La crise, quelle crise ? L’effet Fukushima

La crise, quelle crise ?

J’étais un habitué du blog de Paul Jorion, mais comme je suis taxé de pro nucléaire, on ne considère plus mes commentaires.
Il semblerait qu’il soit très mal vu d’être pro nucléaire depuis le tremblement de terre japonais du 11 mars 2011 à 14h46 heure locale.
Pour les curieux voir ce site :
http://www.japanquakemap.com/#
Il s’en est suivi la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima qui a été largement « instrumentalisée » par les partis politiques européens en panne d’arguments convaincants non seulement au niveau de la politique énergétique de leurs pays respectifs mais aussi pour se promouvoir en experts en économie, découvrant par là que « le monde doit changer » depuis Fukushima.
Il semble qu’il y ait maintenant en Europe un mouvement global tous horizons lié à cette catastrophe. Quelle aubaine ! Et aussi quelle scandaleuse utilisation d’un événement qui a meurtri en profondeur des villes et des villages entiers, détruit des centaines d’installations industrielles de haute technologie, des milliers d’hectares de rizières et de vergers et, tous ces politiciens ont tendance à l’oublier, occasionné la mort et la disparition de plus de 25 000 personnes. Mais cet aspect du tremblement de terre est presque oublié, on n’a retenu QUE la fusion du combustible des trois réacteurs mis à mal par cette secousse tellurique gigantesque suivie d’un non moins gigantesque et dévastateur tsunami, la cause primaire de cette catastrophe.

D’où la surenchère des médias, des politiciens, des écologistes en particulier, pour terroriser les populations et « stigmatiser », encore un mot dont j’ai horreur, l’énergie nucléaire dans son ensemble.
Les écologistes allemands qui se permettent de donner des leçons aux Français à propos de la centrale électro-nucléaire de Fessenheim oublient de reconnaître que leur pays pollue gravement le ciel européen avec les rejets des centrales thermiques brûlant de la lignite dont le sol allemand est très riche. La lignite est extraite à ciel ouvert et les compagnies minières n’hésitent pas à détruire des villages entiers et défigurer durablement le paysage de la Rhénanie et du Wurtemberg.
Bientôt, il y aura un nuage permanent de fumée au dessus de l’Allemagne, comme à Pékin …

Voilà où on en est, c’est « l’effet Fukushima » …

Et ce n’est pas tout, le Japon est accusé de tous les maux, y compris de déstabiliser l’économie européenne, en donnant un très mauvais exemple de gestion de sa dette souveraine ! Ça c’est aussi « l’effet Fukushima » ?
Certes, plus de la moitié des réacteurs nucléaires japonais sont encore à l’arrêt. Mais la conséquence est considérable : au mois d’août, les achats d’hydrocarbures et de gaz ont augmenté respectivement de 40 et 18 % par rapport au mois d’août 2010, pour une facture supplémentaire équivalant à 7,5 milliards d’euros, pour un seul mois !
Ça c’est l’effet du tremblement de terre du 11 mars puisqu’en tout état de cause, avec ou sans catastrophe nucléaire, tous les réacteurs auraient été vérifiés après une telle secousse tellurique pour d’évidentes raisons de sécurité.

En France en particulier, où les risques sismiques sont limités, « l’après Fukushima » a conduit à une vérification générale des installations électro-nucléaires, ce qui n’est pas à déplorer. Puis les socialistes ont baissé leur culotte de manière éhontée sous la pression des écologistes que je qualifie de néo-trotskistes post-soixante-huitards attardés, totalement déconnectés des réalités économiques pour quelques circonscriptions électorales afin de pouvoir constituer un groupe parlementaire au Palais Bourbon.

Mais je me pince pour pour vérifier que je ne rêve pas !!!

Enfin, tous les prétextes sont bons pour maintenir une pression psychologique anti-nucléariste auprès de la population française que le Général de Gaulle qualifiait de « veaux », donc malléables à mercie pour finalement considérer que l’énergie nucléaire est en crise et le sera durablement. Le train de déchets provenant du traitement des combustibles irradiés provenant d’Allemagne et retournant à l’envoyeur aux termes de contrats dûment signés entre les compagnies électriques allemandes et Areva a donné lieu à une médiatisation déplorable et obscène. Et pour bien enfoncer le clou, des agitateurs terroristes de Greenpeace, une organisation dont on n’ignore pas le financement obscur, a décidé de démontrer que les installations électronucléaires françaises sont vulnérables. J’ai même lu dans la presse irresponsable qu’ils étaient entrés dans le cœur des centrales. Je me suis repincé pour être certain que je n’hallucinais pas. C’est quoi et c’est où le cœur d’une centrale nucléaire ? Et puis il y a eu l’épisode de l’iode 131 au dessus de l’Europe. C’est tout juste si EDF n’a pas été accusé de négligence ! Faut-il rappeler qu’une des sources loin d’être négligeables de pollution radioactive sont les hôpitaux et les laboratoires de recherche en chimie et en biologie qui produisent d’ailleurs le plus gros volume de déchets radioactifs de faible activité, mais tout le monde ignore ce « petit » détail.

