Michel Rocard et la présidentielle !!!

Au fil de mes errements sur internet, j’ai trouvé une vraie perle qui n’a pourtant pas été reprise par les médias, ce qui veut dire que ces derniers médias ne sont pas objectifs et roulent pour Hollande ou Sarkozy mais plus pour Bayrou dont on n’entend plus parler, étrangement, alors que c’est le seul candidat qui a clairement dit au Français que les temps allaient être difficiles.

Mardi dernier, l’ancien premier ministre Michel Rocard a fait quelques remarques au cours d’un colloque privé à l’Assemblée Nationale.
Ses premiers propos furent :

« L’hypothèse de croissance sur laquelle se fonde François Hollande n’est pas plausible » et chiffres à l’appui il déclare qu’elles sont « en désaccord avec les structures statistiquement informées, l’OCDE et l’INSEE ».

Je reprend les mots du texte de lcp.fr :

http://www.lcp.fr/actualites/politique/94212–les-100-premiers-jours-de-hollande-vus-par-michel-rocard

Pire, Michel Rocard est persuadé que le pic de la crise est à venir et que la « bourrasque financière » pourrait même intervenir pendant la campagne électorale. « Ce qui mettrait François Hollande en grande difficulté ».

Et encore cette autre perle :

Il (Michel Rocard) soutient toujours la Taxe carbone qu’il a élaborée pour Nicolas Sarkozy en 2009. Il est en revanche très critique sur l’accord PS-Verts signé à l’automne dernier qui « ne prévoit même pas d’arrêt du nucléaire militaire ». Adversaire de la décroissance, il défend le nucléaire civil, « seule solution avant que les énergies renouvelables ne soient rentables ». Provocateur, il ne peut s’empêcher de rappeler qu’ on attend toujours le premier mort de Fukushima par radiation « , tout en précisant, dans un élan de réalisme très rocardien : « Ça, on n’en parle pas pendant la campagne ! « 

Pour l’accident de Fukushima, à part les deux employés emportés par le tsunami, que je sache il n’y a pas eu de victimes comme il y en a eu en masse à Tchernobyl où tous les « liquidateurs » sont morts !

Pour les structures statistiquement informées, je suis retourné voir où en est le Baltic dry index. Après un léger rebond fin janvier il est de nouveau orienté à la baisse et pour ne pas apeurer le monde politique on trouve qu’il y a de bonnes raisons d’observer une telle chute des cours du transport maritime comme un sur-équipement disponible et une mise en chantier de navires moins consommateurs de carburant. Il faut se rendre à l’évidence, la demande mondiale est en repli significatif et durable.
L’inconnue qui devrait tout de même préoccuper les candidats français à la présidence est de savoir si oui ou non ils tiennent compte dans leurs programmes d’une récession annoncée et comme l’a si bien fait remarquer Rocard d’une crise financière majeure, voire d’un conflit sérieux au Moyen-Orient.

Ce qui est accablant est que le réveil des Français, au lendemain du deuxième tour des présidentielles, quel que soit celui qui sera désigné comme locataire de l’Élysée, sera douloureusement difficile. Envolées les belles promesses, une seule certitude, les impôts augmenteront !

José Bové et les vaccins …

Dans Le Guardian de ce soir, 17 février (en ligne), j’ai lu avec intérêt un article au sujet de la mise au point d’un vaccin pour se protéger contre le norovirus, le responsable de la gastroentérite, pathologie hautement contagieuse. Les biologistes ont introduit le gène codant pour la principale protéine de l’enveloppe du virus dans du tabac. Je rappelle aux béotiens et aux autres que le tabac est une vraie plante de laboratoire et utilisée pour toutes sortes de productions de protéines d’intérêt médical car le tabac est très facile à modifier génétiquement, n’en déplaise à certains. Une fois le tabac transformé il produit des quantités importantes de cette protéine qui a tendance à construire par agrégation spontanée des genres de fantômes du virus en question. Il n’y a plus qu’à purifier ces fantômes et les formuler avec un peu d’extrait d’Aloe vera puis pulvériser le tout dans le nez et le sujet produit alors des anticorps contre ces fantômes et se retrouve immunisé contre le norovirus. Plus de diarrhées, plus de vomissements, plus de douleurs abdominales.
Je me demande ce que José Bové en pense, lui qui vient de se faire condamner pour avoir détruit des maïs transgéniques, mais il paraît qu’il aura le dernier mot devant la cour de cassation. J’espère qu’il finira en prison et qu’il aura tout le temps d’écrire ses mémoires d’escroc politique et intellectuel …

Voitures écolo ?

