Revue de presse (rapide) du jour

Hollande séduit 43 % des sympathisants syndicaux.
Quand on sait que moins de 8 % des salariés sont syndiqués, ça fait 3,44 % des actifs ! Avec ça il est sûr d’être élu !

Hollande ne veut pas débattre plus d’une fois avec Sarkozy.
Il bafouille trop et il a bien trop peur de son défaut …

Mélenchon : « Sarkozy cherche la radicalisation du combat ».
Quand il a dit ça, il devait se regarder dans un miroir …

Bayrou donnera sa position le 3 mai.
Il s’est décentré ?

Johnny ne se mêlera plus de politique.
A chacun sa chansonnette …

618 384 élus locaux en France.
Ca coûte combien et ça fait combien d’occasions de corruption ?

1700 milliards de dette. Hollande veut lever un grand emprunt populaire.
Mode d’emploi :
1 – nationaliser les banques,
2 – assainir les comptes de la Nation, des régions, des départements, des communes et de la sécurité sociale, ça fait beaucoup !
A moins qu’il prenne les banquiers et les Français pour des imbéciles.
Note : l’épargne des Français, hors immobilier, est estimée à 5000 milliards d’euros.

Hollande est un habitué du restaurant Laurent (Avenue Gabriel).
A 1000 euros le repas, avec quoi il paye, des promesses ?

Les Beach Boys sortent un nouvel album le premier mai prochain.
Ce n’est pas pour fêter le travail, ils sont Américains et le « Labour Day » est en septembre, les Américains ont toujours considéré que le premier Mai était une fête communiste … c’est juste pour fêter leurs 50 années de présence musicale. Nostalgie, nostalgie !

Cookies. Je conseille la lecture de cet article aux internautes :
http://www.guardian.co.uk/technology/2012/apr/23/cookies-and-web-tracking-intro

Pour finir : « Le président sortant l’emporte largement chez les Français de l’étranger ».
On voit mieux de qui se passe dans l’hexagone en lisant la presse étrangère et surtout en vivant à l’étranger !

Petite analyse très personnelle des résultats électoraux.

Déroute de Madame Joly, candidate EELV : les magouilles électoralistes entre la direction du PS et Madame Duflot ont marqué les esprits et c’est très bien !

Mélanchon : c’est bien beau de promettre des week-ends sur la lune aux Français, mais dans l’isoloir ils sont revenus à la réalité, ça sonnait vraiment faux. Pourtant est-ce que le capitaine de pédalo (Hollande pour ceux qui ont la mémoire courte) va tout de même négocier avec ce triste démagogue ? Dont acte, attendons les nouvelle magouilles dont le PS est maître en la matière …

Sarkozy et Hollande : j’ai simplement constaté que les sondages se sont trompés, en un mot Hollande a fait moins bien et Sarkozy mieux que ce que les sondages le prévoyaient. Conclusion immédiate, ne pas accorder d’importance aux sondages, c’est encore dans l’isoloir avec les bulletins et les petites enveloppes que la décision se prend en dernier ressort.

Madame Le Pen : même chose que pour Mélanchon, les français décérébrés se sont laissés aller puisque le front national n’aura même pas 5 sièges, au mieux, à l’Assemblée en juin, pas de quoi former un groupe parlementaire (comme les écolos d’ailleurs malgré les scandaleuses négociations avec le PS) mais au fait avec qui le FN négociera aux législatives ? Peut-être avec les mélanchonistes, allez savoir …

Bayrou : Il a payé sa franchise beaucoup trop cher et les Français sont vraiment immatures parce que quel que soit le futur locataire de la rue Saint-Honoré, les Français, tous, devront se serrer la ceinture, et c’est inévitable. Seul Bayrou l’a dit et ça a fait peur à tous ces couards qui veulent enfumer l’opinion avec des propositions délirantes dans leur ensemble. Pour ma part, je suis retraité, je m’attend à une diminution de ma retraite de 2 à 5 %, que tous les retraités le sachent !