La crise économique et finançière européenne, orchestrée par les USA, n’est pas un « effet Fukushima » , OUF !
Ce sera l’objet d’un prochain billet

Commentaire laissé sur Slate

La crise, quelle crise ?

J’étais un habitué du blog de Paul Jorion, mais comme je suis taxé de pro nucléaire, on ne considère plus mes commentaires.
Il semblerait qu’il soit très mal vu d’être pro nucléaire depuis le tremblement de terre japonais du 11 mars 2011 à 14h46 heure locale.
Pour les curieux voir ce site :
http://www.japanquakemap.com/#
Il s’en est suivi la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima qui a été largement « instrumentalisée » (je n’aime pas trop ce terme) par les partis politiques européens en panne d’arguments convaincants non seulement au niveau de la politique énergétique de leurs pays respectifs mais aussi pour se promouvoir en experts en économie, découvrant par là que « le monde doit changer » depuis Fukushima.
Il semble qu’il y ait maintenant en Europe un mouvement global tous horizons lié à cette catastrophe. Quelle aubaine ! Et aussi quelle scandaleuse utilisation d’un événement qui a meurtri en profondeur des villes et des villages entiers, détruit des centaines d’installations industrielles de haute technologie, des milliers d’hectares de rizières et de vergers et, tous ces politiciens ont tendance à l’oublier, occasionné la mort et la disparition de plus de 25 000 personnes. Mais cet aspect du tremblement de terre est presque oublié, on n’a retenu QUE la fusion du combustible des trois réacteurs mis à mal par cette secousse tellurique gigantesque suivie d’un non moins gigantesque et dévastateur tsunami, la cause primaire de cette catastrophe.

D’où la surenchère des médias, des politiciens, des écologistes en particulier, pour terroriser les populations et « stigmatiser », encore un mot dont j’ai horreur, l’énergie nucléaire dans son ensemble.
Les écologistes allemands qui se permettent de donner des leçons aux Français à propos de la centrale électro-nucléaire de Fessenheim oublient de reconnaître que leur pays pollue gravement le ciel européen avec les rejets des centrales thermiques brûlant de la lignite dont le sol allemand est très riche. La lignite est extraite à ciel ouvert et les compagnies minières n’hésitent pas à détruire des villages entiers et défigurer durablement le paysage de la Rhénanie et du Wurtemberg.
Bientôt, il y aura un nuage permanent de fumée au dessus de l’Allemagne, comme à Pékin …

Voilà où on en est, c’est « l’effet Fukushima » …

Et ce n’est pas tout, le Japon est accusé de tous les maux, y compris de déstabiliser l’économie européenne, en donnant un très mauvais exemple de gestion de sa dette souveraine ! Ça c’est aussi « l’effet Fukushima » ?
Certes, plus de la moitié des réacteurs nucléaires japonais sont encore à l’arrêt. Mais la conséquence est considérable : au mois d’août, les achats d’hydrocarbures et de gaz ont augmenté respectivement de 40 et 18 % par rapport au mois d’août 2010, pour une facture supplémentaire équivalant à 7,5 milliards d’euros, pour un seul mois !
Ça c’est l’effet du tremblement de terre du 11 mars puisqu’en tout état de cause, avec ou sans catastrophe nucléaire, tous les réacteurs auraient été vérifiés après une telle secousse tellurique pour d’évidentes raisons de sécurité.

En France en particulier, où les risques sismiques sont limités, « l’après Fukushima » a conduit à une vérification générale des installations électro-nucléaires, ce qui n’est pas à déplorer. Puis les socialistes ont baissé leur culotte de manière éhontée sous la pression des écologistes que je qualifie de néo-trotskistes post-soixante-huitards attardés, totalement déconnectés des réalités économiques pour quelques circonscriptions électorales afin de pouvoir constituer un groupe parlementaire au Palais Bourbon.

Mais je me pince pour pour vérifier que je ne rêve pas !!!

