Commentaire sur le rapport de la Royal Society « People and the Planet »

Atteindre une stabilisation de la population humaine à 10 milliards d’individus vers 2100.
Telle est la conclusion d’un rapport publié par la Royal Society intitulé People and the planet.

Passage traduit de ce rapport :

Ce but (population stabilisée à 10 milliards en 2100) sera nécessaire mais pas suffisant pour offrir un futur stable et soutenable (ou renouvelable, traduction de sustainable) où tous pourront vivre de manière harmonieuse.
Actuellement il n’y a pas de route vraiment tracée pour que 10 milliards d’individus puissent atteindre un mode de vie comparable à celui des pays développés parce que le seul moyen d’y accéder actuellement reconnu est la croissance économique et cela entrera inévitablement en conflit (collision) avec les ressources finies de la planète. La technologie pourra peut-être aider à atteindre ce but mais ne pourra résoudre tous les problèmes (dont la population) sans changement socio-politiques profonds.

Ce rapport préconise donc clairement un planning familial volontaire à l’échelle planétaire entre autres mesures qui ne pourra être appliqué que par une amélioration du niveau d’éducation des pays où la fertilité est la plus élevée, notamment en Afrique et certains pays d’Asie.
Ce rapport très bien documenté insiste sur les changements climatiques, conséquence directe de l’activité humaine et donc de son accroissement continu depuis la moitié du XXe siècle *, directement lié à l’accroissement de la population, et les conséquences corollaires sur l’équilibre des océans dont le plancton ce qui pourrait accélérer ce changement climatique.

Je conseille vivement à toute personne intéressée par ce très grave problème de la surpopulation de lire ce rapport qui ose, peut-être pour la première fois, clamer arguments à l’appui que l’humanité va inéluctablement à sa perte si un effort international n’est pas entrepris pour réguler en profondeur les taux de natalité.

http://royalsociety.org/policy/projects/people-planet/report/

* En 1977, le directeur du Department of Biological Chemistry de la UCLA School of Medicine où je séjournais comme post-doc, nommément le Professeur Emil L. Smith, m’expliquait que les productions d’antibiotiques, de vaccins et d’engrais azotés étaient toutes décrites par une courbe superposable à celle de l’augmentation de la population. Et d’ajouter que l’humanité toute entière allait à sa perte à plus ou moins court terme car la planète ne pourrait pas supporter un accroissement indéfini de la population. Trente cinq ans après, il est peut-être déjà trop tard …

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s