancer en raison de son activité immunodépressive et de tolérance au glucose perturbée conduisant à un pseudo-diabète.
Pourtant, administré à des souris de 20 mois, 60 ans pour un être humain, soit quasiment en fin de vie, la durée de vie de ces dernières est augmentée de plus de 30 %, ce qui est tout de même non négligeable, 20 ans de vie en plus pour nous !
Mais surtout, le plus intéressant est que cette molécule assez compliquée réduit l’anxiété et les comportements dépressifs qui sont connus pour favoriser des pathologies comme la maladie d’Alzheimer ! Et en effet, les cerveaux de ces souris utilisées dans cette étude conduite à l’Université du Texas à San Antonio et manipulées génétiquement de telle manière qu’elles soient sujettes à la maladie d’Alzheimer ont montré une moindre incidence des plaques amyloïdes caractéristiques de cette pathologie.
Ne serait-ce pas une preuve très indirecte que la démence, on disait le gâtisme autrefois, puisse être évitée ou au moins retardée avec cet immunosuppresseur et que donc la maladie d’Alzheimer aurait une cause immunologique ?
Veronica Galvan, PhD, qui a conduit cette étude ne le dit pas.
Mais elle précise qu’outre les effets positifs et nocifs de la rapamycine, ce produit augmente la production de sérotonine, de dopamine et de norépinephrine, les trois neurotransmetteurs du « bien-être » et Veronica Galvan travaille maintenant activement sur ce dernier point.
Reste donc à relier la dépression et l’anxiété à l’apparition de la maladie d’Alzheimer mais c’est un autre problème …

Source : http://www.uthscsa.edu/hscnews/singleformat2.asp?newID=4196

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