Revenons-en aux faits du jour : le CAC 40 a chuté de 2,83 % aujourd’hui et le CAC MID 60 de 2,85 % et j’ai renoncé à trouver un indice dans le vert dans le monde entier !
J’ai lu sur un de mes sites favoris que les valeurs boursières espagnoles étaient maintenant en dessous de leur valeur de liquidation mais c’est aussi vrai pour les bancaires françaises ! Il y a vraiment de quoi se faire du souci. Le Baltic Dry Index à 200 jours, le plus significatif, est toujours en chute libre et l’euro est en chute par rapport à toutes les principales monnaies.

Bonne soirée et à demain …

Reuters, Laurance Copeland et sa vision de la crise européenne en regard des élections françaises

La victoire de Hollande devrait fatalement déstabiliser la zone euro.

Voilà le titre d’un billet écrit par Laurance Copeland sur le site de Reuters qu’il m’arrive de parcourir, toujours dans le but de me faire une idée de ce qui se passe en France.

Je reprend les termes de cette note :

« Je pense que le risque d’une panique des marchés financiers dans les trois ou quatre semaines à venir est extrêmement élevé. Où que l’on regarde, il y a des icebergs à l’horizon – des petits comme la Grèce, l’Irlande et le Portugal, des gros icebergs comme l’Espagne et l’Italie, et maintenant un encore plus menaçant, la France. »

J’ajouterai aussi les Pays-Bas qui traversent depuis hier une crise politique justement à propos du traité élaboré par Madame Merkel et Monsieur Sarkozy sur la stabilité, car en reprenant les mots de Copeland, les Pays-Bas seraient aussi un gros iceberg.

Plus bas, je traduis encore pour mes lecteurs :

« Si les sondages sont corrects, l’élection française marquera un tournant dans la crise de la zone euro. Pa seulement parce que le nouveau président adoptera une politique diamétralement opposée à celles de toutes les autres nations de la zone (accroissement des dépenses de l’Etat, diminution de l’age de départ à la retraite et de la semaine de travail, augmentation du salaire minimum plus que l’inflation et introduction de la tranche d’impôt à 75 %, toutes ces mesures entameront gravement la crédibilité de la France qui est déjà tellement basse que la France emprunte à 3 % sur les marchés alors que l’Allemagne emprunte à 1,75 % . »

Qu’en conclure ? Que durant la campagne électorale présidentielle, personne n’a vraiment exposé clairement aux Français quelle était la gravité de la situation. Les partis extrémistes, gauche comme droite, ont endormi les Français par des promesses inapplicables, mais plus inquiétant, les deux principaux candidats (selon les sondages) ont aussi renchéri dans le même sens démagogique pour attirer les électeurs grisés par les promesses insensées des partis extrémistes. Or, la France fait figure d’exception en Europe où tous les gouvernements sont de centre-gauche ou de centre-droite et où tous, sans exception, imposent des mesures d’austérité afin de sortir de la spirale infernale de la dette incontrôlable pour rembourser les intérêts de la dette. Le parti centriste français, celui de presque un seul homme, a averti les Français que les temps allaient être difficiles, mais endormis depuis des décennies par l’Etat-Providence, ces derniers n’aiment pas qu’on les dérangent dans leur confort douillet, alors pour ne pas parler de choses qui fâchent, on a parlé du cannabis, de la viande halal, des immigrés, de l’énergie nucléaire, des usines qui ferment, des accidents de la route, et même de la sécheresse pour occulter la crise, la vraie, celle qui va se déclencher au lendemain de l’élection du 6 mai prochain, j’allais oublier, les Grecs voteront aussi le même jour un nouveau parlement …

Ne revenons pas sur le cas de la Grèce qui a tout simplement fait défaut, le Portugal est sous perfusion comme l’Irlande, l’Espagne est en virtuelle banqueroute et ne tient encore, pour le moment, que grâce à la planche à billets de la banque centrale européenne, l’Italie doit faire face à une dette extravagante, mais quid de la France si Monsieur Hollande maintient son programme comme il l’a affirmé à de nombreuses reprises en dépit du danger d’effondrement de la zone euro que ce dernier pourrait entrainer ?

Il peut encore se passer beaucoup de choses pendant l’entre-deux tours à moins d’un événement international grave qui remettra tous les esprits en place.