La France compte environ 35 millions de véhicules automobiles et la note pour faire rouler tous ces tas de tôle est salée : un tiers de l’énergie primaire consommée en France, une contribution notoire dans le déficit du commerce extérieur du pays, n’en déplaise aux candidats de gauche qui attribuent ce déficit à la mauvaise gestion de Sarkozy. Alors, pour faire bonne figure, le peut-être futur ministre des finances (si le président du conseil général de Corrèze est élu et augmente les déficits en endettant encore plus la France comme il l’a fait dans son département) n’a rien trouvé de mieux que d’imaginer une taxe sur les voitures d’une puissance supérieure à 180 chevaux, 132 kW pour ceux qui préfèrent utiliser les kilowatts. D’ailleurs dire que la puissance d’une voiture est de 100 kW (136 chevaux vapeur) ça remet carrément les idées en place: l’automobiliste comprend à quel point sa voiture lui coûte cher en énergie dépensée s’il établit une comparaison avec un fer à repasser ou un four électrique. D’ailleurs il ne veut pas croire que son tas de tôle soit aussi énergivore. Mais à y réfléchir un peu plus loin, il comprend aussi que le prix du carburant est incroyablement faible – j’ai fait une remarque à ce sujet dans un précédent billet sur ce blog – en comparaison de la note d’électricité que le propriétaire du tas de tôle d’une puissance de 100 kW acquitte chaque mois pour repasser ses chemises et faire cuire ses pizzas congelées qu’il est allé acheter au supermarché situé à 15 kilomètres de son domicile pour profiter du prix promotionnel du carburant dans le même supermarché.
Mes lecteurs doivent se demander où je veux en venir et si je n’essaie pas insidieusement de les culpabiliser. Loin de ma pensée effervescente l’idée de culpabiliser qui que ce soit, mais simplement pour commenter la proposition de Fabius d’établir une taxe exceptionnelle sur les voitures de plus de 132 kW, ce même Fabius qui a supprimé la vignette automobile quand il était ministre des finances de Jospin. Souvenez-vous qu’il avait aussi supprimé la taxe sur les meubles et objets d’art pour permettre au business de son antiquaire de père de mieux prospérer. Pas de chance, Fabius n’a pas tenu compte du fait que la plupart des pays européens ont maintenu une taxe sur les véhicules. Si Fabius, il doit tout de même savoir se servir d’une calculette, s’était un peu informé, il aurait vite découvert que l’Audi A4 affiche une puissance inférieure à ces 180 CV justement parce que la taxe annuelle sur les automobiles, en Allemagne, tient compte de la puissance ! Et aux Pays-Bas, plus le véhicule est émetteur de CO2, plus il est taxé.
Cette gauche qui prétend gouverner écolo est décidément bien incapable. Plutôt que d’aboyer à tors et à travers, il faudrait au contraire rétablir cette vignette automobile et consacrer tout ou partie de cette recette fiscale à l’aménagement du transport de proximité en restaurant les voies ferrées à l’abandon, en construisant des gares pour améliorer les dessertes sub-urbaines et rurales, voilà de l’écologie active !

Prozac ou glucose, ou les deux

Homéopathie: plus d’un tiers des Français sont des utilisateurs réguliers

PARIS – Plus d’un tiers des Français sont des utilisateurs réguliers de médicaments homéopathiques, selon un sondage diffusé vendredi par le numéro un du secteur, le groupe français Boiron.

D’après cette enquête d’opinion réalisée par l’institut Ipsos pour le compte de Boiron, 36% des Français déclarent utiliser de temps en temps ou très régulièrement des médicaments homéopathiques.

Ce niveau représente une progression de 15 points par rapport à une précédente étude réalisées par Ipsos en 2004.

D’après l’enquête réalisée du 5 au 11 janvier 2012 par téléphone auprès de 1.005 personnes, 16% déclarent utiliser très régulièrement des médicaments homéopathiques alors qu’ils n’étaient que 5% dans l’enquête de 2004.

66% des personnes interrogées déclarent avoir utilisé au moins une fois des médicaments homéopathiques dans leur vie.

Parmi ceux-ci, 56% se classent comme utilisateurs actuels de remèdes homéopathiques, un niveau en hausse de 17 points par rapport à 2004.

Les mêmes sondés déclarent à 77% faire tout à fait ou plutôt confiance à l’homéopathie.

Le niveau de confiance déclarée pour l’homéopathie est comparable à celui pour les médicaments anti-douleurs et supérieur à celui affiché pour les antibiotiques et antidépresseurs (68%).

La crédibilité des médicaments homéopathiques est de plus en plus reconnues, a déclaré vendredi la directrice d’Ipsos Santé, Laïla Idtaleb, qui a supervisé l’enquête, lors d’une présentation à Paris.