Enfin, tous les prétextes sont bons pour maintenir une pression psychologique anti-nucléariste auprès de la population française que le Général de Gaulle qualifiait de « veaux », donc malléables à mercie pour finalement considérer que l’énergie nucléaire est en crise et le sera durablement. Le train de déchets provenant du traitement des combustibles irradiés provenant d’Allemagne et retournant à l’envoyeur aux termes de contrats dûment signés entre les compagnies électriques allemandes et Areva a donné lieu à une médiatisation déplorable et obscène. Et pour bien enfoncer le clou, des agitateurs terroristes de Greenpeace, une organisation dont on n’ignore pas le financement obscur, a décidé de démontrer que les installations électronucléaires françaises sont vulnérables. J’ai même lu dans la presse irresponsable qu’ils étaient entrés dans le cœur des centrales. Je me suis repincé pour être certain que je n’hallucinais pas. C’est quoi et c’est où le cœur d’une centrale nucléaire ? Et puis il y a eu l’épisode de l’iode 131 au dessus de l’Europe. C’est tout juste si EDF n’a pas été accusé de négligence ! Faut-il rappeler qu’une des sources loin d’être négligeables de pollution radioactive sont les hôpitaux et les laboratoires de recherche en chimie et en biologie qui produisent d’ailleurs le plus gros volume de déchets radioactifs de faible activité, mais tout le monde ignore ce « petit » détail.

La crise économique et finançière européenne, orchestrée par les USA, n’est pas un « effet Fukushima » , OUF !
Ce sera l’objet d’un prochain billet.

Addiction à Internet

Ce matin, il ne me restait plus que quelques dizaines de centimes d’euro dans mon porte-monnaie !
Confiant, je vais retirer de l’argent dans le distributeur de billet en bas de chez moi, la Caixa. Pas de chance, ma carte Visa electron est refusée. J’essaie ma Visa internationale, même chose !
Je vais essayer dans la ville, on a vite fait le tour, d’autres distributeurs de billets : Santander, BBVA, Caja Canarias et enfin Banesto !
Toujours le même résultat, mes cartes sont refusées.
Je commence à douter, à excréter pas mal d’adrénaline en imaginant toutes sortes de scénarios aussi sombres les uns que les autres, comme par exemple une erreur de ma banque (Deutsche Bank, une too big to fail, c’est presque pour cette raison que mon compte est ouvert dans cette banque et non pas dans les banques espagnoles toutes aussi en mauvais état les unes que les autres, encore que Santander et BBVA sont presque aussi too big to fail) mais bon, mes cartes sont peut-être démagnétisées toutes les deux pour une raison inconnue mais concomitante, ce dont je doute. Mon doute s’amplifie, je me mets à transpirer, à trembler, à avoir le souffle court, à regarder les passants avec suspicion et dégout. Puis je me pose la question stupide de savoir si le prélèvement de 400 euros n’est pas trop élevé en cette période de début de mois où les Espagnols viennent de toucher leur salaire et leurs allocations de chômage et se sont précipités pour retirer des espèces comme je le fais bêtement au même moment qu’eux mais pour d’autres raisons vitales, à savoir simplement pour aller déjeuner et acheter un peu de lait et de bière puisque demain mardi est un jour férié pour une raison que j’ignore.
Finalement je pénètre dans la banque située au rez-de-chaussée de mon immeuble cossu avec vue sur la mer. Une charmante blonde que j’ai maté pendant une demi-heure de queue (la banque était bondée pour les raisons que j’ai expliqué juste avant) parle heureusement anglais et examine mes cartes et finit par découvrir que la Deutsche Bank est déconnectée du réseau, en faisant une manipulation sur sa machine connectée à Internet. Je commence à respirer normalement en jetant des coups d’oeil libidineux sur son abondante poitrine. ma respiration redevient presque normale, l’air conditionné de l’agence de la Caixa (il fait 25 degrés dehors) a tendance à sécher ma transpiration, et après une poignées de longues minutes, sur présentation de mon passeport, cette très (j’ai ajouté un superlatif) charmantissime employée de banque finit par me faire remplir un papier, me le faire signer et me donner quelques centaines d’euros.
La vie reprend quelques couleurs …
Comme quoi, être déconnecté chez soi, on peut toujours regarder un film téléchargé ou écouter de la musique téléchargée aussi, mais quand c’est la carte de crédit qui est déconnectée, plus rien ne va …
Vive Internet !!!

Mercredi, je retournerai voir cette blondinette pour lui proposer de venir admirer la vue sur la mer depuis ma modeste demeure … mais je dois rêver.