Réponse à Gérard Filoche (article de Marianne du 16 avril sur les Mario Draghi et Monti)

@ français patriote, la puritaine et Plume retrouvée.
Bravo pour vos commentaires lucides sur cet article plus que tendancieux d’un ancien fonctionnaire de gauche, communiste peut-être, qui a été nourri au râtelier de l’Etat pour faire respecter des lois du travail surannées mises en place par le conseil de la résistance en 1945 sous la pression scandaleuse du parti communiste qui détenait tous les pouvoirs. Ces lois, comme bien d’autres ordonnances n’ont plus aucune valeur de nos jours et ont contribué à bloquer l’ensemble de l’économie française (et d’autres pays européens qui se sont inspirés des lois sociales françaises) surtout quand on est maintenant dans l’ère connectée d’internet, une révolution que nombre de pays européens, dont la France, n’ont pas su tirer parti. Ce qui fait la force de l’économie américaine n’est pas le fait que le dollar soit la monnaie internationale, c’est simplement que les Américains travaillent plus que les Français, que les syndicats ont progressivement perdu leur pouvoir à la suite des crises informatique et des sub-primes alors qu’en France, les syndicats font de la politique, ne représentent que 8 % des travailleurs et surtout une population largement nantie puisque employée de l’Etat. Ces syndicats sont considérés comme les partenaires sociaux incontournables depuis 1945 parce que la parti communiste l’avait exigé !
Le mal français vient de l’idéologie marxisante rampante d’une large part de l’administration française qui s’est toujours opposée à une quelconque réforme en profondeur de la structure du marché du travail et de la défense des droits des fonctionnaires qu’elle a toujours rêvé de voir appliquée au secteur privé par les CDI qui constituent un non-sens dans l’époque moderne dans laquelle nous vivons, qui demande plus de flexibilité et d’adaptabilité aux changements rapides issus de l’internet et des technologies modernes. Les Français sont créatifs et veulent travailler et gagner de l’argent (il n’y a qu’à voir le succès de l’auto-entrepreneuriat) mais tout un ensemble de lois diverses et variées et souvent contradictoires freine ensuite le développement des micro-entreprises. La règle des 50 salariés freine l’embauche, pour ne citer qu’elle.
J’ajouterai un dernier point qui également décourage la création d’entreprise et donc la création d’emplois, le coût de la protection sociale exorbitant également mis en place par les ordonnances de 1945 et qui devrait être réformé aussi en profondeur, mais c’est une autre histoire que je ne verrai pas de mon vivant …

Nambagura (suite)

J’ai écrit ce livre qui mêle drogue, sexe et meurtre et je donne ici un court extrait d’une sorte d’introduction.
Après avoir séjourné dans la capitale de Fiji, j’arrive donc au Vanuatu …

Pourtant, si l’on compare Suva et Port-Vila, on est tout de suite frappés par les contrastes d’une ville industrieuse, avec une forte présence de ce style colonial anglais que l’on retrouve aussi à Saint-Kitts, par exemple, une ville organisée, une vraie ville avec des feux rouges, des marchés, des rues commerçantes, des bordels et des bars fréquentés par des filles faciles, des parcs, comme à Londres, selon la tradition britannique, formant des îlots de verdure pour rendre la ville plus humaine ainsi que des monuments à la mémoire d’illustres inconnus.
Port-Vila n’est rien de tout ça, il n’y a pas d’ordre, seulement une rue bordée de constructions disparates sans style, plutôt laides pour les plus anciennes et franchement laides pour les plus récentes. Par exemple, le bureau de poste de Port-Vila, le lieu le plus important puisque tout le monde y va au moins une fois par jour pour récupérer son courrier dans sa boîte postale, il n’y a pas de distribution du courrier au Vanuatu, ce bureau de poste est l’endroit où beaucoup de gens se rencontrent, même s’ils n’en ont pas envie, et peuvent ainsi se tenir informés des dernières rumeurs et des prochains évènements, et c’est un bâtiment odieusement laid, style béton des années soixante, dessiné par un architecte à la petite semaine qui disposait de peu de capitaux pour réaliser cette construction devenue presque le symbole de l’aspect hétéroclite de l’architecture de Port-Vila.
Le bureau de poste est donc un endroit important, situé juste à côté de la centrale électrique, elle-même en plein milieu de la ville si tant est qu’il y a un centre-ville dans cet endroit filiforme, le fil étant « Kumul Highway » la rue principale qui va de l’aéroport jusqu’au fond de la baie où l’on trouve des installations portuaires rudimentaires. On pourrait parler de centre-ville, près du bureau de poste, où il y a un semblant d’esplanade sur le front de mer avec quelques arbres chétifs plantés là à tort car ils ne supportent pas l’air marin et végéteront toujours. Je me suis longtemps demandé ce que signifiait Kumul… Le kumul semble être un oiseau de paradis que l’on trouve en Papouasie-Nouvelle Guinée, mais je n’en ai jamais vu au Vanuatu. Il s’agit peut-être aussi d’un mot bislama dont j’ignore encore la signification.