Même si l’homéopathie bénéficie de remboursements par la Sécurité sociale française et d’un réseau de plus de 5.000 médecins homéopathes dans le pays, son principe et son efficacité restent sujet à controverses.

En 2005, la revue médicale britannique The Lancet avait publié une méta-analyse (analyse d’un ensemble d’études sur le même sujet) indiquant que l’efficacité des remèdes homéopathiques était comparable à celle de placebo.


(©AFP / 17 février 2012 16h24)

J’ai lu deux fois cette dépêche d’agence pour me rendre compte du degré de bêtise des Français. Les premiers au monde pour l’usage d’antidépresseurs, les premiers au monde pour l’homéopathie, ça doit aller de paire puisque ces gros consommateurs de pilules et de petites boules de glucose coloré se rendant compte que ces dernières n’ont aucun effet (et ne peuvent pas avoir d’effet) alors ils prennent des antidépresseurs pour les aider à oublier leur bêtise. C’est la seule explication logique car à n’en pas douter les consommateurs d’antidépresseurs doivent bien se shooter aussi au glucose du père Boiron.
Décidément, les Français ont reculé les limites de la bêtise humaine et ça ne présage rien de bon pour les prochains mois …

Bashar basta ! L’ONU un rêve ou une illusion ?

L’ONU, un beau rêve ou une chimère ?

La Chine et la Russie, grands pourvoyeurs d’armements pour la Syrie (et pour la Grèce, j’allais oublier) se sont encore opposé à toute décision pouvant aboutir à une intervention internationale pour contrer le massacre quotidien que fait subir El Assad, fils et petit fils d’une dynastie de dictateurs alaouites, opposé à la majorité sunnite, une guerre de religion comme l’occident en a connu avec les horreurs que nous enseignent nos instituteurs en école primaire. Que se passe-t-il en Syrie, tout simplement une rivalité entre une minorité d’obédience chiite soutenue par l’Iran et une majorité sunnite (un peu le cas de figure de l’Irak mais amplifié) doublée d’un népotisme évident mais pas si évident pour l’ophtalmologiste de formation qu’est le successeur héréditaire de ce gouvernement fasciste et destructeur (il faut vraiment qu’il change de verres de contact !.
Quel jeu jouent les Chinois et les Russes, je me le demande. Certes les Russes disposent d’une base navale en Syrie, mais une seule bombe nucléaire israélienne peut la réduire à néant, quant à la Chine, franchement ! De quoi se mêle-t-elle sinon de vendre des armes à Bashar contre du pétrole bradé et payé en or, c’est vrai !
Quand la quatrième ou cinquième guerre mondiale sera déclarée (c’est un trait d’humour, les deux premières guerres mondiales, n’en déplaise à certains lecteurs de mon blog, furent les croisades) qui sera vainqueur ou perdant, nul ne le sait mais je parie que je serai mort et que je ne verrai pas ce massacre, amen !

Commentaire sur le rapport Perruchot

D’abord un grand merci au Point.fr qui a mis en ligne le rapport Perruchot sur l’activité des syndicats en France.
C’est un document édifiant pour ne pas dire renversant, édifier ou renverser sont deux notions contradictoires mais il y a tellement de contradictions dans le fonctionnement des divers syndicats en France alors que leur mission serait de respecter l’idéologie issue en 1945 et 1946 des résistants, les communistes pour ne pas les nommer.
J’ai tout de suite annoncé la couleur : le syndicalisme français est le fruit d’une idéologie politique et en aucun cas au service direct des salariés (voir le tableau page 73 du fascicule 0.2) puisque à peine 8 % des salariés de France cotisent à un syndicat. Dans les années 50, les années de l’Internationale et de la guerre froide, du multipartisme ouvrant les portes à toutes sortes d’abus opaques, de l’allégeance de la CGT à son grand frère soviétique, le syndicalisme était déjà largement subventionné par l’Etat, donc par les contribuables. Mais cette situation a empiré et est devenue institutionnelle après la chute du mur de Berlin, le syndicalisme ne pouvant plus se référer aux pratiques des pays qui sont encore sous l’emprise de l’idéologie marxiste et on n’a pas besoin de beaucoup de doigts pour les énumérer, la Chine avec la dictature du parti sur le prolétariat et non l’inverse, la Corée du Nord, Cuba et peut-être le Vénézuela mais Chavez n’a jamais dit qu’il avait sa carte du parti communiste …
Aujourd’hui, le syndicalisme français est soumis, si l’on peut dire à la réglementation (j’ai eu un peu mal à la tête en lisant les premières pages de ce rapport) qui a rajouté au fil des années des dispositions toujours favorables aux organisations syndicales au point que ces dernières, aujourd’hui, bénéficient d’une sorte d’impunité juridique tant la situation est complexe sur ce plan et sont à même de faire presque ce qu’elles veulent tant sur le plan financier qu’idéologique. C’est d’ailleurs ce qui ressort de ce rapport : une complexité organisationnelle et juridique telle que tout est permis, de la corruption au détournement de fonds, aux menaces en tous genres (voir page 43 du fascicule 0.2) sans omettre le pouvoir scandaleux de la FNSEA et de la MSA (p. 33 fascicule 0.1) alors que le monde agricole représente moins de 3 % du monde salarié, si l’on peut établir une telle comparaison. C’est proprement scandaleux, mais il n’y a pas que la MSA, a priori la raison pour laquelle ce rapport a été tenu « secret » et merci encore au Point de l’avoir mis en ligne, il y a aussi très curieusement les abus répétés et affligeants des frais liés aux administrateurs (fascicule 0.1, page 51, je vous suggère de lire en détail!) des chiffres tout à fait révoltants pour n’importe quel citoyen, et j’en rajoute une couche : dans le fascicule 0.2, page 73, et là, je me suis donné la peine de reproduire le tableau très instructif, on voit qu’en définitive c’est le contribuable non syndiqué qui paye pour les 1,9 millions de syndiqués officiels et, devenez qui est l’autre contributeur ? Le patronat qui répercute ce coût sur les prix, donc c’est encore le contribuable qui finance les syndicats par la TVA.
Voici ce tableau à donner la nausée (je m’excuse de la mauvaise qualité de l’image qui est une photographie car il n’est pas possible de copier-coller des parties du document aimablement mis en ligne par le Point) et dis bien la nausée.

recettes des syndicats

Juste une anecdote que j’ai vécu. Quand je suis entré au CNRS en 1970, un collègue syndiqué bien intentionné m’a vivement conseillé de m’affilier au syndicat de la recherche scientifique, une « filiale » de la CGT, pour ma carrière et toutes autres sortes d’avantages que je découvrirais par la suite. Ma carrière ? Mais oui, quand on est syndiqué au CNRS, on progresse plus vite que le chercheur lambda. J’ai pris ma carte et je suis allé, si je me souviens bien, à au moins deux réunions syndicales pour entendre parler de Pinochet et du scandale de l’éviction de Salvador Allende. J’ai rendu ma carte car je ne comprenais pas vraiment pourquoi on parlait de Pinochet dans ces réunions très politiques … Je n’ai pas voulu perdurer dans ce système, je n’ai jamais atteint le grade de directeur de recherche contrairement à mes gentils collègues syndiqués et j’ai fini par démissionner, écoeuré, après 35 ans de carrière inachevée parce que j’aimais mon métier !!!

Mais revenons au rapport Perruchot, on voit dans ce tableau, très clairement que les cotisations représentent 3 à 4 % du financement des syndicats.
Alors, question que ce rapport ne pose pas parce que ce n’est pas son rôle de poser une telle question : la contribution des entreprises au financement des syndicats a-t-elle pour but d’acheter la paix sociale (ce n’est pas le cas pour Air France où les syndicats vont accélérer la faillite de l’entreprise et ce seront encore les contribuables qui « contribueront » par leurs impôts à permettre sa survie et celle des pilotes qui émargent en moyenne à 25000 euros pas mois), donc, est-ce pour acheter la paix sociale ou si ce système opaque est institutionnel et légal ? Il faut tout de même se poser clairement la question. On remarque que c’est la fonction publique qui est le deuxième plus gros contributeur, c’est-à-dire encore une fois les contribuables (y compris les fonctionnaires) après les contributions dites légales.

J’avoue qu’à la lecture de ce rapport riche d’informations, je suis resté coi.

J’ai appris par exemple que le CCAS de l’EDF avait racheté Trigano, qu’à la SNCF et la RATP, le chantage, les détournements de fonds et l’intimidation étaient des pratiques courantes, que la CFDT spéculait sur les marchés financiers, et j’en oublie, sans reparler de la FNSEA qui pratique le racket comme en Calabre ou en Sicile, une vraie maffia dirigée par des secrétaires d’Etat ou des ministres, allez savoir.
Pauvre France, sous le joug des sois-disants partenaires sociaux représentatifs de moins de 8 % des salariés (c’est où la représentativité?), c’est une vraie caricatures en trois dimensions, depuis le sommet de l’Etat jusqu’à l’ouvrier agricole saisonnier en s’étalant sur toutes les professions, depuis les banques jusqu’aux marchands de légumes, et tout ça est légal, les députés, représentants de la nation, ont ajouté et ajouté des lois pour que ces gangsters d’un genre nouveau agissent en toute impunité.