L’arrivée à l’aéroport de Port-Vila est tout de suite agrémentée, si l’on peut dire, par l’attitude regardante, soupçonneuse et hautaine des employés de la police ou des douanes. Ces petits fonctionnaires se donnent une importance doublée d’arrogance insupportable pour justifier leur salaire de misère. Ils commencent par une revue de détail du passeport, longuement, avec des hésitations, des retours en arrière pour admirer des tampons inconnus, alimentant l’impatience des quelques paumés qui ont débarqué ici, comme moi, peut-être une douzaine de personnes, puis se décident à y apposer un coup de tampon après un bref questionnaire du genre :

Où comptez-vous vous installer ?
Je ne sais pas encore, probablement dans un hôtel pas trop cher, en attendant de m’organiser.
Vous avez de l’argent avec vous ?
Naturellement, j’ai des traveller’s-checks et je vais tout de suite aller en changer dans une banque.
Donc vous avez l’intention de vous installer ici ?
Je ne sais pas vraiment, cela va dépendre de beaucoup de choses.
Il faudra faire le nécessaire avec le bureau d’immigration situé en face du supermarché …

Petite et brève revue de presse (dette espagnole, Bill Gross, Pimco, îles Senkaku, Shintaro Ishihara, France Inter)

J’ai écouté par hasard aujourd’hui à 2 heures de l’après-midi, l’heure où on fait la sieste heureusement, la campagne électorale officielle sur France Inter.
Les candidats récitent un genre de pensum qui me rappelait les curés dans le confessionnal avec leur haleine fétide qui traversait le moucharabié, provoquant une nausée insupportable.
C’est exactement ce que j’ai ressenti en entendant Poutou et Joly puis j’ai mis un terme à ce supplice horrible. A croire que les radios financées par les contribuables ont pour devoir de dégouter les auditeurs de toute envie de politique …

Après j’ai vagabondé sur mes sites préférés (surtout anglo-saxons) et j’ai trouvé une perle, je devrais dire plutôt une alerte au tsunami financier qui se prépare : Bill Gross, l’un des fondateurs de Pimco déclare que les émissions d’obligations espagnoles (à des taux doubles de ceux qui prévalaient il y a encore un mois) sont un marché contrôlé artificiellement et que sans la BCE derrière les banques espagnoles Madrid n’aurait jamais trouvé d’investisseurs hors Espagne.
C’est rassurant pour la population espagnole !
Le CIO de Pimco a comparé la dette espagnole à une tumeur non cancéreuse qui finit par tuer le malade parce qu’elle dérègle le fonctionnement normal des autres organes sains. Je trouve la comparaison assez subtile.

Enfin j’ai été carrément scotché par cette nouvelle incroyable : Shintaro Ishihara, c’est le chef du gouvernement de Tokyo dont le palais ressemble à une monstrueuse cathédrale à la Notre-Dame de Paris, lui qui hait les Français, veut racheter les îles Senkaku pour mettre un terme selon lui à la querelle larvée de territorialité entre la Chine et le Japon.

Les tours jumelles de Notre-Dame sur Shinjuku sont en arrière plan à gauche (photo prise dans le train (Sobu local ou Chuo après Nakano en direction de Mitaka).
Décidément Ishihara a la folie des grandeurs !

Notre-Dame sur Shinjuku